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Il sera candidat en 2028 : Bannon prépare l’inimaginable pour Trump
Crédit: Custom

Le 22e amendement comme obstacle à écraser

Le 22e amendement, ratifié en 1951, stipule clairement que « nul ne sera élu au poste de président plus de deux fois ». C’est une réponse directe à l’élection de Franklin Roosevelt pour quatre mandats consécutifs, une décision prise par les fondateurs de l’Amérique moderne pour s’assurer qu’aucun individu ne puisse accumuler un tel pouvoir. Bannon, dans son entretien, nie catégoriquement cette limite constitutionnelle, affirmant qu’il existe des méthodes pour contourner l’amendement. L’une d’elles, qu’il mentionne explicitement, serait de faire élire Trump comme vice-président sur un ticket républicain, puis de faire démissionner le président élu pour permettre à Trump d’assumer la présidence sans avoir été « élu » à ce poste une troisième fois.

Cette interprétation légale est contestée par d’éminents experts constitutionnels qui la qualifient d’implausible et de contraire à l’esprit du 22e amendement. Paul Gowder, professeur de droit à Northwestern, explique que cet argument « défait l’intention claire du 22e amendement » et souligne que l’auteur du texte avait explicitement déclaré son but : « empêcher un homme d’utiliser délibérément le bureau du président pour se perpétuer au poste ; c’est-à-dire, pour plus de deux mandats ». La réalité, c’est que Bannon et ses alliés ne cherchent pas à interpréter la Constitution, mais à la subvertir. Ils cherchent des failles, des « échappatoires », des techniques juridiques pour accomplir ce qui devrait être impossible : permettre à un homme de régner au-delà de ce que la loi permet.

La théorie de la « subversion par le chaos »

Bannon a longuement expliqué sa stratégie dans l’entretien, décrivant une approche qu’il appelle « flood the zone » – inonder la zone – et créer des « days of thunder » – des jours de tonnerre. L’idée est simple : submerger le système par tant de crises, de décisions, de changements, qu’il ne puisse pas réagir. « Nous avons inondé le système », déclare-t-il fièrement. « Le système ne peut pas répondre. C’est trop chaque jour. » Cette méthode a été appliquée systématiquement pendant la première année du deuxième mandat de Trump, avec des décisions radicales prises à un rythme effréné sur tous les fronts : politique intérieure, politique étrangère, économie, immigration.

Le résultat, selon Bannon, est que Trump a « entassé en un an ce qu’aucun président de mémoire vivante n’a fait ». La révolution Reagan pâlit en comparaison, affirme-t-il, ce qui représente « seulement une semaine de travail pour Trump ». C’est une vision de la gouvernance comme une offensive militaire : frapper partout, tout le temps, épuiser l’adversaire, briser sa capacité de résistance. Bannon explique que cette stratégie était planifiée pendant les années d’exil de Trump, avec des programmes détaillés comme le controversé Project 2025, un plan complet pour transformer profondément l’appareil d’État américain. L’objectif n’est pas de gouverner, mais de dominer. De transformer la démocratie américaine en un système où le pouvoir présidentiel est illimité, où les contre-pouvoirs sont neutralisés, où l’opposition est écrasée.

C’est ça qui me donne envie de vomir. Bannon parle de la démocratie américaine comme d’un ennemi à détruire. « Inonder le système », « jours de tonnerre », « submerger l’opposition » – ce sont des termes de guerre, pas de politique. Et ce qui me glace, c’est que ça marche. Les gens sont submergés. Ils ne savent plus où donner de la tête. Ils arrêtent de faire attention. Et pendant ce temps, Bannon et ses complices démantèlent, pièce par pièce, ce que des générations d’Américains ont construit. Ce n’est pas de la stratégie politique. C’est de l’assassinat méthodique de la démocratie.

Sources

Sources primaires

Sydney Morning Herald – « He is running in 2028 »: MAGA loyalist Steve Bannon on Trump’s long-term agenda (20 janvier 2026)

Sources secondaires

PolitiFact – Donald Trump, Steve Bannon keep talking about a 3rd term. Can Trump do it? (27 octobre 2025)

FactCheck.org – Legal Scholars Dispute Constitutional ‘Loophole’ for a Third Trump Term (3 avril 2025)

Encadré de transparence du chroniqueur

Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des dynamiques politiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements de pouvoir, à anticiper les virages que prennent nos dirigeants. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux qui nous concernent tous.

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et commentaires interprétatifs. Les informations factuelles présentées dans cet article proviennent de sources officielles et vérifiables, notamment les déclarations de Steve Bannon lors de son entretien avec le Sydney Morning Herald, les analyses d’experts constitutionnels publiées par PolitiFact et FactCheck.org, ainsi que les références aux amendements de la Constitution américaine.

Les analyses et interprétations présentées représentent une synthèse critique basée sur les informations disponibles. Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser, de leur donner un sens. Toute évolution ultérieure pourrait modifier les perspectives présentées ici.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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