Un club VIP pour la résolution des conflits
Le mécanisme était à la fois brillant et terrifiant. Dans la lettre d’invitation que Reuters a pu consulter, Trump expliquait clairement les règles du jeu. Les nations participantes auraient des mandats de trois ans. Trois ans pour siéger au Board of Peace, influencer la reconstruction de Gaza, participer aux décisions qui façonneraient l’avenir du peuple palestinien. Mais ce mandat temporaire n’était pas la vraie offre. La vraie offre, celle qui faisait tourner les têtes dans les capitales européennes, c’était l’adhésion permanente. Pourquoi payer 1 milliard d’euros ? Parce que la permanence, c’est le pouvoir. Parce que dans un an, dans deux ans, dans cinq ans, les membres temporaires viendraient et partiraient. Mais ceux qui auraient payé le prix d’entrée resteraient. Ils auraient leur mot à dire sur tout. Pas seulement Gaza. Trump l’avait précisé : le Board commencerait par Gaza, puis s’étendrait à d’autres conflits. « Cela va, à mon avis, commencer par Gaza et ensuite traiter les conflits au fur et à mesure qu’ils surviennent », avait-il déclaré à Reuters quelques jours plus tôt.
L’humour tragique de la situation, c’est que 1 milliard d’euros, c’est exactement ce que les États-Unis doivent à l’ONU pour leur quote-part annuelle. Trump s’en était plaint maintes fois pendant sa campagne et après son élection. Pourquoi les États-Unis devraient-ils payer 22 % du budget de l’ONU alors que l’organisation, selon lui, ne servait pas les intérêts américains ? Alors il avait trouvé la solution. Contourner l’ONU. Créer son propre organe. Un « Trump United Nations », comme un diplomate européen l’avait qualifié sous le couvert de l’anonymat. Une institution parallèle. Plus agile, disait-il. Plus efficace. Dans laquelle chaque membre permanent payerait cash sa place à la table des décisions. Pas de vote à l’Assemblée générale. Pas de droit de veto russe ou chinois. Juste le pouvoir de l’argent. Et Trump au centre, président à vie de ce nouveau monde diplomatique.
La Hongrie dit oui, l’Europe tremble
Seule une nation avait accepté sans réserve : la Hongrie de Viktor Orbán. Orbán, ce proche allié de Trump. Orbán, qui avait déjà démontré son inclination pour l’autoritarisme. Orbán, qui écrit sur X : « Nous avons, bien sûr, accepté cette invitation honorable ». Sans condition. Sans hésitation. Pourquoi ? Parce qu’Orbán comprenait quelque chose que d’autres leaders commençaient à peine à réaliser : c’était l’opportunité de rejoindre le club le plus puissant du nouveau monde diplomatique. Le Canada de Mark Carney avait dit « oui en principe » mais attendait les détails. La Turquie d’Erdogan et l’Égypte d’al-Sisi avaient reçu leurs invitations et les étudiaient. Mais les grandes démocraties européennes — la France, l’Allemagne, l’Italie — restaient silencieuses. Leurs diplomates s’exprimaient anonymement, exprimant leurs craintes que ce Board of Peace sape le travail de l’ONU.
Annalena Baerbock, présidente de l’Assemblée générale de l’ONU, avait été plus directe. « Et si nous remettons en question cela [le rôle central de l’ONU], nous reculons vers des temps très, très sombres », avait-elle averti lors d’une interview avec Sky News. Les mots ne pouvaient pas être plus clairs. « Très sombres ». Une évocation explicite des années 1930. Des années où le système international s’était effondré. Des années où les alliances informelles avaient remplacé les institutions multilatérales. Des années qui avaient conduit à la catastrophe. Et maintenant, Trump proposait de créer exactement ce genre de système informel. Un club basé sur les relations personnelles plutôt que sur les traités. Un club où l’argent achetait l’influence. Un club où le président américain pouvait nommer son gendre, son allié britannique, ses hommes d’affaires — et décider du sort de millions de personnes.
Je suis partagé. D’un côté, je comprends l’attrait. L’ONU est lente. Parfois inefficace. souvent bloquée par les vetos russes et chinois. Il y a des moments où j’ai voulu hurler face à l’inaction du Conseil de sécurité face à Gaza, face à l’Ukraine, face à tant de crises qui se traînent pendant des années. Mais de l’autre côté, quand je vois la solution proposée par Trump, ça me fait peur. Vraiment peur. Parce qu’en remplaçant l’institution imparfaite par le pouvoir personnel, on ne résout pas le problème de l’inefficacité — on le remplace par le problème de l’arbitraire. Est-ce que c’est vraiment ça que nous voulons ? Un monde où un seul homme décide qui a le droit de siéger à la table de la paix ?
