Le déluge de feu russe
Les chiffres du 18 janvier racontent une histoire de violence industrielle. 112 frappes aériennes russes. Ce sont des bombardiers qui décollent de bases en Russie, chargés de bombes guidées, et qui viennent larguer la mort sur l’Ukraine. 316 bombes ce jour-là. 316 explosions qui pulvérisent des immeubles, des infrastructures, des vies. Chaque bombe pèse entre 250 et 500 kilos. Chaque bombe créé un cratère de plusieurs mètres de diamètre. Multipliez ça par 316. Visualisez le paysage lunaire que ça crée.
Mais les bombes, c’est presque du luxe comparé aux drones kamikazes. 8 156 ce jour-là. Huit mille cent cinquante-six. Des petits engins bourrés d’explosifs qui volent vers leur cible comme des missiles guidés par des opérateurs à des dizaines de kilomètres. Ils visent les soldats, les véhicules, les positions. Ils cherchent la moindre signature thermique, le moindre mouvement. Et quand ils trouvent — BANG. Une explosion qui déchiquette tout dans un rayon de plusieurs mètres. 8 156 de ces engins lâchés en 24 heures. Ça fait une explosion toutes les 10 secondes si on répartit sur la journée. Un bourdonnement constant. Une menace permanente. Le ciel qui tue.
Vous vous rendez compte de ce que ça veut dire, 8 156 drones ? C’est pas un chiffre. C’est une réalité sensorielle. C’est un bourdonnement permanent au-dessus de vos têtes. C’est l’impossibilité de sortir à découvert. C’est la peur viscérale chaque fois que vous entendez ce bruit de moteur électrique caractéristique. Parce que vous savez qu’il cherche. Qu’il scanne. Que si vous êtes repéré, vous avez peut-être 15 secondes pour trouver un abri. Peut-être. Et ça, c’est tous les jours. Toutes les nuits. Sans arrêt. Comment on reste sain d’esprit dans ces conditions ?
L’artillerie qui ne dort jamais
Et puis il y a l’artillerie. 3 875 bombardements le 18 janvier. Dont 70 tirs de lance-roquettes multiples. Les MLRS — ces systèmes qui crachent des dizaines de roquettes en quelques secondes, saturant une zone de plusieurs hectares d’explosions simultanées. Un tir de MLRS, c’est la garantie que tout ce qui vit dans la zone ciblée va mourir. Les arbres sont déchiquetés. Le sol est retourné. Les structures s’effondrent. Et ça, 70 fois dans la journée.
Mais le gros de l’artillerie, c’est le pilonnage classique. 3 805 tirs d’obusiers et de mortiers. Des obus qui sifflent dans le ciel avant de s’abattre. Vous les entendez arriver. Parfois. Quand vous avez de la chance. Vous avez 3 secondes pour plonger dans le premier trou que vous trouvez. Et vous priez. Vous priez pour que l’obus tombe 10 mètres plus loin. Parce que 10 mètres, c’est la différence entre la vie et la mort. Entre rentrer chez soi un jour ou finir en morceaux dans un cratère.
Et moi je me demande : comment les défenseurs ukrainiens font pour ne pas devenir fous ? Comment on tient psychologiquement quand le ciel te tombe dessus toute la journée, toute la nuit ? Quand chaque minute peut être la dernière ? Les chiffres sont abstraits pour nous qui les lisons. 3 875 bombardements. On lit ça, on passe à la phrase suivante. Mais pour eux, c’est 3 875 fois où ils ont dû se jeter au sol, se recroqueviller, espérer survivre. 3 875 moments de terreur pure. En une seule journée.
Pokrovsk : anatomie d'un enfer urbain
La ville qui refuse de mourir
Pokrovsk n’existe plus vraiment. Pas comme ville, en tout cas. C’est un champ de ruines. Des immeubles de 5 étages éventrés, noircis par les explosions. Des rues transformées en tranchées. Des caves qui servent de bunkers. Maksym Bakulin, porte-parole de la 14e Brigade Chervona Kalyna, l’a dit clairement au New Voice of Ukraine le 18 janvier : on se bat dans du « heavy urban » — du combat urbain lourd. Chaque immeuble est une forteresse. Pour les Ukrainiens qui défendent. Pour les Russes qui attaquent.
Les immeubles de 5 étages sont particulièrement redoutables. Ils résistent aux drones FPV. Un drone qui explose dans un appartement — ça fait des dégâts, oui. Mais l’immeuble tient. Il faut des bombes guidées pour les faire s’effondrer. Et même là, souvent, ils restent debout, squelettes de béton troués mais toujours utilisables. Les Russes s’infiltrent, prennent un immeuble, s’y barricadent. Transforment chaque étage en position fortifiée. Et il faut les en déloger. Étage par étage. Appartement par appartement. Avec des grenades, des tirs à bout portant, du corps à corps parfois.
