Des tubes à vide de l’ère Gagarine
Les experts ukrainiens qui ont examiné les débris de l’Oreshnik ont fait une découverte surprenante : des tubes à vide sur les cartes de contrôle. Des tubes à vide. La technologie que Youri Gagarine utilisait pour aller dans l’espace. Nous sommes en 2026, et la Russie met des composants des années 1960 dans ses missiles « révolutionnaires ». C’est un aveu accablant sur l’état de l’industrie de défense russe.
Les sanctions occidentales ont clairement eu un impact. La Russie ne peut plus accéder aux semi-conducteurs modernes, aux composants électroniques de pointe. Elle doit se rabattre sur ce qu’elle a : de vieilles technologies, des stocks d’époque soviétique, des solutions de fortune. Le résultat est un missile qui coûte des millions mais qui fonctionne avec des pièces de musée. L’Oreshnik n’est pas une percée technologique. C’est un bricolage désespéré.
Le système de guidage : navigation inertielle et GLONASS
Le guidage de l’Oreshnik repose principalement sur un système de navigation inertielle — des gyroscopes qui calculent la position en fonction du mouvement — complété par des corrections du système satellite russe GLONASS. C’est une technologie fiable, certes, mais pas de pointe. Elle offre une précision de « mi-course », c’est-à-dire pendant le vol. Mais pour les ogives elles-mêmes, après séparation, il n’y a rien. Elles tombent en chute libre, sans correction, sans guidage.
Le Pentagone a identifié l’Oreshnik comme une variante du RS-26 Rubezh, un missile balistique qui a été testé cinq fois mais qui n’est jamais entré en service. Cinq tests seulement. Pas d’entrée en service. Et maintenant, une version dérivée est lancée sur l’Ukraine comme si c’était une arme opérationnelle. C’est de l’improvisation. Du bluff. De la propagande transformée en projectile.
Des tubes à vide. Je n’en reviens pas. La Russie menace le monde avec des missiles équipés de technologie des années 60. C’est à la fois ridicule et tragique. Ridicule parce que ça montre l’état réel de l’industrie russe. Tragique parce que ces missiles, même primitifs, tuent quand même. Ils détruisent quand même. La technologie est vieille, mais les victimes sont bien réelles.
Les problèmes de précision : Mach 11 et ogives perdues
Trop rapide pour être précis ?
L’Oreshnik atteint une vitesse terminale estimée à plus de Mach 11 — environ 3 740 mètres par seconde. C’est extrêmement rapide. Trop rapide, peut-être. L’analyse des images de la frappe sur Lviv montre que seulement quatre groupes d’éléments de frappe ont atteint le sol, suivis de deux éléments individuels. Il y avait une « distance significative » entre les points d’impact. Traduction : les ogives ne sont pas allées où elles devaient aller.
La vitesse hypersonique crée des problèmes techniques majeurs. La chaleur générée par la rentrée atmosphérique est intense. Les contraintes sur les matériaux sont extrêmes. Et sans guidage terminal, les ogives dévient de leur trajectoire prévue. Pire encore : certains experts suggèrent que toutes les ogives ne survivent pas physiquement à la rentrée dans l’atmosphère. Le missile part avec six ogives. Combien arrivent vraiment ? La question reste ouverte.
Six ogives, trente-six sous-munitions — en théorie
En théorie, l’Oreshnik peut transporter six ogives, chacune contenant six sous-munitions, pour un total de 36 éléments de frappe. Le poids au lancement est estimé entre 1 250 kg et 3 000 kg. Sur le papier, c’est impressionnant. En pratique, avec un taux de survie incertain et une précision douteuse, l’efficacité réelle est bien moindre.
Les ogives de l’Oreshnik ressemblent à des « ogives classiques non guidées » servant de porteurs pour les sous-munitions. C’est une conception qui date. Les missiles modernes utilisent des véhicules de rentrée manœuvrables, capables de corriger leur trajectoire jusqu’à l’impact. L’Oreshnik n’a pas cette capacité. Une fois les ogives larguées, elles suivent une trajectoire balistique pure. Là où la gravité les emmène, elles vont.
Poutine a présenté l’Oreshnik comme une arme contre laquelle il n’y a pas de défense. Et techniquement, il a raison — mais pas pour les raisons qu’il pense. Il n’y a pas de défense parce que personne ne sait vraiment où le missile va tomber. Même ses créateurs. C’est une arme de terreur, pas de précision. Elle est faite pour effrayer, pas pour atteindre des cibles spécifiques. Et ça, c’est peut-être le plus effrayant de tout.
