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La Russie perd plus de mille soldats en une seule journée : le carnage continue à Pokrovsk
Crédit: Adobe Stock

La direction la plus difficile du front

Le général Oleksandr Syrskyi, commandant en chef des forces ukrainiennes, ne mâche pas ses mots. La direction de Pokrovsk est « la plus difficile de l’ensemble du front ». Chaque jour, environ 50 affrontements s’y déroulent. Cinquante. Pas des escarmouches. Des combats acharnés où chaque maison, chaque rue, chaque mètre carré se paie en sang. Les Russes poussent. Les Ukrainiens tiennent. Et entre les deux, les corps s’empilent.

Les forces ukrainiennes contrôlent toujours le nord de Pokrovsk. C’est une victoire en soi. Après des mois de combats intenses, la ville n’est pas tombée. Les unités d’assaut ukrainiennes mènent même des raids dans les secteurs nord, empêchant les Russes de s’installer et d’utiliser la ville comme base pour des offensives futures vers Dobropillia ou la route de Dnipro. C’est une guerre de position, brutale, épuisante. Une guerre où chaque jour de résistance est une victoire, même si elle ne ressemble pas à une victoire.

Myrnohrad : la situation critique

À Myrnohrad, à l’est de Pokrovsk, la situation est devenue critique. Les forces ukrainiennes ont dû se replier. Les unités qui combattaient en quasi-encerclement au sud de Kostiantynivka, le long des rives du réservoir de Kleban-Bykske, ont été évacuées. C’est un repli tactique, pas une défaite. Mais c’est aussi un aveu : certaines positions étaient devenues intenables. Mieux vaut sauver les hommes que s’accrocher à des ruines.

Les sources militaires rapportent que les formations de drones russes les plus efficaces — Archangels et Rubikon — opèrent dans le secteur Myrnohrad-Pokrovsk. Les troupes de Moscou déploient non seulement des drones FPV mais aussi des drones bombardiers. L’artillerie ukrainienne, dans certains secteurs, est sévèrement contrainte. C’est une guerre asymétrique où la technologie joue un rôle crucial. Et les Russes, malgré leurs pertes, continuent d’innover dans la mort.

Je pense aux soldats ukrainiens de Myrnohrad. À ceux qui ont tenu jusqu’au bout, encerclés, bombardés, harcelés par les drones. Et puis l’ordre de repli est arrivé. Ils ont dû quitter des positions qu’ils avaient défendues pendant des semaines, peut-être des mois. Ce n’est pas une défaite, dit-on. C’est un repli tactique. Peut-être. Mais pour le soldat qui abandonne la tranchée où son camarade est mort, c’est quoi exactement ? La guerre a des mots pour tout. Même pour la douleur.

Sources

Sources primaires

ArmyInform – The enemy lost more than a thousand soldiers and 170 vehicles — General Staff (19 janvier 2026)

Euromaidan Press – Ukrainians repel Russian assaults in Pokrovsk and Myrnohrad (19 janvier 2026)

Ukrinform – Enemy intensifies flanking maneuvers around Vovchansk (19 janvier 2026)

Sources secondaires

Kyiv Independent – Ukraine war latest: ‘Gruelling confrontation’ continues in Pokrovsk direction (19 janvier 2026)

RBC-Ukraine – Pokrovsk and Myrnohrad see urban combat, Russian drone crews eliminated (janvier 2026)

Meduza – As fighting continues in Pokrovsk and Kupyansk, Russia bears down on Ukraine’s main Donbas strongholds (16 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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