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Le Groenland de Trump ouvre la voie à sept nouvelles invasions russes
Crédit: Custom

Une liste qui fait trembler

Alexander Dugin n’a pas mâché ses mots. Il a énuméré les sept nations qui, selon lui, devraient cesser d’exister en tant qu’États souverains pour rejoindre une nouvelle empire russe. Armenia d’abord, ce petit pays du Caucase Sud qui a déjà payé un prix terrible pour son indépendance. Georgia ensuite, qui a connu la guerre avec la Russie en 2008 et a perdu l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud. Azerbaijan, avec ses richesses pétrolières et sa position stratégique sur la mer Caspienne. Puis les géants de l’Asie centrale : Kazakhstan, le neuvième plus grand pays du monde, avec ses vastes steppes et ses réserves de pétrole et de gaz. Uzbekistan, au cœur de la Route de la soie historique, avec ses villes millénaires de Samarcande et Boukhara. Tajikistan, niché dans les montagnes du Pamir. Kyrgyzstan, la « Suisse de l’Asie centrale » avec ses lacs alpins et ses nomades. Sept pays. Sept histoires millénaires. Sept cultures qui ont survécu à des empires, à des invasions, à des révolutions. Et qui maintenant, en 2026, se retrouvent menacées parce que Trump a ouvert la bouche sur un territoire danois.

Ce qui me glace le sang, c’est la précision de la liste. Dugin ne parle pas en termes vagues. Il nomme. Il pointe. Il désigne. Chaque nom sur cette liste représente des millions de vies. Armenie : environ 3 millions d’habitants. Des gens qui ont survécu au génocide de 1915, à des décennies de régime soviétique, à une guerre destructrice avec l’Azerbaïdjan. Des gens qui pensaient peut-être, naïvement, que le pire était derrière eux. Georgia : 3,7 millions d’habitants. Une nation fière qui a tout sacrifié pour son indépendance, qui a tourné le dos à Moscou, qui a rêvé d’Europe. Kazakhstan : 19 millions d’habitants. Une économie puissante, un territoire immense, une stabilité relative qui a attiré des investisseurs du monde entier. Uzbekistan : 34 millions d’habitants. Le plus peuplé des pays d’Asie centrale, une société complexe en pleine transformation. Comment un homme à Moscou peut-il décider que tout ça, tout cet univers humain, ne mérite pas d’exister ? Comment peut-il réduire des millions de destins à une ligne sur une carte ?

La géographie de la domination

Si vous regardez une carte de l’Eurasie, la stratégie de Dugin devient terrifiante. Ces sept pays forment un arc qui s’étend de la mer Noire à la frontière chinoise, en passant par la mer Caspienne et les montagnes de l’Asie centrale. C’est un ceinturon qui encercle la Russie du sud et de l’est. En les contrôlant, Moscou créerait une zone tampon immense, un espace de domination exclusive qui lui donnerait un accès direct aux régions les plus instables du monde : le Moyen-Orient, l’Afghanistan, la frontière chinoise. Les ressources naturelles de ces territoires sont phénoménales : pétrole, gaz, métaux rares, terres agricoles, eau. Dugin lui-même l’avoue : l’annexion de ces sept pays donnerait à la Russie 27% de territoire en plus que l’Union européenne tout entière. Ce n’est pas juste de la géopolitique. C’est de la prédation à l’échelle continentale.

Imaginez un instant la vie d’un Kazakh qui travaille dans les champs de pétrole du nord-ouest de son pays. Il se lève avant l’aube, il travaille dur, il envoie une partie de son salaire à sa famille à Almaty. Il pense à l’avenir de ses enfants. Il espère qu’ils auront une vie meilleure que la sienne. Et puis il apprend qu’un idéologue russe veut transformer son pays, sa terre, son foyer, en une province d’un empire russe. Que son drapeau, sa langue, son identité seraient effacés ou subordonnés. Comment se sent-il ? Rien de ce qu’il a construit n’a d’importance. Son existence, ses efforts, ses rêves — tout peut être annulé par une décision prise à des milliers de kilomètres, dans une salle de réunion froide à Moscou. C’est ça l’horreur de la domination impériale : elle vous dit que vous ne valez rien, que vous êtes expendable, que vous êtes de la chair à canon ou de la main-d’œuvre pour quelqu’un d’autre.

Cette liste me hante. Vraiment. Je regarde les noms de ces pays — Armenie, Georgia, Azerbaijan, Kazakhstan, Uzbekistan, Tajikistan, Kyrgyzstan — et je vois des visages. Des visages que j’ai croisés dans mes voyages, des gens que j’ai rencontrés, des histoires que j’ai entendues. L’artiste à Erevan qui m’a expliqué comment la musique sauve son âme. L’entrepreneur à Tbilissi qui m’a parlé de ses rêves européens. Le guide à Samarcande qui m’a fait visiter les madrasas avec une fierté évidente. Ces gens, Dugin les efface d’un trait de plume. Il dit qu’ils n’ont pas le droit d’exister. Que leur souveraineté est une anomalie. Ça me rend fou de rage. Qui est-il pour décider ? Qui est Trump pour lui donner l’excuse ? C’est de l’arrogance à l’état pur. De l’impunité à son paroxysme. Et le pire, c’est qu’il y a des gens, là-bas, ce soir, qui dorment avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. Qui se demandent si demain ils seront encore libres. Si leurs enfants auront un avenir dans leur propre pays. Comment peut-on dormir tranquille quand on sait ça ?

Sources

Sources primaires

News18 – « Putin Ally Says Trump’s Greenland Push Strengthens Russia’s Case To Invade Seven Countries » (19 janvier 2026)

The Express – « Russia urged to ‘toss aside international law’ in chilling land grab plan » (19 janvier 2026)

Nova24.uz – « Alexander Dugin questions Uzbekistan’s sovereignty — video » (19 janvier 2026)

Sources secondaires

Parlement européen – « Support for Greenland’s territorial integrity and sovereignty » (19 janvier 2026)

BBC News – « ‘Europe won’t be blackmailed,’ Danish PM says in wake of Trump threats » (19 janvier 2026)

CNBC – « Greenland PM issues defiant rebuke over Trump’s tariff threats » (19 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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