Des tarifs qui visent tout le monde
À partir du 1er février 2026, des tarifs de 10% frappent huit nations européennes : le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande et le Royaume-Uni. En juin 2026, ces tarifs passeront à 25%.
Le message est clair. Trump punit ceux qui osent défendre le Danemark. Il punit ceux qui refusent de plier. C’est du chantage économique à l’échelle continentale. Et l’Europe prépare sa riposte.
Une Europe qui tente de résister
Emmanuel Macron coordonne une réponse européenne. Des mesures de représailles tarifaires sont en préparation. Les dirigeants européens parlent d’une voix qu’ils veulent commune. Mais cette unité est fragile. Chaque pays calcule ses intérêts. Chaque économie mesure les risques d’un affrontement commercial avec Washington.
Le Frankfurter Rundschau l’écrit sans détour : « Le temps des compliments devrait prendre fin ». L’heure n’est plus à la diplomatie douce. L’heure est à la résistance.
Ce qui me frappe, c’est la rapidité avec laquelle nous sommes passés de l’impensable au quotidien. Il y a quelques années, l’idée qu’un président américain menace d’envahir un territoire allié aurait été rejetée comme de la science-fiction. Aujourd’hui, nous en discutons comme d’une possibilité réelle. Qu’est-ce que cela dit de notre époque ? Qu’est-ce que cela dit de nous ?
La comparaison qui fait froid dans le dos
L’ombre de 1938
Certains analystes allemands osent la comparaison. 1938. La politique d’apaisement envers l’Allemagne nazie. On donnait des territoires pour acheter la paix. On espérait que les appétits du dictateur seraient satisfaits. On se trompait.
La comparaison est-elle excessive ? Peut-être. Mais le mécanisme est le même. Un dirigeant qui exige. Des alliés qui hésitent. Un ordre international qui vacille. Et cette question lancinante : si on cède aujourd’hui, que demandera-t-il demain ?
Le précédent dangereux
Si Trump obtient le Groenland par la menace, quel message envoyons-nous au monde ? Que la force prime sur le droit ? Que les grands pays peuvent prendre ce qu’ils veulent aux petits ? C’est exactement ce que fait Poutine en Ukraine. C’est exactement ce que nous condamnons.
L’ironie est cruelle. Les États-Unis, garants de l’ordre international depuis 1945, sont en train de le saper de l’intérieur.
Je ne sais plus quoi penser. D’un côté, nous condamnons la Russie pour avoir envahi l’Ukraine. De l’autre, notre principal allié menace d’annexer un territoire européen. Comment expliquer cette contradiction à nos enfants ? Comment leur dire que les règles s’appliquent aux uns mais pas aux autres ? Peut-être que le problème n’est pas Trump. Peut-être que le problème, c’est que nous avons toujours fermé les yeux sur les abus des puissants. Jusqu’à ce que ça nous touche directement.
Les enjeux cachés de l'Arctique
Une course mondiale aux ressources
Derrière le Groenland, il y a l’Arctique. Et derrière l’Arctique, il y a l’avenir énergétique de la planète. Les glaces fondent. Les routes s’ouvrent. Les ressources deviennent accessibles. La Russie construit des bases militaires. La Chine se déclare « État proche-Arctique ». Les États-Unis refusent d’être en reste.
Trump l’a dit : « Le monde n’est pas sûr sans le contrôle total du Groenland ». C’est une vision. Une vision impériale. Une vision qui place la sécurité américaine au-dessus de toute autre considération.
Le Danemark pris en étau
Le Danemark est un petit pays de 6 millions d’habitants. Face à lui, la première puissance mondiale. Le rapport de force est déséquilibré. Mais Copenhague tient bon. Par principe. Par dignité. Par refus de céder au chantage.
Les Groenlandais eux-mêmes regardent ce spectacle avec un mélange de fascination et d’inquiétude. Leur avenir se joue dans des capitales lointaines. Personne ne leur demande vraiment leur avis.
Et si c’était nous ? Et si un pays puissant décidait demain que notre territoire lui appartient ? Que nos ressources sont les siennes ? Que notre souveraineté n’est qu’un détail à négocier ? C’est exactement ce que vivent les Groenlandais. C’est exactement ce que vivent les Ukrainiens. Et nous regardons. Nous commentons. Nous attendons que quelqu’un fasse quelque chose. Mais ce quelqu’un, c’est nous.
Conclusion : L'heure des choix impossibles
Un moment de vérité
Le Groenland est devenu le symbole d’une époque. Une époque où les certitudes s’effondrent. Où les alliances se fissurent. Où les règles du jeu changent sous nos pieds. Trump n’a pas créé cette instabilité. Il l’exploite. Il l’amplifie. Il en fait son carburant politique.
L’Europe doit choisir. Se soumettre ou résister. Accepter le nouveau rapport de force ou le contester. Il n’y a pas de position médiane. Il n’y a pas de compromis honorable avec ceux qui ne respectent que la force.
Le Groenland est loin. Glacé. Peu peuplé. Facile à oublier. Mais ce qui s’y joue nous concerne tous. C’est notre conception du monde qui est en jeu. Notre croyance que le droit peut primer sur la force. Que les petits pays ont leur place à la table. Que les frontières ne se redessinent pas au gré des caprices des puissants. Si nous laissons faire, nous aurons perdu bien plus qu’un territoire. Nous aurons perdu notre âme. Et ça, c’est quelque chose qu’on ne récupère jamais.
Encadré de transparence du chroniqueur
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des dynamiques géopolitiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements qui nous concernent tous. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux de notre époque.
Sources
Sources primaires
Die Zeit – Menaces américaines : Donald Trump remet en question les revendications du Danemark sur le Groenland (janvier 2026)
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