Le 22e amendement comme obstacle à écraser
Le 22e amendement, ratifié en 1951, stipule clairement que « nul ne sera élu au poste de président plus de deux fois ». C’est une réponse directe à l’élection de Franklin Roosevelt pour quatre mandats consécutifs, une décision prise par les fondateurs de l’Amérique moderne pour s’assurer qu’aucun individu ne puisse accumuler un tel pouvoir. Bannon, dans son entretien, nie catégoriquement cette limite constitutionnelle, affirmant qu’il existe des méthodes pour contourner l’amendement. L’une d’elles, qu’il mentionne explicitement, serait de faire élire Trump comme vice-président sur un ticket républicain, puis de faire démissionner le président élu pour permettre à Trump d’assumer la présidence sans avoir été « élu » à ce poste une troisième fois.
Cette interprétation légale est contestée par d’éminents experts constitutionnels qui la qualifient d’implausible et de contraire à l’esprit du 22e amendement. Paul Gowder, professeur de droit à Northwestern, explique que cet argument « défait l’intention claire du 22e amendement » et souligne que l’auteur du texte avait explicitement déclaré son but : « empêcher un homme d’utiliser délibérément le bureau du président pour se perpétuer au poste ; c’est-à-dire, pour plus de deux mandats ». La réalité, c’est que Bannon et ses alliés ne cherchent pas à interpréter la Constitution, mais à la subvertir. Ils cherchent des failles, des « échappatoires », des techniques juridiques pour accomplir ce qui devrait être impossible : permettre à un homme de régner au-delà de ce que la loi permet.
La théorie de la « subversion par le chaos »
Bannon a longuement expliqué sa stratégie dans l’entretien, décrivant une approche qu’il appelle « flood the zone » – inonder la zone – et créer des « days of thunder » – des jours de tonnerre. L’idée est simple : submerger le système par tant de crises, de décisions, de changements, qu’il ne puisse pas réagir. « Nous avons inondé le système », déclare-t-il fièrement. « Le système ne peut pas répondre. C’est trop chaque jour. » Cette méthode a été appliquée systématiquement pendant la première année du deuxième mandat de Trump, avec des décisions radicales prises à un rythme effréné sur tous les fronts : politique intérieure, politique étrangère, économie, immigration.
Le résultat, selon Bannon, est que Trump a « entassé en un an ce qu’aucun président de mémoire vivante n’a fait ». La révolution Reagan pâlit en comparaison, affirme-t-il, ce qui représente « seulement une semaine de travail pour Trump ». C’est une vision de la gouvernance comme une offensive militaire : frapper partout, tout le temps, épuiser l’adversaire, briser sa capacité de résistance. Bannon explique que cette stratégie était planifiée pendant les années d’exil de Trump, avec des programmes détaillés comme le controversé Project 2025, un plan complet pour transformer profondément l’appareil d’État américain. L’objectif n’est pas de gouverner, mais de dominer. De transformer la démocratie américaine en un système où le pouvoir présidentiel est illimité, où les contre-pouvoirs sont neutralisés, où l’opposition est écrasée.
C’est ça qui me donne envie de vomir. Bannon parle de la démocratie américaine comme d’un ennemi à détruire. « Inonder le système », « jours de tonnerre », « submerger l’opposition » – ce sont des termes de guerre, pas de politique. Et ce qui me glace, c’est que ça marche. Les gens sont submergés. Ils ne savent plus où donner de la tête. Ils arrêtent de faire attention. Et pendant ce temps, Bannon et ses complices démantèlent, pièce par pièce, ce que des générations d’Américains ont construit. Ce n’est pas de la stratégie politique. C’est de l’assassinat méthodique de la démocratie.
Section 3 : L'accumulation de pouvoir présidentiel
Article 2 de la Constitution comme arme de destruction massive
Bannon a expliqué en détail comment l’administration Trump utilise l’Article 2 de la Constitution – qui définit les pouvoirs du président – pour revendiquer des pouvoirs exécutifs radicalement élargis. Selon Bannon, il existe trois éléments clés dans cette stratégie. Premièrement, Trump est « le directeur général du gouvernement américain », ce qui lui donne le pouvoir de « renvoyer n’importe quelle personne qu’il veut ». Cette interprétation a été utilisée pour purger l’administration de milliers de fonctionnaires et les remplacer par des loyalistes MAGA, transformant l’État fédéral en une machine politique personnelle.