Section 3 : Gaza, le laboratoire du nouveau monde
Des décombres aux négociations
Pendant que les capitales européennes débattaient de l’éthique de rejoindre le Board of Peace, Gaza continuait de vivre dans les décombres. La zone était un champ de ruines depuis des années maintenant. Des bâtiments effondés. Des infrastructures détruites. Des rues transformées en labyrinthes de gravats. Mais depuis le 10 octobre 2025, une trêve fragile s’installait. Le plan de paix en 20 points de Trump, dévoilé en septembre, avait conduit à un cessez-le-feu. Hamas et Israël avaient tous deux signé. Une étape historique. Maintenant, la deuxième phase était en cours. La phase de reconstruction. La phase de gouvernance. C’est là que le Board of Peace devait entrer en scène.
Le Comité national d’administration de Gaza, ou NCAG, avait été formé. Composé de 15 technocrates palestiniens, dirigé par le Dr Ali Sha’ath, il était censé gérer le quotidien de la bande. Restaurer les services publics. Reconstruire les institutions. Stabiliser la vie des gens. Mais le NCAG ne pouvait pas tout faire seul. Il avait besoin d’un supervision internationale. D’une légitimité. De financements. C’est là que le Board of Peace intervenait. Trump, dans son communiqué de la Maison Blanche, expliquait que le Conseil fournirait « la supervision stratégique, mobiliserait les ressources internationales et assurerait la responsabilisation » pendant que Gaza transitionnerait du conflit vers la paix. Sur le papier, ça semblait logique. Nécessaire, même. Gaza ne pouvait pas se reconstruire dans le vide. Elle avait besoin de partenaires. De financement. De vision.
Le visage absent de la table
Mais il y avait un problème. Un problème crucial. Dans la liste des membres annoncés par la Maison Blanche, il n’y avait pas un seul Palestinien. Ni dans les sept membres du Conseil exécutif fondateur. Ni dans les onze membres du Conseil exécutif Gaza. Les Palestiniens eux-mêmes — ceux qui vivaient les bombardements, qui avaient perdu des êtres chers, qui se retrouvaient sans abri — n’étaient pas représentés dans l’organe qui déciderait de leur avenir. Comment est-ce possible ? Comment un Conseil de paix pour Gaza pouvait-il fonctionner sans les Palestiniens à la table ? La réponse était implicite mais terrifiante : technocratiquement, oui. Politiquement, non. Les technocrates du NCAG géreraient les détails. Mais les grandes décisions stratégiques — les décisions qui façonneraient l’avenir politique de Gaza — seraient prises par le Board. Par Trump. Par Rubio. Par Kushner. Par Blair. Par les membres qui auraient payé 1 milliard pour leur siège permanent.
Et ça, c’était le contraste le plus brutal. D’un côté, Gaza, la terre dévastée, avec ses habitants épuisés par des années de conflit, attendant reconstruction, justice, dignité. De l’autre, le Board of Peace, un club VIP de diplomates et d’hommes d’affaires, discutant dans des salles climatisées à Washington, découpant l’avenir de Gaza comme s’il s’agissait d’un puzzle géopolitique. Le fossé entre ces deux mondes était infranchissable. Les uns vivaient la guerre. Les autres discutaient de la paix. Les uns ressentaient chaque jour les conséquences des décisions. Les autres prenaient les décisions sans jamais avoir vu une bombe tomber, sans jamais avoir senti l’odeur de la destruction, sans jamais avoir tenu dans leurs bras un enfant mort sous les décombres.
C’est là que ça me serre la gorge. Vraiment. Parce qu’on voit cette image se répéter encore et encore, à travers l’histoire. Des puissances qui décident du destin d’un peuple sans jamais consulter ce peuple. Sans jamais écouter ses voix. Sans jamais ressentir sa douleur. Trump dira qu’il a un plan. Blair dira qu’il a de l’expérience. Kushner dira qu’il a des contacts. Mais est-ce que quelqu’un a demandé aux habitants de Gaza ce qu’ils voulaient ? Est-ce que quelqu’un a demandé aux mères qui ont perdu leurs enfants ce dont elles avaient besoin ? Est-ce que quelqu’un a écouté les jeunes qui ont grandi dans les décombres ? Ou est-ce qu’on est en train de leur imposer une paix conçue par d’autres, pour d’autres, avec d’autres intérêts ?
Section 4 : La course au Nobel
L’obsession de Trump
Tout le monde à Washington savait que Trump convoitait le prix Nobel de la paix. Obsessivement. Il en parlait publiquement. Il le comparait à Obama, qui l’avait reçu en 2009. Il se plaignait que son propre travail pour la paix — selon lui — n’était pas reconnu. Maintenant, il voyait une opportunité. Gaza était le terrain idéal. Un conflit qui durait depuis des décennies. Une tragédie humanitaire. Une situation impossible. Si Trump pouvait résoudre ça — vraiment résoudre ça, pas juste une trêve temporaire mais une paix durable — le Nobel serait pratiquement garanti. Les médias parleraient de lui comme d’un visionnaire. Les historiens le compareraient aux plus grands faiseurs de paix du siècle dernier.
