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L’œil aveuglé de Poutine : quand l’Ukraine transforme le radar russe en tas de ferraille
Crédit: Custom

L’héritage soviétique devenu talon d’Achille

Le Nebo-SVU n’est pas n’importe quel radar. Ce système de surveillance VHF, développé à l’époque soviétique et modernisé par la Russie, représentait l’un des piliers de l’architecture de défense aérienne russe en Crimée. Conçu pour détecter et suivre les cibles aériennes à longue portée, y compris les avions furtifs et les missiles de croisière, le Nebo-SVU jouait un rôle crucial dans le système d’alerte précoce et la désignation de cibles pour les unités de défense aérienne russes. En d’autres termes, c’était l’œil qui voyait là où les autres ne pouvaient pas, le sentinelle qui devait donner l’alarme avant que les menaces n’approchent. Ou du moins, c’était ce que la Russie croyait.

Mais voici l’ironie amère de cette histoire : ce système russe « avancé » a servi de base à un autre radar, vendu par la Chine comme une arme miracle. Le JY-27A, présenté par Pékin comme un radar « anti-furtivité » capable de détecter les avions de cinquième génération comme le F-22 Raptor américain et le F-35 Lightning II à plus de 240 kilomètres, n’est rien d’autre qu’une copie modifiée du Nebo-SVU. La Chine a acquis ces radars russes, les a étudiés, les a démontés pièce par pièce, a compris leur fonctionnement, puis les a réassemblés sous un nouveau nom, avec quelques modifications cosmétiques, pour les vendre comme une invention chinoise révolutionnaire. L’histoire, comme on dit, aime les ironies.

L’échec honteux du Venezuela

Pourtant, cette « copie » chinoise n’a pas brillé par son efficacité récente. Moins de deux semaines avant la frappe ukrainienne en Crimée, le 4 janvier 2026, les États-Unis ont mené un raid audacieux sur Caracas, la capitale du Venezuela, qui s’est soldé par la capture du président Nicolás Maduro et de son épouse. Les radars JY-27A achetés à la Chine, présentés comme capables de détecter les avions américains à des centaines de kilomètres, ont échoué à donner la moindre alerte. Ils n’ont rien vu. Ils n’ont rien détecté. Les avions américains sont arrivés, ont frappé, et sont repartis, tandis que ces systèmes « miraculeux » restaient silencieux, aveugles, inutiles.

C’est là que l’ironie devient presque comique, si elle n’était pas si tragique pour les gens qui ont cru à ces promesses. La Chine copie la Russie, vend le résultat au Venezuela comme une défense impenétrable contre l’impérialisme américain. Puis les Américains arrivent et les radars chinois ne réagissent pas. Zéro. Néant. Le silence absolu de technologies surestimées, de propagande militaire confrontée à la réalité brute du combat. Et pendant ce temps, en Crimée, l’original russe subissait le même sort — non pas parce qu’il ne fonctionnait pas, mais parce que l’Ukraine a trouvé le moyen de le contourner, de le tromper, de le détruire. Le message est clair : dans cette guerre, la technologie seule ne suffit pas. L’innovation, l’adaptation, la détermination — voilà ce qui fait la différence. Et sur ce terrain, l’Ukraine domine.

Sources

Sources primaires

blank »>Global Defense Corp – Ukraine destroys Russia’s Nebo-SVU VHF radar which China reverse-engineered and sold as JY-27A anti-stealth radar (19 janvier 2026)

forcestargetrussiannebouradarpantsirs1systemanduavfacility-17187.html » target= »blank »>Defense Express – Ukrainian Forces Target russian Nebo-U Radar, Pantsir-S1 System, and UAV Facility (17 janvier 2026)

blank »>United24 Media – Ukraine Destroys Russian Nebo-U Radar and Pantsir-S1 in Crimea Strike, Crippling Air Defenses (17 janvier 2026)

Sources secondaires

blank »>Institute for the Study of War – Russian Offensive Campaign Assessment, January 17, 2026 (17 janvier 2026)

Newsweek – China-Made Military Radars May Have Failed Venezuela During US Raid (5 janvier 2026)

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