Un radar de surveillance à longue portée
Le Protivnik-GE (désignation 59N6-E) est un radar de défense aérienne tridimensionnel en bande L. Sa mission : la surveillance aérienne, la détection de cibles, la mesure de position et de vitesse, et le suivi haute résolution à longue portée. Sa portée maximale atteint 400 kilomètres. Il peut même suivre des objets en orbite basse. C’est un système de pointe, capable de fonctionner dans des environnements de brouillage intense.
Ce radar peut être synchronisé avec une batterie S-400, offrant aux opérateurs une conscience situationnelle accrue. C’est le genre de système qui transforme une défense aérienne de bonne en excellente. En le détruisant, l’Ukraine ne neutralise pas seulement un radar — elle dégrade l’efficacité de tout le réseau de défense auquel il était connecté. L’effet se propage, affaiblissant la protection de zones entières.
Production limitée, remplacement difficile
La Russie ne peut pas simplement remplacer un Protivnik-GE détruit. La production de ces systèmes prend des années. Les composants électroniques de précision sont difficiles à obtenir sous les sanctions occidentales. Chaque perte est donc durable — elle affecte la capacité russe pendant des mois, voire des années. C’est de l’attrition stratégique au plus haut niveau.
Les frappes ukrainiennes sur ces radars rares témoignent d’un renseignement de qualité. Il faut d’abord localiser ces systèmes mobiles, souvent camouflés et déplacés régulièrement. Il faut ensuite planifier une frappe capable de pénétrer les défenses environnantes. Et il faut exécuter avec précision. Le SSU et ses forces spéciales Alpha maîtrisent cette chaîne de destruction.
400 kilomètres de portée. C’est la distance entre Paris et Lyon. Entre Bruxelles et Amsterdam. Un seul radar peut surveiller un territoire immense. Et l’Ukraine vient d’en détruire un. La Russie va devoir combler ce trou. Avec quoi ? Un autre radar qu’elle n’a peut-être pas ? Des systèmes de remplacement moins performants ? Chaque perte crée une faiblesse. Et l’Ukraine est très douée pour trouver les faiblesses.
Le Gamma-D : le détecteur de furtivité
Conçu pour voir l’invisible
Le Gamma-DE est un radar de surveillance d’alerte précoce spécialement conçu pour détecter les avions furtifs. Il fonctionne en bande UHF et peut être installé jusqu’à 15 kilomètres de son véhicule de commandement et de contrôle. Sa portée maximale pour la détection d’aéronefs furtifs atteint 240 kilomètres. C’est le « fil-piège » des réseaux de défense aérienne russes — le système qui détecte ce que les autres ne voient pas.
La destruction d’un Gamma-D est particulièrement significative dans le contexte actuel. L’Ukraine reçoit des F-16 et pourrait un jour recevoir des avions plus furtifs. Éliminer les radars conçus pour détecter ces appareils, c’est préparer le terrain pour de futures opérations aériennes. C’est de la planification à long terme autant que de la guerre immédiate.
Un maillon critique de la chaîne
Le Gamma-D ne fonctionne pas seul. Il fait partie d’un réseau intégré de défense aérienne, transmettant ses détections aux batteries de missiles et aux centres de commandement. En le détruisant, l’Ukraine ne crée pas seulement un trou dans la couverture radar — elle coupe un lien dans la chaîne de commandement. Les autres systèmes doivent compenser, s’adapter, fonctionner de manière dégradée.
Cette approche systémique est la signature des opérations du SSU. Ne pas frapper au hasard, mais cibler les noeuds critiques du réseau ennemi. Les radars d’alerte précoce. Les radars d’acquisition de cibles. Les centres de commandement. Chaque frappe est calculée pour avoir un effet multiplicateur, affaiblissant l’ensemble du dispositif bien au-delà de la seule cible détruite.
Le Gamma-D était censé détecter les avions furtifs. Il n’a pas détecté le drone ukrainien qui l’a détruit. L’ironie est cruelle. Ces systèmes sophistiqués, conçus pour voir l’invisible, se révèlent vulnérables à des attaques qu’ils n’ont pas anticipées. C’est la leçon de cette guerre : la technologie la plus avancée peut être vaincue par l’ingéniosité et l’adaptation. L’Ukraine n’a pas les moyens de la Russie. Mais elle a quelque chose de plus précieux : la capacité de trouver et d’exploiter les faiblesses de l’ennemi.