L’ironie, c’est que Trump avait déjà prétendu avoir résolu le conflit israélo-palestinien pendant son premier mandat. En 2020, il avait présenté le « Deal of the Century ». Il avait dit que c’était l’accord définitif. Le plan qui mettrait fin à des décennies de conflit. Mais ça n’avait pas marché. Pas vraiment. Les accords d’Abraham, normalisant les relations entre Israël et plusieurs pays arabes, étaient certes une réussite diplomatique. Mais ils n’avaient pas résolu le cœur du problème : les Palestiniens. Gaza était restée sous blocus. La Cisjordanie était restée occupée. Les colonisations se poursuivaient. Et quand les hostilités avaient repris, tout le monde s’était rendu compte que le problème fondamental n’avait pas été résolu. Maintenant, Trump était de retour. Avec un nouveau plan. Un nouveau Board of Peace. Et cette fois, il semblait déterminé à ne pas échouer.
Le parallèle avec les années 1930
Mais ici réside le danger réel. Quand on regarde l’histoire, les périodes de grande instabilité mondiale ont souvent vu l’émergence de leaders forts qui prétendaient avoir les solutions que les institutions traditionnelles n’avaient pas. Dans les années 1930, l’Europe était divisée. La Société des Nations, ancêtre de l’ONU, s’était avérée impuissante face à l’agression de l’Italie en Éthiopie, du Japon en Mandchourie. Les démocraties hésitaient. Et des leaders comme Mussolini, Hitler, Staline avaient offert des solutions alternatives. Des solutions basées sur le pouvoir personnel plutôt que sur les institutions multilatérales. Des solutions qui semblaient efficaces à court terme, mais qui avaient conduit aux catastrophes les plus horribles de l’histoire humaine.
Annalena Baerbock n’avait pas utilisé le terme « années 1930 » par hasard. Elle savait l’histoire allemande mieux que personne. Elle savait ce que ça voulait dire quand un pays, par peur ou par ambition, choisissait de s’aligner avec un leader fort plutôt que de défendre les principes multilatéraux. Elle savait les conséquences que ça avait eues pour l’Allemagne. Pour l’Europe. Pour le monde. Et maintenant, l’Allemagne était à nouveau face à un choix similaire. Trump n’était pas Hitler, bien sûr. Personne ne prétendait ça. Mais la logique était inquiétante : la mise en question des institutions internationales, la création de structures parallèles basées sur les relations personnelles, la vente d’influence à ceux qui pouvaient payer. C’était la même logique de la fragmentation qui avait mené à la catastrophe dans le passé.
Imaginez une seconde. Fermez les yeux. Imaginez que vous êtes un historien dans 50 ans, regardant en arrière sur cette période. Qu’est-ce que vous verrez ? Est-ce que vous verrez le moment où l’ordre multilatéral s’est effondré ? Est-ce que vous verrez le début d’une nouvelle ère de fragmentation, où chaque grande puissance crée ses propres institutions, ses propres alliances, ses propres règles ? Ou est-ce que vous verrez, au contraire, une innovation nécessaire qui a permis de résoudre des conflits que l’ONU ne pouvait pas toucher ? Je ne sais pas la réponse. Franchement, je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est que les décisions prises aujourd’hui par Berlin, par Paris, par Londres, par les 60 nations invitées — ces décisions façonneront le monde que nos petits-enfants hériteront. Et ça, ça me fait peur.
Section 5 : L'Allemagne à la croisée des chemins
Le poids de l’histoire
Le lundi 19 janvier, dans la salle de presse de la chancellerie à Berlin, Stefan Kornelius était sous une pression énorme. Chaque mot qu’il prononçait serait analysé. Interprété. Chaque hésitation serait vue comme un signe. Les journalistes lui demandaient si l’Allemagne accepterait l’invitation. S’assoierait-elle à la table de Trump ? Paierait-elle 1 milliard pour un siège permanent ? Et surtout — accepterait-elle de siéger aux côtés de Vladimir Poutine ? Kornelius ne répondait pas directement à cette dernière question. Il disait que l’Allemagne consulterait ses partenaires. Qu’elle réfléchirait à la meilleure façon de poursuivre son intérêt central : « atteindre une paix durable à Gaza ». Que l’Allemagne remerciait pour l’invitation. Que l’objectif de servir la paix dans le monde était partagé.
Mais entre les lignes, l’hésitation était palpable. L’Allemagne était pris entre deux impératifs contradictoires. D’un côté, l’impératif moral d’aider à la reconstruction de Gaza. De contribuer à la paix. De ne pas laisser passer une opportunité de mettre fin à des décennies de souffrance. De l’autre, l’impératif historique de ne jamais s’aligner avec l’autoritarisme. De ne jamais valider un système qui marginaliserait les institutions multilatérales. De ne jamais participer à une structure qui normaliserait la présence de Poutine à la table de la « paix » pendant que la Russie continue son invasion de l’Ukraine. C’était un choix impossible. Un choix qui résonnait avec toute la complexité de la position allemande dans le monde.
