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L’Europe dégaine son « bazooka commercial » : la riposte contre Trump commence
Crédit: Adobe Stock

Un instrument conçu pour les temps de crise

L’Instrument Anti-Coercition, ou ACI, n’est pas une simple menace rhétorique. C’est un mécanisme juridique complexe que l’Union européenne a adopté en 2023 après des années de débats. Son principe est simple mais redoutable : quand un pays tiers utilise des mesures économiques pour faire pression sur un État membre de l’UE, le bloc peut riposter de manière coordonnée. Et quand on parle de riposte, on parle de mesures sévères : tarifs douaniers punitifs, restrictions sur les services, suspension d’accords commerciaux, gel des investissements. L’arsenal est vaste. L’Europe a appris de ses erreurs passées.

Ce qui rend l’ACI particulièrement puissant, c’est sa nature collective. Quand les États-Unis imposent des tarifs au Danemark, ils ne font pas face à un petit pays de 6 millions d’habitants. Ils font face à un marché de 450 millions de consommateurs, à la deuxième économie mondiale, à un bloc qui représente 15% du commerce mondial. Trump peut peut-être intimider le Danemark. Il ne peut pas intimider l’Europe entière. Du moins, c’est le pari que font les dirigeants européens. Et pour la première fois depuis longtemps, ils semblent prêts à le tenir.

La majorité qualifiée en vue

Le diplomate européen qui s’est exprimé a souligné un point crucial : « Cette fois, nous atteindrions la majorité qualifiée nécessaire. » Dans le jargon bruxellois, ça signifie que suffisamment de pays sont prêts à voter pour activer le mécanisme. Ce n’est pas rien. L’UE est souvent paralysée par ses divisions internes. Mais la menace de Trump a réussi ce que des années de discours sur l’unité européenne n’avaient pas accompli : souder le bloc. France, Allemagne, Pays-Bas, Suède, Finlande, Norvège, Royaume-Uni — même les pays traditionnellement pro-américains se rangent du côté du Danemark.

Le diplomate a toutefois tempéré les attentes. L’ACI n’est pas une « baguette magique », a-t-il précisé. Son impact n’est pas automatique. Activer l’instrument prend du temps. Les négociations continuent en parallèle. L’Europe ne veut pas la guerre commerciale. Elle veut la paix. Mais une paix dans la dignité. Une paix où le Groenland reste danois, où les frontières restent inviolables, où le droit international compte encore. Si Trump refuse cette paix, alors oui, l’Europe est prête à se battre. Économiquement, du moins.

Je me souviens des moqueries. « L’Europe, ce géant économique et ce nain politique. » « L’Europe, incapable de s’unir sur quoi que ce soit. » Eh bien regardez-la maintenant. Regardez-la brandir son bazooka. Regardez-la dire non à l’homme le plus puissant du monde. Est-ce que ça va marcher ? Je ne sais pas. Mais au moins, pour une fois, l’Europe se bat. Et ça, ça compte.

Sources

Sources primaires

Euronews – EU seeks Greenland de-escalation while plotting tariff retaliation against Trump (19 janvier 2026)

NBC News – Trump links Greenland threats to Nobel snub as Europe eyes tariff retaliation (19 janvier 2026)

Washington Post – Trump ties Greenland takeover bid to Nobel Prize in text to Norway leader (19 janvier 2026)

Sources secondaires

Al Jazeera – Trump announces new tariffs over Greenland: How have EU allies responded? (18 janvier 2026)

ABC News – Europe ‘united’ in face of Trump’s Greenland threats, tariffs, EU chief says (18 janvier 2026)

CNN – A stunned Europe gathers to respond after Trump increases pressure over Greenland (18 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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