Deuxièmement, Bannon affirme que le président dispose d’un « pouvoir pratiquement illimité en tant que commandant en chef », et que Trump l’utilise sans réserve. Cela inclut des menaces d’utiliser l’Insurrection Act pour déployer l’armée américaine dans les rues de Minneapolis pour réprimer les manifestations contre les raids d’immigration, des raids que l’administration a qualifiés de « terrorisme domestique ». Le Pentagone a reportedly mis 1500 soldats en Alaska en attente pour un déploiement possible. C’est une image qui ressemble aux scènes les plus sombres des dictatures du XXe siècle : l’armée nationale déployée contre la propre population civile au nom du « maintien de l’ordre ».
Le président comme « chef magistrat » du pays
Le troisième élément, et pour Bannon le plus important de tous, est que Trump a « brisé cet état de choses post-Watergate où les avocats radicaux pouvaient diriger le ministère de la Justice, la magistrature ». En utilisant les « pouvoirs inhérents de l’Article 2 », Bannon explique que Trump est devenu le « chef magistrat et chef de l’application de la loi du pays ». Cela signifie, en pratique, que le président contrôle désormais le système judiciaire fédéral, utilisant le ministère de la Justice comme une arme politique pour poursuivre ses adversaires et protéger ses alliés.
Cette accumulation de pouvoir a alarmé les experts constitutionnels, les juristes, les historiens et des millions d’Américains ordinaires. Mais Bannon n’est pas inquiet que cela puisse créer un précédent par lequel un futur président démocrate pourrait revendiquer ces mêmes pouvoirs. « Il n’y aura pas d’autre président démocrate », a-t-il déclaré froidement. « Je ne m’inquiète pas de ça. » C’est une affirmation terrifiante qui suggère que le projet MAGA n’est pas simplement de gagner des élections, mais d’éliminer définitivement l’opposition politique, de transformer le système bipartite américain en un système de parti unique où le changement de pouvoir par les urnes devient impossible.
Je relis cette phrase et j’ai le cœur qui bat trop fort. « Il n’y aura pas d’autre président démocrate. » Bannon le dit comme on annoncerait le temps qu’il va faire. Comme si c’était une évidence, une fatalité. Et ce qui me révolte, c’est la violence de cette affirmation. Bannon ne parle pas de convaincre les électeurs, de gagner les débats, de construire un meilleur futur. Il parle d’éliminer la possibilité même que quelqu’un d’autre puisse gouverner. C’est ça, au fond, la définition d’une dictature : non pas qu’un homme gouverne, mais qu’il soit le seul à pouvoir le faire. Et personne ne semble s’en rendre compte. On assiste, en direct, à la fin de la démocratie américaine, et les gens continuent leur vie comme si de rien n’était.
Section 4 : Les révélations explosives de Bannon
Des projets à long terme pour le Groenland et le Canada
Bannon a révélé des détails extraordinaires sur les ambitions territoriales de l’administration Trump, affirmant que les forays stratégiques sur le Groenland et le Canada ne sont pas des impulsions passagères mais des « projets à long terme » qui montrent que Trump prévoit de rester au pouvoir bien au-delà de 2028. « Tu regardes les projets à long terme qu’il a avec le Groenland, avec le Canada », a déclaré Bannon. « Je pense qu’il te dit qu’il a un projet à long terme pour sauver le pays. » Selon Bannon, ces ambitions géopolitiques seraient impossibles à réaliser dans un seul mandat présidentiel, ce qui prouve que Trump prévoit de gouverner pendant des années, voire des décennies.
L’aspect le plus troublant de cette révélation est que Bannon a utilisé son podcast pour mettre en évidence l’importance stratégique du Canada pour la défense de l’hémisphère occidental et du cercle arctique. Il craint que le Canada ne soit vulnérable aux adversaires comme la Chine et la Russie, et a déclaré au journal que le Canada sera « le prochain centre d’intérêt de Trump ». Un jour plus tard, NBC News a rapporté que Trump avait soulevé des préoccupations similaires sur le Canada avec ses aides. Bannon a été « horrifié » par le voyage du premier ministre canadien Mark Carney en Chine la semaine précédente, qualifiant la situation au Canada de « problème majeur, majeur, majeur ».