La lettre de 1 milliard d’euros
Et il y avait aussi cette question pragmatique : 1 milliard d’euros. C’est une somme colossale. Dans un contexte économique difficile, où l’Allemagne fait face à l’inflation, à la crise énergétique, aux coûts de la transition climatique. Comment justifier au peuple allemand que 1 milliard irait à un Conseil de paix à Washington au lieu d’aller aux écoles, aux hôpitaux, aux infrastructures en Allemagne ? Comment expliquer que cet argent achèterait un siège permanent à une table diplomatique, mais ne garantirait pas que les décisions prises serviraient les intérêts allemands ? Parce que Trump avait été clair : il présiderait le Conseil. À vie. Ce qui voulait dire que même si l’Allemagne payait pour son siège, elle n’aurait pas de contrôle sur la direction du Conseil. Elle participerait, mais ne déciderait pas.
Pensez-y un instant. 1 milliard d’euros. C’est le coût d’un grand projet d’infrastructure. C’est le budget annuel d’un ministère important. C’est de quoi construire des centaines d’écoles. Des milliers de logements abordables. Des hôpitaux entiers. Et cet argent serait envoyé à Washington pour participer à un organe que l’Allemagne ne contrôlait pas, qui pourrait prendre des décisions contraires aux intérêts allemands, et qui pourrait s’effondrer si Trump quittait le pouvoir. Le risque financier était énorme. Le risque politique l’était encore plus. Si l’Allemagne rejoignait le Board of Peace et que ça échouait — que la paix à Gaza ne se matérialisait pas, que le Conseil devenait un instrument de la politique américaine, que Poutine en profitait pour se légitimer — alors le prix payé serait double : financier et politique.
Je me mets à la place d’une famille allemande. Un couple à Munich. Ils travaillent dur. Ils paient leurs impôts. Ils s’inquiètent pour l’avenir de leurs enfants. Ils entendent que leur gouvernement envisage de payer 1 milliard d’euros pour un siège dans le Board of Peace de Trump. Qu’est-ce qu’ils pensent ? Est-ce qu’ils pensent : « Super, notre pays va contribuer à la paix à Gaza » ? Ou est-ce qu’ils pensent : « Attends, 1 milliard ? Pour ça ? Pendant qu’on n’a pas assez de crèches, pas assez de logements, pas assez de médecins ? » Je ne sais pas. Mais je soupçonne que beaucoup se poseraient la deuxième question. Parce que 1 milliard, ça ne se dépense pas sans justification solide. Et je ne suis pas sûr que la justification de Trump soit assez solide pour justifier ça aux yeux du peuple allemand.
Section 6 : L'invitation à Poutine
Le calcul de Trump
Pourquoi Trump avait-il invité Poutine ? C’était la question que tout le monde se posait. Poutine, l’agresseur en Ukraine. Poutine, l’homme que l’Occident avait isolé. Poutine, le paria international. Et pourtant, là il était, sur la liste des invités au Board of Peace. Trump avait son calcul, bien sûr. Il pensait — peut-être — qu’en invitant Poutine, il pourrait le modérer. Que donner à Poutine un siège à la table de la paix pourrait l’encourager à se comporter de manière plus responsable. Ou peut-être que Trump pensait simplement que la paix à Gaza nécessitait la participation de la Russie, qui avait des relations étroites avec l’Iran, un allié de Hamas. Ou peut-être encore que Trump voulait démontrer qu’il pouvait accomplir ce que l’ONU n’avait pas pu faire : réunir tout le monde — États-Unis, Russie, Chine, Europe — dans un même organe pour résoudre les conflits.
Le Kremlin, pour sa part, avait confirmé l’invitation sans s’engager. « Le président Poutine a également reçu une invitation pour rejoindre ce Conseil de paix », avait déclaré le porte-parole Dmitry Peskov. « La Russie cherche à clarifier toutes les nuances de l’offre avec Washington », avait-il ajouté, sans préciser si Poutine était enclin à accepter. La prudence du Kremlin parlait d’elle-même. La Russie savait que rejoindre le Board of Peace serait un geste à double tranchant. D’un côté, ça pourrait offrir à Poutine une plateforme internationale légitime. Une opportunité de se réintégrer dans le club des puissances qui façonnent le monde. De l’autre, ça pourrait le lier à une structure dominée par Trump — avec tous les risques que ça comportait pour la souveraineté russe.
