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La crise du Groenland menace l’Ukraine : quand l’obsession de Trump détourne l’attention de l’Europe
Crédit: Custom

Le piège de la double crise

L’Europe se trouve dans une position impossible. Elle doit défendre le Danemark et le Groenland contre les menaces américaines. Mais elle a aussi besoin du soutien militaire et diplomatique américain pour repousser la Russie. C’est un exercice d’équilibriste périlleux. Critiquer Trump trop fort risque de compromettre l’aide à l’Ukraine. Ne pas le critiquer assez fort envoie le message que l’Europe peut être intimidée. Il n’y a pas de bonne réponse. Seulement des mauvaises options et des options encore pires.

Le sentiment en faveur d’un « gel » de la question ukrainienne grandit dans certains cercles européens. Chercher un compromis avec Moscou. Réduire progressivement les programmes d’aide à Kiev. Réorienter les priorités. C’est exactement ce que Poutine espère. La crise du Groenland lui offre un cadeau inespéré : une Europe divisée, distraite, forcée de choisir entre défendre l’Ukraine et défendre ses propres frontières face à un allié devenu imprévisible.

Les avertissements de Pedro Sanchez

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a été direct : toute action militaire américaine contre le Groenland endommagerait l’OTAN et ferait de Vladimir Poutine « l’homme le plus heureux du monde ». Pourquoi ? Parce que cela « légitimerait sa tentative d’invasion de l’Ukraine ». L’argument est imparable. Si les États-Unis peuvent s’emparer d’un territoire par la force ou la coercition, pourquoi la Russie ne le pourrait-elle pas ? Les règles du jeu international seraient définitivement brisées.

Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie européenne, a souligné que « la Chine et la Russie doivent se frotter les mains » face aux divisions occidentales. « Ce sont eux qui bénéficient des divisions entre alliés. » C’est une analyse lucide. Chaque fissure dans l’alliance transatlantique est une victoire pour Moscou et Pékin. Et Trump, obsédé par le Groenland, leur offre ces fissures sur un plateau d’argent.

Sanchez a raison. Si Trump peut prendre le Groenland parce qu’il le veut, alors Poutine peut prendre l’Ukraine parce qu’il le veut. C’est aussi simple que ça. Les règles internationales, soit elles s’appliquent à tout le monde, soit elles ne s’appliquent à personne. Et si elles ne s’appliquent à personne, alors c’est la loi du plus fort. C’est le monde que Trump est en train de construire. Un monde où l’Ukraine n’a aucune chance.

Sources

Sources primaires

CNN – NATO faces a major crisis over Greenland. Europe seems powerless to stop it (8 janvier 2026)

CNN – A stunned Europe gathers to respond after Trump increases pressure over Greenland (18 janvier 2026)

Sources secondaires

CEPA – Wartime Assistance to Ukraine: The Successes, Failures, and Future Prospects of US and EU Support Models (janvier 2026)

NATO – Keynote address by NATO Secretary General Mark Rutte (13 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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