La stratégie d'aveuglement ukrainienne
Plus de 500 systèmes neutralisés
Les frappes sur le Gamma-D et le Protivnik-GE s’ajoutent à une liste impressionnante. Depuis le début de la guerre, les forces spéciales Alpha du SSU ont détruit plus de 500 systèmes de défense aérienne russes. Cinq cents. C’est un chiffre qui défie l’imagination. Des S-300, S-350, S-400. Des Buk, des Pantsir, des Tor. Des radars de toutes sortes. Des dizaines de milliards de dollars d’équipements.
La liste des radars détruits est un inventaire de la technologie russe : Nebo-U, Nebo-M, Podlyot, Niobiy, Kasta-2E2, 92N6… Chaque nom représente un système complexe, coûteux, difficile à remplacer. L’Ukraine les élimine un par un, méthodiquement, sans relâche. La défense aérienne russe, si redoutée au début de la guerre, est maintenant criblée de trous.
Ouvrir des corridors pour les drones
Chaque radar détruit ouvre un corridor. Ces « corridors à travers le système de défense aérienne multicouche de la Russie » permettent aux drones ukrainiens à longue portée de pénétrer profondément en territoire ennemi. Bases militaires, dépôts de munitions, raffineries, aérodromes — tout devient accessible quand le bouclier aérien est percé.
C’est un cercle vertueux pour l’Ukraine. Plus elle détruit de radars, plus ses drones peuvent pénétrer profondément. Plus ses drones pénètrent, plus ils peuvent frapper de cibles — y compris d’autres radars et systèmes de défense. Chaque succès rend le suivant plus facile. La défense aérienne russe s’effrite progressivement, incapable de se régénérer assez vite pour compenser les pertes.
500 systèmes. Je répète ce chiffre pour qu’il s’imprime. Cinq cents systèmes de défense aérienne, parmi les plus avancés au monde, détruits par un pays qui n’avait pas d’armée moderne il y a dix ans. C’est David contre Goliath, sauf que David a des drones. La Russie peut produire des missiles. Mais peut-elle produire 500 nouveaux radars ? 500 nouveaux systèmes S-400 ? La réponse est non. Pas avec les sanctions. Pas dans ce délai. L’Ukraine est en train de désarmer la Russie, frappe après frappe.
Conclusion : La défense russe s'effondre
Des pertes irremplaçables
Le Gamma-D et le Protivnik-GE ne seront pas remplacés rapidement. La Russie n’a ni les composants, ni la capacité industrielle, ni le temps. Chaque radar rare détruit est une perte permanente pour la durée du conflit. Et l’Ukraine continue de frapper. Elle a identifié la faiblesse de l’ennemi et elle l’exploite sans pitié.
La défense aérienne russe — autrefois la terreur des pilotes de l’OTAN, le bouclier impénétrable vanté par la propagande du Kremlin — est en lambeaux. Des corridors s’ouvrent. Des drones passent. Des cibles qui semblaient intouchables sont frappées. C’est le résultat de centaines d’opérations comme celle-ci : patientes, précises, dévastatrices.
Crever les yeux de l’ennemi. C’est ce que fait l’Ukraine, radar après radar, système après système. La Russie avait la défense aérienne la plus dense du monde. Elle est maintenant pleine de trous. Les drones ukrainiens passent là où rien ne devait passer. Ils frappent là où rien ne devait être frappé. Le Gamma-D était censé les voir. Le Protivnik-GE était censé les traquer. Ils sont en ruines maintenant. Et quelque part en Russie, un général regarde une carte avec de moins en moins de couverture radar, et il comprend que la guerre ne se passe pas comme prévu. Pas du tout comme prévu.
Encadré de transparence du chroniqueur
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux qui nous concernent tous.
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et commentaires interprétatifs. Les informations factuelles présentées proviennent du Service de sécurité d’Ukraine et de sources spécialisées en défense.
Sources
Sources primaires
Militarnyi – SSU Strikes Rare Russian Gamma-D and Protivnik-GE Radar (janvier 2026)
Sources secondaires
Defense Express – Ukraine’s Deep Strikes Take Down Air Defense Radars in Russia (2025)
GlobalSecurity – 59N6 Protivnik-GE Technical Specifications
US Army TRADOC – 59N6E Protivnik-GE Russian 3D Mobile Radar (document technique)
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