Ce que cela révèle sur l'arsenal russe
Les sanctions mordent profondément
L’état de l’Oreshnik est un symptôme d’un problème plus large : l’industrie de défense russe souffre. Les sanctions occidentales l’ont privée de composants essentiels. Les microprocesseurs avancés, les capteurs de précision, l’électronique moderne — tout cela est devenu rare ou inaccessible. La Russie doit improviser, cannibaliser d’anciens équipements, utiliser des technologies obsolètes. Le résultat : des missiles « nouveaux » équipés de pièces vieilles de soixante ans.
Ce n’est pas un problème que la Russie peut résoudre rapidement. Développer une industrie de semi-conducteurs prend des décennies. Former des ingénieurs de pointe prend une génération. Les sanctions sont conçues pour avoir un effet à long terme, et cet effet commence à se manifester. L’Oreshnik est peut-être le premier signe visible d’un déclin technologique qui va s’accentuer.
Le bluff comme stratégie
Poutine utilise l’Oreshnik comme outil de propagande autant que comme arme. Les menaces, les annonces spectaculaires, les déclarations sur l’« invincibilité » — tout cela vise à effrayer l’Europe, à décourager le soutien à l’Ukraine, à projeter une image de puissance. Mais quand on regarde sous le capot, la réalité est moins impressionnante. Le bluff fait partie de la stratégie russe. Et parfois, le bluff est tout ce qu’il reste.
Cela ne signifie pas que l’Oreshnik est inoffensif. Un missile balistique, même imprécis, peut causer des destructions massives. S’il touche une zone habitée, les morts seront bien réels. Mais ce n’est pas l’arme de précision chirurgicale que le Kremlin prétend. C’est une arme de terreur, de destruction aveugle. Et les Ukrainiens, qui vivent sous la menace constante de ces missiles, le savent mieux que personne.
Le bluff de Poutine. C’est peut-être toute sa stratégie. Faire croire qu’il est plus fort qu’il ne l’est. Que ses armes sont meilleures qu’elles ne le sont. Que son pays tient mieux qu’il ne tient. L’Oreshnik est un symbole parfait de ce bluff. Présenté comme invincible. En réalité, un bricolage avec des pièces de musée. Mais le problème avec le bluff, c’est qu’un jour, quelqu’un finit par voir vos cartes.
Conclusion : Le mythe s'effondre
La réalité derrière la propagande
L’Oreshnik était censé être la preuve de la supériorité technologique russe. Il est devenu la preuve de ses limites. Un missile sans guidage terminal précis. Des composants datant de l’ère spatiale soviétique. Une précision douteuse. Des ogives qui ne survivent pas toutes à la rentrée atmosphérique. C’est loin, très loin de l’« arme miracle » annoncée par le Kremlin.
Les experts ukrainiens ont fait leur travail. Ils ont récupéré les débris, les ont analysés, ont révélé la vérité. Cette vérité est importante. Elle montre que la Russie, malgré ses fanfaronnades, n’est pas la superpuissance technologique qu’elle prétend être. Elle montre que les sanctions fonctionnent. Elle montre que le bluff de Poutine a ses limites. Et elle donne de l’espoir — un espoir prudent — à ceux qui affrontent cette menace au quotidien.
L’Oreshnik devait faire trembler l’Europe. Il fait plutôt sourire les experts. Des tubes à vide. Pas de guidage terminal. Une précision aléatoire. C’est ça, l’arme secrète de Poutine. C’est ça, la technologie russe « invincible ». Ne vous méprenez pas : ce missile peut encore tuer. Il peut encore détruire. Mais il n’est pas ce qu’on nous avait promis. Il n’est pas ce que Poutine prétend. Et cette différence entre le mythe et la réalité, c’est peut-être la vraie faiblesse de la Russie. Elle ne peut plus cacher ce qu’elle est vraiment.
Encadré de transparence du chroniqueur
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des technologies militaires et des conflits qui façonnent notre monde. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux qui nous concernent tous.
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et commentaires interprétatifs. Les informations factuelles présentées proviennent d’analyses d’experts ukrainiens, de sources militaires spécialisées et d’agences de presse internationales.
Sources
Sources primaires
Militarnyi – Oreshnik Missile Lacks Warhead Guidance System — Research (janvier 2026)
United24 Media – Russia’s New Oreshnik Missile May Be Flying Blind, Debris Analysis Suggests (janvier 2026)
Sources secondaires
Militarnyi – Journalists Show Oreshnik Missile Components for the First Time: It Still Uses Vacuum Tubes (janvier 2026)
Wikipedia – Oreshnik (missile) (janvier 2026)
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