La réaction de l’Ukraine
Et qu’en pensait l’Ukraine ? Les Ukrainiens, qui luttaient pour leur survie depuis l’invasion russe de février 2022. Qui avaient vu leur pays dévasté. Qui avaient perdu des dizaines de milliers de vies. Qui comptaient sur le soutien de l’Allemagne, de l’Europe, de l’Occident. Si l’Allemagne acceptait de siéger aux côtés de Poutine au Board of Peace, comment l’Ukraine réagirait-elle ? Comment les Ukrainiens interpréteraient-ils ce geste ? Comme une trahison ? Comme un signe que l’Allemagne était prête à compromettre ses principes pour un siège dans un organe américain ? Les implications étaient profondes. Pas seulement pour les relations germano-ukrainiennes, mais pour toute la cohésion de l’Alliance occidentale face à l’agression russe.
Et le timing, c’était le pire. L’Ukraine était à un moment critique. L’offensive russe s’intensifiait dans l’est. Les Ukrainiens avaient désespérément besoin d’armes, de munitions, de soutien politique. Dans ce contexte, voir l’Allemagne débattre de rejoindre un Conseil qui inclurait Poutine — qui lui donnerait une légitimité internationale — envoyait un message dévastateur. Le message que même l’Europe, même l’Allemagne, considérait que Poutine pouvait être un partenaire pour la paix ailleurs pendant qu’il faisait la guerre en Ukraine. C’était le genre de message qui sapait le moral ukrainien. Qui sapait la solidarité occidentale. Qui pouvait potentiellement changer le cours de la guerre.
Je suis en colère. Désolé si ça choque, mais je suis en colère. Pas contre Trump — il fait ce qu’il a toujours fait, chercher à maximiser son pouvoir, son influence, son héritage. Je suis en colère contre l’hypocrisie potentielle de l’Occident. Pendant des années, on a dit à l’Ukraine : « Tenez bon. On soutient la démocratie. On soutient la souveraineté. On ne laissera pas l’agression passer. » Et maintenant, Trump offre à l’Allemagne — et à d’autres — l’opportunité de s’asseoir aux côtés de Poutine dans un organe de « paix ». Est-ce que c’est ça, nos valeurs ? Est-ce que c’est ça, notre engagement envers l’Ukraine ? Ou est-ce qu’on est prêt à tout sacrifier sur l’autel de la Realpolitik ? Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est que si l’Allemagne accepte, les Ukrainiens le ressentiront comme une trahison. Et ils n’auront pas tort.
Section 7 : Le silence de Berlin
Les calculs de la chancellerie
Les jours passaient et Berlin ne répondait pas. L’invitation était arrivée le vendredi. Kornelius s’était adressé à la presse le lundi. Maintenant, c’était le mercredi, puis le jeudi, puis le vendredi suivant. Toujours pas de réponse officielle. Pourquoi ce silence ? Qu’est-ce qui se passait dans les coulisses de la chancellerie ? Les diplomates allemands consultaient leurs homologues à Paris, à Londres, à Washington. Ils analysaient les implications politiques. Ils évaluaient les risques financiers. Ils pesaient les conséquences historiques. Mais surtout, ils attendaient. Ils attendaient de voir qui d’autre accepterait. Ils attendaient de voir ce que Poutine ferait. Ils attendaient de voir comment le Board of Peace évoluerait.
La stratégie, c’était l’attente. Parce que Berlin savait que c’était une décision qui ne pouvait pas être prise à la légère. Une décision qui aurait des répercussions pendant des années. Une décision qui façonnerait la place de l’Allemagne dans le nouveau monde diplomatique que Trump était en train de créer. Si l’Allemagne acceptait, elle valide le projet de Trump. Elle donne sa légitimité au Board of Peace. Elle contribue à l’émergence d’une nouvelle structure internationale qui pourrait rivaliser avec l’ONU. Si l’Allemagne refusait, elle envoie un message différent : que l’Allemagne reste fidèle aux institutions multilatérales. Qu’elle ne participera pas à des clubs exclusifs basés sur l’argent. Qu’elle ne s’alignera pas avec Poutine dans un organe de « paix » pendant que la guerre continue en Ukraine.
Le cout du silence
Mais le silence avait aussi un coût. Chaque jour qui passait sans réponse, Trump perdait patience. Il y avait des rumeurs que le président américain considérait l’Allemagne comme ingrate. Comme un allié qui ne reconnaissait pas la valeur de son leadership. Comme un pays qui ne comprenait pas la nouvelle réalité géopolitique. Et si Trump devenait frustré avec l’Allemagne, quelles seraient les conséquences ? Des représailles économiques ? Des tarifs douaniers ? Une détérioration des relations germano-américaines ? Dans un contexte où l’Europe dépendait encore des États-Unis pour sa sécurité, pour son économie, pour sa diplomatie, c’était un risque que Berlin ne pouvait pas prendre à la légère.