Les purges électorales dans les villes démocrates
Dans des déclarations explosives sur la stratégie électorale républicaine, Bannon a expliqué qu’une partie de la raison des raids controversés sur l’immigration dans des villes démocrates comme Minneapolis était de déporter les immigrants illégaux que le mouvement MAGA croit être importés par les démocrates pour « fausser le registre électoral ». « Tu vois leur modèle commercial à Minneapolis, qui consiste à faire venir un tas d’illégaux et tous ces soi-disant immigrants légaux, les mettre sur la masse salariale du gouvernement, gérer la fraude, payer pour ça, puis les faire voter dans ces choses bidons avec les maires des grandes villes de ces villes sanctuaires », a affirmé Bannon. « Nous sommes en train de briser ça. »
Ces affirmations reflètent des allégations de longue date mais infondées sur une fraude électorale généralisée. En réalité, le vote des non-citoyens est illégal, les États ont divers mécanismes de vérification en place, et le Brennan Center for Justice indique que cette pratique est « extraordinairement rare ». Bannon affirme que si le registre électoral était « légitime », il serait « virtuellement impossible » pour les démocrates de gagner des élections nationales. C’est une théorie conspiratrice qui sert de justification à une campagne de purification électorale systématique, visant à exclure des millions d’électeurs potentiels du processus démocratique sous prétexte de protéger l’intégrité électorale.
Et là, je suis en colère. Une colère qui me brûle la poitrine. Bannon parle de « briser » le système électoral américain comme s’il parlait de briser une vieille chaise. Comme si le droit de vote des gens n’était rien d’autre qu’un obstacle sur sa route. Il affirme que si les élections étaient « légitimes », les démocrates ne gagneraient jamais. C’est la logique de tous les dictateurs : si le peuple ne vote pas pour moi, c’est que le système est truqué. Bannon et Trump ne cherchent pas à gagner des élections. Ils cherchent à s’assurer que personne ne puisse jamais voter contre eux. C’est ça, la réalité. Et personne ne crie assez fort pour que ça s’arrête.
Section 5 : La vision d'un avenir sans alternance
L’Amérique à jamais transformée
Bannon a déclaré sans ambiguïté que l’objectif final du mouvement MAGA n’est pas simplement de gagner des élections, mais de transformer l’Amérique de manière permanente. « Nous sommes dans l’ère de Trump, et cette ère est loin d’être terminée », a-t-il affirmé. Selon Bannon, l’administration Trump a « entassé en un an ce qu’aucun président de mémoire vivante n’a fait », transformant tous les aspects majeurs de la vie américaine. « Regardez chaque aspect majeur de la vie américaine. L’administration et le président Trump sont profondément ancrés avec des changements de politique majeurs partout. »
Cette vision n’est pas celle d’un mandataire temporaire, mais d’un fondateur de nouvelle nation. Bannon compare explicitement Trump à Washington et Lincoln, des figures qui ont non seulement gouverné mais qui ont redéfini l’Amérique elle-même. Washington était là à la « naissance de la nation », Lincoln à sa « renaissance », et Trump est là pour la « reprendre ». C’est une vision quasi messianique, celle d’un homme mandaté par l’histoire pour accomplir une transformation radicale que personne d’autre ne peut accomplir. Et si cette transformation nécessite de briser les règles constitutionnelles, de contourner les limitations légales, de subvertir les processus démocratiques, alors c’est le prix à payer.
L’impasse de l’alternance démocratique
L’aspect le plus effrayant de cette vision est ce que Bannon a dit explicitement : « Il n’y aura pas d’autre président démocrate. Je ne m’inquiète pas de ça. » C’est une affirmation qui résume tout le projet MAGA : l’élimination définitive de l’opposition politique, la transformation du système bipartite américain en un système de parti unique où le pouvoir ne change jamais de mains. Bannon et ses alliés ne croient pas à l’alternance démocratique. Ils croient à la conquête permanente.
Lorsqu’on a demandé à Bannon s’il était inquiet que l’accumulation de pouvoir par Trump puisse créer un précédent pour un futur président démocrate, sa réponse a été définitive : « Non. » Pourquoi ? Parce qu’il n’y aura pas de futur président démocrate. C’est une logique circulaire, auto-réalisatrice : si Trump accumule un tel pouvoir, il peut s’assurer qu’aucun démocrate ne gagnera jamais. Et si aucun démocrate ne gagne jamais, alors le pouvoir accumulé par Trump restera entre les mains des républicains. C’est un piège démocratique parfait, une machine à empêcher le changement, un système conçu pour perpétuer le pouvoir.
