Les joyaux de la couronne russes en flammes
La liste des systèmes détruits est impressionnante. Des S-300, S-350 et S-400 — l’épine dorsale de la défense aérienne russe, chaque batterie valant des centaines de millions de dollars. Des Buk-M1 et Buk-M2, systèmes de moyenne portée essentiels pour protéger les troupes au sol. Des Pantsir-S1 et Pantsir-S2, conçus pour abattre les missiles de croisière et les drones — ironie cruelle, ils ont été détruits par les drones qu’ils devaient intercepter. Des Tor-M1, Tor-M2 et Tor-M3, systèmes de courte portée censés offrir la dernière ligne de défense.
Les radars ont également été ciblés systématiquement. Le 55Zh6U Nebo-U et le Nebo-M, radars de surveillance à longue portée. Le Podleot, le Niobiy, le Casta-2E2. Et récemment, des cibles encore plus rares : le Gamma-D et le Protivnik-GE, des systèmes de détection sophistiqués que la Russie possède en nombre limité. Chaque radar détruit est un trou dans la couverture russe. Chaque trou est une opportunité pour les drones ukrainiens.
Plus de 500 systèmes neutralisés depuis le début de la guerre
Au total, depuis le début de l’invasion à grande échelle, les forces spéciales Alpha du SSU ont détruit plus de 500 systèmes de défense aérienne russes. Cinq cents. C’est un chiffre astronomique. C’est des dizaines de milliards de dollars d’équipements sophistiqués, réduits à des carcasses fumantes par des opérateurs de drones ukrainiens et des équipes d’opérations spéciales. Moscou n’a pas réagi officiellement à ces affirmations. Le silence est parfois plus éloquent que les mots.
La frappe de novembre 2025 sur Novorossiysk illustre la précision de ces opérations. Quatre lanceurs S-400 Triumph détruits. Deux radars clés neutralisés : le 96N6 (« Cheese Board »), radar d’alerte précoce, et le 92N6 (« Grave Stone »), radar d’acquisition de cibles. Une seule frappe, des centaines de millions de dollars de pertes. Et surtout, un trou béant dans la défense aérienne de la région.
Je pense aux opérateurs de drones ukrainiens. À ceux qui pilotent ces engins à des centaines de kilomètres de distance, qui visent des systèmes valant plus que ce qu’ils gagneront dans toute leur vie. Le S-400, c’est le fleuron de la défense russe. C’est ce que Poutine vend à prix d’or à ses alliés. Et un gamin ukrainien avec une manette le transforme en ferraille. Il y a quelque chose de profondément satisfaisant là-dedans. La technologie russe, si vantée, si redoutée, réduite en cendres par l’ingéniosité ukrainienne.
Les frappes récentes : radar rare et sous-marin immobilisé
Le Gamma-D et le Protivnik-GE : des cibles de choix
Le SSU a récemment frappé deux radars particulièrement rares : le Gamma-D et le Protivnik-GE. Ces systèmes de détection ne sont pas des équipements de série. La Russie en possède un nombre limité. Les détruire, c’est infliger des pertes irremplaçables — au moins à court terme. La production de ces systèmes prend des années. Les composants sont complexes. Et les sanctions occidentales compliquent encore les choses. Chaque radar rare détruit est un coup porté directement à la capacité de la Russie à voir venir les frappes ukrainiennes.
Ces frappes sur les radars s’inscrivent dans une stratégie plus large : aveugler l’ennemi. Un système de défense aérienne sans radar est comme un soldat sans yeux. Les missiles sont là, les lanceurs sont prêts, mais ils ne savent pas où tirer. L’Ukraine l’a compris. Elle cible méthodiquement les « yeux » russes — les radars de surveillance, les radars d’acquisition, les systèmes de guidage. Et une fois les yeux crevés, elle envoie ses drones.
Un sous-marin Kilo immobilisé depuis plus d’un mois
Les images satellites racontent une autre histoire de la guerre de l’ombre ukrainienne. Un sous-marin russe de classe Kilo, endommagé par une frappe ukrainienne, n’a pas bougé depuis plus d’un mois. Il est là, immobile dans son port, symbole d’une marine qui n’ose plus sortir. La flotte russe de la mer Noire, qui devait dominer les eaux et permettre un débarquement à Odessa, se terre dans ses bases, hors de portée des drones maritimes ukrainiens.
Ce sous-marin immobilisé n’est pas un cas isolé. Depuis le début de la guerre, l’Ukraine a coulé ou endommagé 28 navires et 2 sous-marins russes. Sans marine digne de ce nom. Avec des drones maritimes bricolés et des missiles antinavires. C’est l’une des plus grandes humiliations militaires de cette guerre. La Russie, puissance navale historique, chassée de ses propres eaux par un pays qui n’a presque pas de flotte.
Un sous-marin de classe Kilo. Des centaines de millions de dollars de technologie. Immobile. Inutile. Endommagé par une frappe ukrainienne. Je regarde cette image satellite et je vois plus qu’un sous-marin blessé. Je vois l’échec de toute une stratégie russe. Ils devaient dominer la mer Noire. Ils se cachent maintenant dans leurs ports. Ils devaient projeter leur puissance. Ils protègent ce qui reste. L’Ukraine n’a pas de sous-marins. Mais elle coule ceux des autres.