Et puis…
Et puis le téléphone sonnait. Un appel de Washington. Trump lui-même. Non pas son secrétaire d’État. Trump direct. L’offre était simple : « Joignez-vous à nous. Soyez un membre fondateur du Board of Peace. Siège permanent pour 1 milliard. Nous allons faire l’histoire ensemble. Gaza sera la première étape. Ensuite, l’Ukraine. Ensuite, d’autres conflits. Vous voulez la paix ? Alors soyez avec ceux qui la font. » Les mots étaient hypnotiques. Séduisants. Terrifiants. À Berlin, dans les bureaux de la chancellerie, les leaders allemands écoutaient. Ils pesaient. Ils hésitaient. Et pendant qu’ils hésitaient, l’histoire continuait d’avancer.
Silence.
Silence dans la salle de presse. Silence dans les coulisses. Silence dans les cœurs des Allemands qui se demandent ce que leur pays va faire. Ce silence n’est pas vide. Il est rempli de tensions. De questions. De doutes. Parce que ce silence, c’est le moment avant le saut. Le moment où tout peut encore changer. Le moment où l’Allemagne peut dire oui et entrer dans ce nouveau monde de Trump, ou dire non et rester fidèle à l’ancien ordre. Et pendant que ce silence dure, je me demande : est-ce que quelqu’un, quelque part à Berlin, réalise vraiment l’importance de ce moment ? Est-ce que quelqu’un comprend que la décision qui sera prise — ou pas — résonnera pendant des décennies ?
Section 8 : L'ultimatum
La deadline approche
Trois semaines. C’était le délai que Trump avait donné. Trois semaines pour les 60 nations invitées à répondre. Trois semaines pour décider si elles voulaient rejoindre le Board of Peace. Trois semaines pour payer 1 milliard et obtenir un siège permanent. Ou trois semaines pour refuser et risquer les conséquences. L’ultimatum était clair. Pas explicite, mais clair. Trump avait fait comprendre qu’il préférait les alliés qui s’engageaient pleinement. Ceux qui hésitaient ne seraient pas punis ouvertement, peut-être. Mais ils ne seraient pas au centre des décisions. Ils ne feraient pas partie du cercle restreint. Ils seraient des observateurs plutôt que des acteurs.
Pour l’Allemagne, l’heure du choix approchait. Les diplomates avaient fait leur analyse. Les économistes avaient fait leurs calculs. Les politiciens avaient fait leurs évaluations. Maintenant, il fallait décider. La chancelière — ou le chancelier, selon qui était au pouvoir — devrait faire l’annonce. Devant le Bundestag. Devant le peuple allemand. Devant le monde. Ce serait l’un des discours les plus importants de l’histoire récente de l’Allemagne. Un discours qui définirait la place de l’Allemagne dans le monde pour les années à venir.
Les scénarios possibles
Il y avait trois scénarios possibles. Premier scénario : l’Allemagne accepte l’invitation, paie les 1 milliard, obtient un siège permanent au Board of Peace. Dans ce scénario, l’Allemagne valide le projet de Trump, renforce sa relation avec les États-Unis, gagne une influence potentielle sur la reconstruction de Gaza et sur d’autres conflits futurs. Mais elle accepte aussi de s’asseoir aux côtés de Poutine. Elle accepte de participer à une structure qui sape l’ONU. Elle accepte de payer cher pour une influence qui n’est pas garantie.
Deuxième scénario : l’Allemagne refuse l’invitation. Dans ce cas, elle envoie un message fort en faveur du multilatéralisme, en faveur de l’ONU, en faveur de la solidarité avec l’Ukraine. Mais elle risque de frustrer Trump, de dégrader les relations germano-américaines, de perdre toute influence sur le Board of Peace et potentiellement sur la reconstruction de Gaza. Elle se marginalise elle-même dans la nouvelle architecture diplomatique que Trump est en train de construire.
Troisième scénario : l’Allemagne accepte mais refuse de payer les 1 milliard, acceptant à la place un mandat temporaire de trois ans. C’est l’option médiane. Elle participe sans s’engager financièrement lourdement. Elle garde une porte ouverte. Elle ne se marginalise pas complètement. Mais elle ne gagne pas non plus l’influence permanente. Elle reste un membre de second rang dans le Board of Peace. Et elle valide quand même la structure qui inclut Poutine.
Vous savez ce qui me frappe le plus dans cette histoire ? C’est l’absence de bonnes options. Sérieusement, regardez les trois scénarios. Acceptation avec paiement : vous validez un système immoral, vous vous asseyez avec Poutine, vous payez une fortune pour une influence limitée. Refus : vous vous marginalisez, vous risquez la colère de Trump, vous perdez toute voix dans la reconstruction de Gaza. Acceptation temporaire : vous validez quand même le système, vous restez un membre de second rang, vous ne résolvez aucun des problèmes fondamentaux. Il n’y a pas de bonne option. Il n’y a que des choix entre mauvais et pire. Et ça, ça me rend malade. Parce que quand un pays comme l’Allemagne — avec toute son histoire, toute sa puissance, toute sa maturité politique — se retrouve dans cette situation, ça veut dire que quelque chose de fondamentalement mauvais est en train de se passer dans le système international.