Et là, je suis épuisé. J’ai envie de hurler, mais j’ai l’impression que personne ne m’entendrait. Bannon décrit un monde où il n’y aura plus jamais d’élections réelles. Où le peuple n’aura plus jamais son mot à dire. Où le pouvoir appartiendra à un seul homme, à sa famille, à ses alliés. C’est ça, la fin de l’Amérique que nous connaissions. Pas une fin dramatique, avec des explosions et des cris. Une fin lente, bureaucratique, méthodique. Un démantèlement pièce par pièce, jour après jour, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. Et le pire, c’est que les gens continuent à débattre de sujets mineurs pendant que la maison brûle. Bannon a dit la vérité : l’ère de Trump ne va pas s’arrêter. Et personne ne semble prêt à faire quelque chose pour l’empêcher.
Section 6 : Les experts constitutionnels sonnent l'alarme
Des arguments juridiques « implausibles »
Les experts constitutionnels ont unanimement rejeté les arguments de Bannon sur la possibilité d’un troisième mandat Trump. David A. Super, professeur de droit et d’économie au Georgetown University Law Center, a déclaré que l’argument juridique avancé par Bannon et ses alliés est « implausible, principalement en raison de sa mauvaise interprétation manifeste du 12e amendement ». Super explique que le 12e amendement « a établi des élections distinctes pour le président et le vice-président mais a conservé la règle que personne ne pouvait se présenter à l’un ou l’autre poste sans être éligible à se présenter à la présidence ».
Paul Gowder, professeur à la Northwestern Pritzker School of Law, a qualifié l’argument de « assez implausible » pour trois raisons principales. Premièrement, « l’argument bat en brèche l’intention claire du 22e amendement ». Deuxièmement, « nous utilisons souvent la pratique des fonctionnaires précédents comme guide pour interpréter la Constitution, en particulier lorsqu’il s’agit d’interpréter les pouvoirs de la présidence… je pense que nous devons le considérer comme une preuve solide d’un consensus constitutionnellement significatif qu’aucun président après l’adoption du 22e amendement n’a, à ma connaissance, jamais même sérieusement évoqué l’idée de se présenter à un troisième mandat. » Troisièmement, « c’est tout simplement trop compliqué… c’est un véritable point constitutionnel… il est impropre de prendre une disposition qui signifie manifestement ‘pas plus de deux mandats’ et de concocter un scheme de type méchant de James Bond pour l’interpréter comme signifiant ‘oui plus de deux mandats’. »
Le prétexte de la « sauvegarde du pays »
Ce qui est le plus troublant dans les déclarations de Bannon, c’est le prétexte sous lequel ces changements radicaux sont justifiés : « sauver le pays ». Bannon affirme que Trump a un « projet à long terme pour sauver le pays », ce qui le mettrait « au niveau de Washington et Lincoln ». C’est un argument qui a été utilisé par tous les dictateurs de l’histoire : les contraintes démocratiques sont des obstacles à la sauvegarde de la nation, et seule une concentration du pouvoir entre les mains d’un homme fort peut accomplir ce qui est nécessaire.
Michael Gerhardt, professeur de droit à l’Université de Caroline du Nord, a expliqué que décider de rester en poste après le 20 janvier 2029 « serait effectivement un renversement de notre gouvernement ». Brian Kalt, professeur de droit à l’Université d’État du Michigan, a été encore plus explicite : « Ce serait la fin de l’expérience constitutionnelle des États-Unis d’Amérique. » Pourtant, Bannon et ses alliés semblent imperméables à ces avertissements. Pour eux, la Constitution n’est pas un texte sacré à respecter, mais un obstacle à contourner, un outil à manipuler, une arme à retourner contre ceux qui s’y réfèrent.
Je relis ces mots des experts et je me demande : quand les gens vont-ils enfin se réveiller ? Des professeurs de droit des meilleures universités du pays disent clairement que Bannon et Trump préparent la fin de la démocratie américaine. Ils utilisent des mots comme « renversement de notre gouvernement », « fin de l’expérience constitutionnelle », « scheme de méchant de James Bond ». Et pourtant, les gens continuent comme si de rien n’était. Bannon compare Trump à Washington et Lincoln, mais il oublie quelque chose de fondamental : Washington et Lincoln ont tous deux respecté la Constitution. Ils n’ont jamais cherché à s’y soustraire. Trump, lui, veut la détruire. C’est la différence entre un leader et un tyran.
