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Davos : L’envoyé de Poutine croise les Américains — Un espoir fragile de paix s’allume en Suisse
Crédit: Adobe Stock

Kirill Dmitriev, l’homme que personne ne connaissait il y a encore quelques mois

Kirill Dmitriev n’a pas l’air d’un diplomate de carrière. Avec son costume parfaitement coupé et son visage impassible, il ressemble davantage à un homme d’affaires qui signerait des contrats à des milliards de dollars. Et d’une certaine façon, c’est exactement ce qu’il est. Chef du fonds d’investissement russe RDIF, il gère des sommes astronomiques, négocie avec des investisseurs du monde entier, manœuvre dans les cercles financiers internationaux avec une aisance déconcertante. Mais depuis le début de cette guerre absurde en Ukraine, Dmitriev est devenu autre chose. Il est devenu le messager de Poutine. Celui que le Kremlin envoie quand il faut parler sans bruit. Celui qui a rencontré Witkoff et Kushner à Washington en décembre, qui a passé deux jours entiers à discuter dans des hôtels chic, loin des caméras, loin des micros. Celui qui est ensuite retourné à Moscou pour briefir Poutine en personne.

Vous voulez savoir ce qui me fascine chez cet homme ? C’est cette capacité à être deux personnes à la fois. D’un côté, un oligarque russe qui défend les intérêts de son pays, qui défend Poutine, qui défend cette guerre insensée. De l’autre, quelqu’un qui semble comprendre qu’il n’y a pas de victoire possible ici. Quelqu’un qui a rencontré des Ukrainiens à Paris il y a quelques semaines, qui a discuté avec des Européens, qui a écouté, vraiment écouté. Dmitriev sait que la Russie est isolée. Il sait que les sanctions mordent. Il sait que son pays s’enfonce dans un isolement diplomatique qui pourrait durer des décennies. Et cette semaine, il va monter à Davos avec peut-être, tout simplement, une proposition sur le bout des lèvres.

Un homme qui sait que le temps presse

Ce que les sources anonymes ne disent pas — mais ce qu’on devine entre les lignes — c’est que Dmitriev est sous pression. Énorme pression. Poutine veut des résultats. Les généraux russes veulent des résultats. Et l’économie russe s’effondre à petit feu, doucement mais sûrement, comme un feu qui s’éteint faute de bois. Dmitriev n’est pas fou. Il sait que la Russie ne peut pas gagner cette guerre militairement. Il sait que chaque jour qui passe est un jour de plus de sanctions, un jour de plus d’isolement, un jour de plus de sang versé pour rien. Alors il va à Davos. Il va rencontrer les Américains. Il va parler. Et pour la première fois depuis le début de ce cauchemar, il va peut-être dire le mot que Poutine refuse de prononcer depuis février 2022 : compromis.

Et moi, là, je me dis : est-ce que c’est possible ? Est-ce qu’on peut vraiment négocier avec un régime qui a bombardé des hôpitaux, qui a détruit des villes entières, qui a forcé des millions de personnes à fuir leurs maisons ? Est-ce qu’on peut faire confiance à quelqu’un qui travaille pour Poutine ? La réponse courte est : je ne sais pas. La réponse longue est : qu’est-ce que le choix ? On continue la guerre ? On continue à voir des soldats mourir chaque jour ? On continue à voir des enfants terrorisés par les sirènes ? Ou on prend cette main tendue, aussi douteuse soit-elle, et on essaie de construire quelque chose. Je ne suis pas naïf. Je sais que Poutine pourrait trahir. Mais je sais aussi que si on ne saisit pas cette chance, il n’y en aura peut-être pas d’autre. Et cette idée me fait mal au cœur.

Sources

Sources primaires

blank »>Strait Times – Putin’s special envoy Dmitriev to travel to Davos, meet members of U.S. delegation, sources say (19 janvier 2026)

blank »>Kyiv Independent – Russian negotiator Dmitriev to reportedly meet US envoys in Davos (19 janvier 2026)

blank »>Axios – Trump advisers met Putin’s envoy in Paris to discuss Ukraine plan (8 janvier 2026)

Sources secondaires

blank »>MarketScreener – Putin’s special envoy Dmitriev to travel to Davos, meet members of U.S. delegation, sources say (19 janvier 2026)

Arab News – Putin envoy Dmitriev says US, Ukraine and Russia close to agreement (18 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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