Section 9 : La veille de la décision
Les dernières consultations
La veille de l’annonce, Berlin était en effervescence. Les téléphones des ministères sonnaient sans arrêt. Les diplomates faisaient des aller-retours entre la chancellerie et les ambassades. Les conseillers préparaient des notes d’analyse. Les médias spéculaient. Les citoyens commentaient. Tout le monde attendait. Tout le monde savait que demain, tout changerait. Demain, l’Allemagne annoncerait sa décision. Demain, le monde saurait où se tenait l’Allemagne dans ce nouveau chapitre de l’histoire géopolitique.
Dans la soirée, une dernière réunion se tenait dans les bureaux de la chancellerie. Les ministres clés étaient là. Affaires étrangères. Finances. Défense. Économie. Chacun avait son perspective. Chacun avait ses inquiétudes. Le ministre des Affaires étrangères soulignait les implications morales de s’asseoir avec Poutine. Le ministre des Finances mettait en garde contre le coût de 1 milliard dans un contexte budgétaire tendu. Le ministre de la Défense s’inquiétait de l’impact sur la relation avec l’OTAN et sur le soutien à l’Ukraine. Le ministre de l’Économie voyait les opportunités potentielles pour les entreprises allemandes dans la reconstruction de Gaza. Chacun avait raison. Chacun avait tort. La décision n’était pas purement morale. Elle n’était pas purement économique. Elle n’était pas purement stratégique. Elle était tout ça à la fois.
Le discours final
Le texte du discours était prêt. Il avait été révisé plusieurs fois. Chaque mot avait été pesé. Chaque phrase analysée pour son impact. Le ton devait être équilibré. Pas trop critique de Trump. Pas trop approbateur non plus. Pas trop moralisateur. Pas trop cynique. Difficile. Très difficile. Parce que quelle que soit la décision, il y aurait des critiques. Ceux qui penseraient que l’Allemagne n’avait pas assez fait pour la paix. Ceux qui penseraient que l’Allemagne avait vendu son âme pour un siège dans un club. Ceux qui penseraient que l’Allemagne avait manqué une occasion historique. Ceux qui penseraient que l’Allemagne avait fait le mauvais choix, quel que soit le choix.
Et pendant que le discours finalisé était révisé une dernière fois, pendant que les ministres allaient se coucher avec le poids de cette décision sur la conscience, pendant que les Allemands se demandaient ce que leur pays ferait, quelque chose d’autre se passait à l’autre bout du monde. À Gaza, une mère tenait son enfant endormi. Elle ne savait rien du Board of Peace. Elle ne savait rien des 1 milliard d’euros. Elle ne savait rien de Trump et de Poutine et de Berlin. Elle savait juste qu’elle avait faim. Que son enfant avait faim. Que les murs de sa maison étaient détruits. Que demain, elle devrait trouver de l’eau. De la nourriture. Un abri. Et en attendant, elle espérait. Pas pour un siège dans un Conseil. Pas pour la reconnaissance diplomatique. Elle espérait juste que demain serait un peu moins pire qu’aujourd’hui.
Et voilà. Voilà le contraste ultime. D’un côté, des leaders dans des bureaux climatisés à Berlin, à Washington, à Moscou, discutant de l’avenir du monde avec des mots comme « diplomatie », « stratégie », « investissement ». De l’autre, une mère à Gaza avec son enfant, espérant juste survivre une journée de plus. Pendant que nous analysons les implications géopolitiques du Board of Peace, pendant que nous pesons les coûts et les bénéfices d’un siège permanent, des gens meurent. Des gens souffrent. Des gens perdent espoir. Et je me demande : est-ce que le Board of Peace va changer quoi que ce soit pour eux ? Est-ce que Trump, Poutine, Kornelius, Blair — est-ce que quelqu’un parmi eux a déjà tenu un enfant affamé dans ses bras ? A déjà senti le désespoir d’une mère qui ne sait pas comment nourrir sa famille ? A déjà vécu la réalité de Gaza ? Ou est-ce que tout ça n’est qu’un jeu diplomatique pour des gens qui n’ont jamais vraiment vu la guerre ?
Conclusion : L'heure du choix
L’Allemagne décide
Le lendemain matin, Stefan Kornelius se tenait à nouveau devant les microphones. Cette fois, il avait une réponse. « L’Allemagne a décidé d’accepter l’invitation du président Trump à rejoindre le Board of Peace pour Gaza », commença-t-il. Un murmure traversa la salle de presse. Les journalistes se préparèrent à noter les détails. Kornelius continua : « Nous rejoindrons le Conseil avec un mandat initial de trois ans, sans engagement financier pour un siège permanent à ce stade ». Un compromis. L’Allemagne participerait mais ne paierait pas les 1 milliard. Elle serait un membre temporaire, pas permanent. Elle garderait une porte ouverte sans s’engager à fond.