Conclusion : Le moment de vérité
L’Amérique à la croisée des chemins
L’entretien de Bannon avec le Sydney Morning Herald n’est pas une déclaration anodine. C’est une confession franche et détaillée d’un projet visant à transformer l’Amérique en une démocratie illimitée, où le président peut rester au pouvoir indéfiniment, où l’opposition politique est éliminée, où la Constitution devient un instrument du pouvoir exécutif plutôt qu’une contrainte sur ce pouvoir. Bannon a dit les choses sans équivoque : Trump se présentera en 2028, il y aura des « méthodes » pour contourner le 22e amendement, et « il n’y aura pas d’autre président démocrate ».
C’est une vision qui représente une rupture radicale avec plus de deux siècles d’histoire démocratique américaine. Depuis Washington, chaque président américain, à l’exception de Roosevelt, a respecté la norme non écrite des deux mandats. Depuis 1951, chaque président a respecté la limite écrite du 22e amendement. Même ceux qui auraient pu être tentés de rester plus longtemps – Eisenhower, Reagan, Clinton, Obama – ont tous accepté de passer le relais. Trump, avec l’aide de Bannon, est le premier à annoncer publiquement son intention de briser cette tradition, cette norme, cette loi constitutionnelle.
Le silence qui dit tout
Ce qui est peut-être le plus effrayant dans tout cela, c’est le manque de réaction massive. Bannon a fait ces déclarations lors du premier anniversaire du retour de Trump au pouvoir, un moment où l’administration devrait normalement être tenue de rendre compte de ses actions. Pourtant, l’impact de ses propos semble avoir été minimisé, traité comme une rhétorique politique habituelle plutôt que comme ce qu’il est : une déclaration d’intention de subvertir la Constitution et de transformer la démocratie américaine.
Les experts constitutionnels sonnent l’alarme. Les juristes avertissent que l’accumulation de pouvoir par Trump est sans précédent. Les historiens notent que ces développements ressemblent aux étapes initiales de l’effondrement d’autres démocraties dans l’histoire. Pourtant, l’opinion publique semble distrait, désabusé, ou simplement convaincu que « ça ne peut pas arriver ici ». Bannon compte sur cette apathie. Il compte sur la saturation informationnelle créée par la stratégie « flood the zone » pour empêcher les gens de se concentrer sur ce qui est vraiment en jeu.
Bannon a dit les mots qui devraient faire trembler chaque Américain : « Il n’y aura pas d’autre président démocrate. » Pas « nous espérons », pas « nous croyons », mais « il n’y aura pas ». Une certitude. Une promesse. Une menace. Et je me demande, en écrivant ces lignes : quand les gens vont-ils enfin comprendre que ce n’est pas de la politique ordinaire ? Ce n’est pas une question de droite contre gauche, de républicains contre démocrates. C’est une question de démocratie contre tyrannie. Bannon et Trump ne cherchent pas à gagner des élections. Ils cherchent à les rendre inutiles. Ils préparent un monde où le peuple n’aura plus jamais son mot à dire, où le pouvoir appartiendra à un seul homme pour toujours. Et le plus effrayant, c’est qu’ils ont commencé. Bannon a dit la vérité : l’ère de Trump ne va pas s’arrêter. La question est : l’Amérique va-t-elle les arrêter ?
Sources
Sources primaires
Sydney Morning Herald – « He is running in 2028 »: MAGA loyalist Steve Bannon on Trump’s long-term agenda (20 janvier 2026)
Sources secondaires
PolitiFact – Donald Trump, Steve Bannon keep talking about a 3rd term. Can Trump do it? (27 octobre 2025)
FactCheck.org – Legal Scholars Dispute Constitutional ‘Loophole’ for a Third Trump Term (3 avril 2025)
Encadré de transparence du chroniqueur
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des dynamiques politiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements de pouvoir, à anticiper les virages que prennent nos dirigeants. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux qui nous concernent tous.
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et commentaires interprétatifs. Les informations factuelles présentées dans cet article proviennent de sources officielles et vérifiables, notamment les déclarations de Steve Bannon lors de son entretien avec le Sydney Morning Herald, les analyses d’experts constitutionnels publiées par PolitiFact et FactCheck.org, ainsi que les références aux amendements de la Constitution américaine.
Les analyses et interprétations présentées représentent une synthèse critique basée sur les informations disponibles. Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser, de leur donner un sens. Toute évolution ultérieure pourrait modifier les perspectives présentées ici.
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