L'entrepôt de drones de Louhansk en flammes
Frapper les outils de la mort
Dans l’oblast de Louhansk, temporairement occupé, les forces ukrainiennes ont frappé un entrepôt de drones russes. Ces drones — Shahed iraniens, Lancet russes, et autres engins de mort — sont utilisés quotidiennement pour terroriser les villes ukrainiennes, détruire les infrastructures, tuer des civils. Détruire leurs stocks, c’est sauver des vies. C’est une équation simple mais vitale.
L’Ukraine a appris que la meilleure défense contre les drones, c’est de les détruire avant qu’ils décollent. Frapper les entrepôts, les usines d’assemblage, les bases de lancement. C’est plus efficace que de les abattre un par un dans le ciel ukrainien. Et c’est exactement ce que font les forces spéciales : identifier les stocks, planifier les frappes, exécuter. Chaque entrepôt détruit, ce sont des dizaines, peut-être des centaines de drones qui ne terroriseront jamais personne.
La guerre des drones : l’Ukraine prend l’avantage
La Russie a misé gros sur les drones. Des milliers de Shahed iraniens lancés sur les villes ukrainiennes. Des essaims de Lancet envoyés contre les positions militaires. Mais l’Ukraine ne se contente pas de subir. Elle contre-attaque. Ses propres drones frappent profondément en territoire russe — Moscou, les raffineries, les bases militaires, les dépôts de munitions. La guerre des drones fait rage des deux côtés. Et l’Ukraine, malgré des moyens inférieurs, tient la dragée haute.
Les 110 215 drones tactiques russes détruits depuis le début de la guerre témoignent de l’intensité de cette bataille aérienne. C’est un chiffre astronomique. Plus de cent mille drones abattus, neutralisés, détruits au sol. Et pourtant, ils continuent de venir. La Russie a les moyens de produire ou d’acheter en masse. L’Ukraine doit être plus maligne, plus précise, plus efficace. Et elle l’est.
La guerre des drones. C’est peut-être le visage de tous les conflits futurs. Des machines contre des machines. Des opérateurs derrière des écrans. La mort qui vient du ciel, silencieuse et précise. L’Ukraine n’a pas choisi cette guerre. Mais elle l’a embrassée. Elle a transformé une faiblesse — l’absence d’aviation — en force — la maîtrise des drones. Et maintenant, c’est la Russie qui craint le ciel. L’ironie est cruelle. Et satisfaisante.
Conclusion : L'Ukraine réécrit les règles de la guerre
La puissance de l’asymétrie
L’Ukraine n’a pas les moyens de la Russie. Elle n’a pas les avions, les chars, les missiles en quantité suffisante pour une guerre conventionnelle. Alors elle a choisi une autre voie : la guerre asymétrique. Frapper là où ça fait mal avec des moyens limités. Cibler les systèmes les plus coûteux avec des drones bon marché. Aveugler l’ennemi plutôt que de l’affronter de front. Et ça marche. 4 milliards de dollars de défense aérienne détruits en un an. Plus de 500 systèmes neutralisés depuis le début de la guerre.
Le SSU et ses forces spéciales Alpha sont au cœur de cette stratégie. Ces hommes opèrent dans l’ombre, loin des caméras, loin de la gloire. Ils planifient, ils exécutent, ils disparaissent. Et leurs résultats parlent d’eux-mêmes. La défense aérienne russe, si vantée, est en lambeaux. Les drones ukrainiens pénètrent de plus en plus profondément en territoire ennemi. La Russie saigne — en hommes, en matériel, en confiance.
Quatre milliards de dollars en fumée. Des S-400 en cendres. Des radars réduits au silence. Des sous-marins immobilisés. Des entrepôts de drones en flammes. L’Ukraine n’a pas les moyens de gagner une guerre conventionnelle contre la Russie. Mais elle n’a jamais eu l’intention de mener une guerre conventionnelle. Elle mène SA guerre. Une guerre d’ombres, de drones, de frappes chirurgicales. Une guerre où l’intelligence bat la force brute. Une guerre qu’elle est en train de gagner, victoire par victoire, milliard par milliard. Et Moscou, malgré toute sa puissance, ne sait pas comment répondre.
Encadré de transparence du chroniqueur
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des conflits qui façonnent notre monde. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux qui nous concernent tous.
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et commentaires interprétatifs. Les informations factuelles présentées proviennent de sources officielles ukrainiennes et d’agences de presse internationales reconnues.
Sources
Sources primaires
United24 Media – Ukraine Blew a $4 Billion Hole in Russia’s Air Defenses in 2025 (19 janvier 2026)
Interfax Ukraine – SBU destroys enemy air defense assets worth $4 bln in 2025 (19 janvier 2026)
Militarnyi – SSU Strikes Rare Russian Gamma-D and Protivnik-GE Radar (janvier 2026)
Sources secondaires
Kyiv Post – ‘Hole in Russian Defenses’ – SBU Wipes Out S-400 Launchers and Radars in Novorossiysk (novembre 2025)
RBC-Ukraine – Ukrainian special forces destroy over 500 Russian air defense units (janvier 2026)
Ukrainska Pravda – Ukrainian forces hit UAV warehouse in temporarily occupied Luhansk Oblast (19 janvier 2026)
Militarnyi – Satellite Imagery: Damaged by Ukrainian Strike, Kilo-Class Submarine Not Moved in Over a Month (janvier 2026)
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