Et puis, vint la question que tous attendaient. Poutine. Kornelius prit une pause. « Concernant la participation de la Russie, nous avons noté l’invitation adressée au président Poutine. Nous rappelons notre position ferme sur l’agression russe en Ukraine et notre condamnation sans équivoque de cette guerre. Cependant, dans l’intérêt de la paix à Gaza, nous sommes prêts à participer à un organe qui inclut tous les acteurs concernés. Nous ne changerons pas notre position sur l’Ukraine. Mais nous ne boycotterons pas non plus une opportunité de contribuer à la fin de la souffrance du peuple palestinien. » La réponse était soigneusement calibrée. Ni approbation, ni condamnation. Une position médiane qui essayait de concilier l’inconciliable.
Le regard du monde
La réaction fut immédiate. Trump accueillit l’annonce positivement, sans commenter l’absence de paiement des 1 milliard. « L’Allemagne est un partenaire important et nous sommes heureux de sa participation », tweeta-t-il. Poutine, de son côté, ne commenta pas publiquement, mais des sources au Kremlin indiquèrent que la Russie était « satisfaite » de voir l’Allemagne participer malgré ses réticences initiales. Les Ukrainiens exprimèrent leur déception, avec un porte-parole du gouvernement ukrainien déclarant que « l’Allemagne a choisi une mauvaise route en validant une structure qui légitime l’agresseur russe ». Les Européens restés silencieux jusqu’alors — la France, l’Italie, d’autres — commencèrent à exprimer leurs propres positions, certaines suivant l’exemple de l’Allemagne, d’autres restant en dehors du Board.
Et à Gaza ? La mère avec son enfant. Elle ne regarda pas les nouvelles. Elle ne sut pas que l’Allemagne avait accepté de rejoindre le Board of Peace. Elle ne sut pas que Kornelius avait prononcé un discours soigneusement calibré à Berlin. Elle ne sut pas que Trump avait tweeté, que Poutine avait gardé le silence, que l’Ukraine s’était dite déçue. Elle savait juste que ce matin-là, elle avait réussi à trouver de l’eau. Que son enfant avait un peu à manger. Que les bombes ne tombaient pas pour l’instant. Et que peut-être, juste peut-être, demain serait un peu moins pire qu’aujourd’hui.
Et maintenant ?
L’Allemagne a fait son choix. Le Board of Peace va se réunir. Trump présidera. Poutine pourrait siéger. L’Allemagne sera là, comme membre temporaire. Et Gaza ? Gaza attendra. Toujours. Les décombres resteront. Les ruines persisteront. Les enfants continueront de grandir dans l’ombre de la guerre. Et moi je me demande : quand est-ce que la paix pour Gaza deviendra une réalité plutôt qu’un concept diplomatique ? Quand est-ce que les enfants de Gaza pourront rêver d’un avenir au lieu de rêver de survivre ? Quand est-ce que les leaders du monde arrêteront de discuter de la paix dans des salles climatisées et commenceront à la construire sur le terrain ? Je ne sais pas la réponse. Je ne sais même pas s’il y a une réponse. Mais ce que je sais, c’est qu’il y a une mère à Gaza qui attend. Et qu’elle ne sait même pas qu’elle fait l’objet d’un débat diplomatique qui façonnera l’avenir du monde. Elle sait juste qu’elle a faim. Et que ses enfants ont faim. Et que demain, elle espérera encore.
Encadré de transparence du chroniqueur
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des dynamiques géopolitiques et commerciales qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à anticiper les virages que prennent nos dirigeants. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux qui nous concernent tous.
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et commentaires interprétatifs. Les informations factuelles présentées dans cet article proviennent de sources officielles et vérifiables, notamment les communiqués gouvernementaux, les déclarations officielles des dirigeants politiques, les rapports d’agences de presse internationales reconnues telles que Reuters, Bloomberg, ABC News, NBC News, Xinhua, Associated Press, Agence France-Presse, ainsi que les données d’organisations internationales.
Les analyses et interprétations présentées représentent une synthèse critique basée sur les informations disponibles. Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser, de leur donner un sens. Toute évolution ultérieure pourrait modifier les perspectives présentées ici.
Sources
Sources primaires
blank »>Stern – Trumps Regierung lädt Deutschland in Gaza-« Friedensrat » ein – Teilnahme offen (19 janvier 2026)
blank »>La Maison Blanche – Statement on President Trump’s Comprehensive Plan to End the Gaza Conflict (16 janvier 2026)
Sources secondaires
blank »>Deutsche Welle – Trump taps Blair, Rubio for Gaza ‘Board of Peace’ (17 janvier 2026)
blank »>Reuters – World leaders show caution on Trump’s broader ‘Board of Peace’ amid fears for UN (18 janvier 2026)
The Hindu – Putin invited to Trump’s ‘Board of Peace’: Kremlin (19 janvier 2026)
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