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Moins dix-huit degrés dans le noir : la Russie transforme l’hiver en arme de guerre
Crédit: Adobe Stock

Les chiffres de l’horreur

Cent quarante-cinq drones. C’est le nombre que l’armée de l’air ukrainienne a rapporté. Cent quarante-cinq engins mortels qui ont traversé le ciel ukrainien pendant la nuit du 18 au 19 janvier 2026, portant la mort et la destruction dans leurs soutes. Les systèmes de défense antiaérienne ukrainiens ont abattu cent vingt-six d’entre eux. C’est un taux d’interception impressionnant, mais pas suffisant. Les dix-neuf drones qui ont traversé le filet défensif ont fait des dégâts considérables. Dans la région d’Odesa, au sud de l’Ukraine, une installation énergétique de DTEK, la plus grande entreprise énergétique privée d’Ukraine, a été « substantiellement » endommagée. Résultat : trente mille huit cents foyers privés d’électricité. Trente mille huit cents familles dans le noir. Dans la région de Chernihiv, au nord, cinq installations énergétiques importantes ont été endommagées. Des dizaines de milliers de consommateurs privés d’électricité. À Kharkiv, la deuxième plus grande ville d’Ukraine, des missiles ont frappé une infrastructure critique dans la matinée du 19 janvier, causant des dégâts significatifs. Le maire Ihor Terekhov a annoncé que les équipes de réparation travaillaient dès que la sécurité le permettait. Mais comment réparer quand les drones reviennent chaque nuit ? Comment reconstruire quand les destructions s’accumulent ?

Les chiffres seuls ne racontent pas toute l’histoire. Trente mille huit cents foyers, c’est un chiffre. Mais derrière chaque chiffre, il y a des vies. Des visages. Des noms. Des histoires. La vieille dame de Kharkiv qui dépend de son équipement médical électrique. Le père de famille d’Odesa qui ne peut pas chauffer l’appartement où ses enfants dorment. L’enfant de Chernihiv qui tombe malade parce qu’il a trop froid. Les équipes de réparation qui risquent leur vie sous les tirs ennemis pour restaurer l’électricité. Serhii Kovalenko, le PDG de l’entreprise de distribution d’énergie Yasno, a écrit sur Facebook tard dimanche soir : « Être sans électricité pendant plus de seize heures, c’est terrible. » Il poursuit : « Et ce n’est pas à cause des entreprises énergétiques, mais à cause des attaques cyniques de l’ennemi, qui essaie de créer une catastrophe humanitaire. » Les mots sont forts. « Cynique. » « Catastrophe humanitaire. » Ils ne sont pas exagérés. Ils décrivent exactement ce qui se passe. Une catastrophe humanitaire fabriquée de toutes pièces. Une catastrophe humanitaire calculée. Une catastrophe humanitaire qui pourrait être évitée si une chose changeait : si la Russie décidait d’arrêter.

Une campagne d’hiver

Ce n’est pas un incident isolé. Ce n’est pas une erreur de tir. C’est une campagne. Une campagne systématique, méthodique, implacable. Moscou a intensifié sa campagne hivernale de frappes sur le système énergétique ukrainien, ciblant les infrastructures de production, de transmission d’électricité et de production de gaz. Le timing n’est pas un hasard. Janvier. Le cœur de l’hiver ukrainien. Les températures les plus basses de l’année. Les jours les plus courts. La demande énergétique la plus élevée. Et dans ces conditions, la Russie frappe. Pas sur les positions militaires. Pas sur les lignes de front. Sur les infrastructures énergétiques civiles. Sur les installations qui permettent aux gens de survivre à l’hiver. C’est délibéré. C’est calculé. C’est cruel.

Je me demande ce qui se passe dans la tête de ceux qui ordonnent ces attaques. Est-ce qu’ils ont des enfants ? Est-ce qu’ils ont déjà vu un enfant trembler de froid ? Est-ce qu’ils ont déjà dû choisir entre nourrir son enfant ou le garder au chaud ? Je parie que non. Ils sont dans des bureaux climatisés. Ils prennent des décisions qui condamnent des millions de gens à souffrir. Et puis ils rentrent chez eux. Ils mangent chauds. Ils dorment au chaud. Pendant ce temps, à Kiev, une mère essaie de réchauffer son enfant en l’enveloppant dans trois couvertures. Ça me révolte. Cette distance. Cette indifférence. Cette cruauté froide, calculée, administrative. C’est peut-être pire que la guerre elle-même. Le courage de ceux qui combattent sur le front, je le comprends. Mais la lâcheté de ceux qui frappent les civils depuis des centaines de kilomètres, ça, ça me dépasse.

Sources

Sources primaires

blank »>Straits Times – Russia hits energy system in several regions of Ukraine, Kyiv says (19 janvier 2026)

blank »>Reuters – Russia hits energy system in several regions of Ukraine, Kyiv says (19 janvier 2026)

blank »>Kyiv Independent – Russian attacks kill 5, injure 30 across Ukraine as Moscow again targets energy infrastructure (18 janvier 2026)

Sources secondaires

blank »>UNICEF – Under fire and freezing, children in Ukraine endure the harshest winter of war (16 janvier 2026)

Encadré de transparence du chroniqueur

Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des dynamiques géopolitiques et humanitaires qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies militaires, à comprendre les mouvements de guerre globaux, à anticiper les virages que prennent nos dirigeants et les conséquences sur les civils innocents. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux qui nous concernent tous.

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et commentaires interprétatifs. Les informations factuelles présentées dans cet article proviennent de sources officielles et vérifiables, notamment les communiqués du ministère ukrainien de l’Énergie, les déclarations des gouverneurs régionaux, les rapports de l’armée de l’air ukrainienne, ainsi que les données d’organisations internationales comme UNICEF et d’agences de presse internationales reconnues telles que Reuters, Straits Times et Kyiv Independent.

Les analyses et interprétations présentées représentent une synthèse critique basée sur les informations disponibles. Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser, de leur donner un sens humain et émotionnel. Toute évolution ultérieure pourrait modifier les perspectives présentées ici. Les émotions exprimées dans les passages éditoriaux reflètent ma réaction humaine face à la souffrance des civils et ma conviction que l’utilisation du froid comme arme de guerre constitue une violation inacceptable de la dignité humaine.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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