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Il était une fois Vladimir : comment l’Occident a créé son pire ennemi
Crédit: Custom

Dresde, 1989

Poutine fut envoyé à Dresde, en Allemagne de l’Est, pour des opérations de renseignement. Ce n’était pas Berlin, pas le glamour des films d’espionnage. C’était une ville provinciale, un poste secondaire pour un agent moyen. Il recrutait des informateurs, collectait des renseignements, vivait la vie terne d’un bureaucrate de l’ombre.

Puis vint novembre 1989. Le Mur de Berlin tomba. Et avec lui, tout ce en quoi Poutine avait cru. Il regardait la télévision, voyait les foules célébrer, les Allemands de l’Est fuir vers l’Ouest. Devant le siège de la Stasi à Dresde, une foule en colère menaçait d’envahir le bâtiment du KGB voisin.

Poutine appela Moscou pour demander des instructions. La réponse qui vint le hanterait pour toujours : « Moscou se tait. » L’empire qu’il avait servi toute sa vie l’abandonnait. Il dut brûler les archives seul, protéger le bâtiment seul, regarder son monde s’effondrer seul.

« Moscou se tait. » Trois mots qui expliquent peut-être tout ce qui suivra. À ce moment précis, Vladimir Poutine comprit que l’URSS était morte. Que les promesses de l’empire n’étaient que du vent. Qu’il ne pouvait compter que sur lui-même – encore une fois. Cette nuit-là, dans le froid de Dresde, quelque chose est mort en lui. Et quelque chose d’autre est né.

Le retour humiliant

Poutine rentra en Russie en 1990, dans un pays méconnaissable. L’URSS agonisait. Le KGB était en disgrâce. Les héros d’hier étaient les parias d’aujourd’hui. Il trouva un emploi à l’Université de Leningrad, officiellement comme assistant du recteur, officieusement pour surveiller les étudiants. Un espion réduit à espionner des jeunes dans les couloirs d’une faculté.

Imaginez : vous avez consacré votre vie à un empire. Vous avez cru en sa mission. Et soudain, tout le monde vous dit que c’était mal. Que vous étiez du mauvais côté de l’histoire. Que votre sacrifice ne valait rien. Comment ne pas en ressortir brisé ? Ou pire – déterminé à prouver qu’ils avaient tort.

Sources

Sources primaires

The Guardian – Discours de Poutine à la Conférence de Munich sur la sécurité (février 2007)

Brookings Institution – Analyse des promesses d’expansion de l’OTAN

Foreign Affairs – John Mearsheimer sur les origines de la crise ukrainienne

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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