Fermez les yeux un instant. Représentez-vous la scène. Vous entrez dans un immeuble en ruines. Il fait noir. La poussière vous pique les yeux. Vous entendez des bruits au-dessus. Est-ce que ce sont des soldats russes embusqués ? Est-ce que c’est la structure qui s’effondre ? Vous montez les escaliers, le doigt sur la gâchette. Chaque porte peut cacher un ennemi. Chaque coin peut être piégé. Et vous devez le faire. Encore et encore. Cinquante fois par jour à Pokrovsk, une unité ukrainienne vit ce cauchemar. Comment on ne devient pas fou ?
Le piège de l’agglomération Dobropillia
Pokrovsk ne combat pas seule. Elle fait partie d’une agglomération : Dobropillia, Bilytske, Rodynske, Bilozerske. Des villes qui se touchent presque. Et que les Russes tentent de prendre comme un ensemble. Le problème — ou la chance, selon le point de vue — c’est que cette zone est un labyrinthe. Des mines abandonnées avec leurs réseaux de tunnels. Des bâtiments administratifs avec leurs sous-sols profonds. Des infrastructures industrielles qui créent des zones de mort pour les assaillants.
Les Russes avancent. Lentement. Très lentement. Ils prennent un immeuble. Puis passent des jours à s’y fortifier. Parce qu’ils savent qu’une contre-attaque ukrainienne peut venir. Parce qu’ils savent que tenir un immeuble ne suffit pas — il faut pouvoir y survivre. Et survivre dans du combat urbain, ça veut dire : nourriture, munitions, évacuation des blessés. Tout ça sous le feu ukrainien. Bakulin l’a expliqué : les Ukrainiens attendent. Ils surveillent. Quand les Russes dans l’immeuble commencent à manquer de ravitaillement, c’est là qu’on frappe. Soit sur eux. Soit sur ceux qui leur apportent les vivres.
C’est une guerre d’usure absolue. Les Russes gagnent du terrain au compte-gouttes. Mais chaque mètre leur coûte des dizaines d’hommes. Les Ukrainiens tiennent. Mais chaque jour qui passe les épuise un peu plus. Et moi, je regarde cette bataille qui dure depuis plus de 18 mois, et je me demande : qui va craquer en premier ? Est-ce que ce sera la volonté russe de continuer à jeter des hommes dans ce broyeur ? Ou est-ce que ce sera l’endurance ukrainienne face à cette pression incessante ? Parce qu’à ce rythme, Pokrovsk ne sera jamais « prise ». Elle sera juste… détruite. Vidée. Transformée en symbole.
Le front qui ne dort jamais : les autres secteurs sous pression
Huliaipole : l’autre enfer
Si Pokrovsk a encaissé 50 assauts, le secteur d’Huliaipole en a subi 21. C’est le deuxième point chaud du 18 janvier. 21 attaques russes dans les zones de Huliaipole, Zelene, et vers Sviatopetrivka, Varvarivka, Dobropillia. Toutes repoussées. Mais à quel prix ? Les forces ukrainiennes dans ce secteur subissent la même pression que celles de Pokrovsk — juste à une échelle légèrement moindre.
Huliaipole est stratégique. C’est un verrou. Si les Russes percent là, ils ouvrent la route vers Zaporizhzhia. Ils coupent le sud de l’Ukraine du reste du pays. Ils créent un corridor qui leur permet de consolider l’annexion de facto de territoires immenses. Les Ukrainiens le savent. C’est pour ça qu’ils tiennent. C’est pour ça qu’ils encaissent 21 assauts et qu’ils les repoussent tous. Même épuisés. Même sous-équipés parfois. Parce que céder Huliaipole, c’est céder bien plus qu’une ville.
On parle beaucoup de Pokrovsk. Et c’est normal — 50 assauts, c’est énorme. Mais pendant qu’on regarde Pokrovsk, Huliaipole saigne aussi. 21 assauts, c’est presque un assaut par heure. C’est vivre sous une pression constante. Et ces soldats-là, ils reçoivent moins d’attention médiatique. Moins de renforts peut-être. Mais ils tiennent aussi. Dans l’ombre. Dans l’indifférence relative. Et ils méritent qu’on le sache. Qu’on reconnaisse leur sacrifice.
Les autres fronts : une pression diffuse mais réelle
Le secteur de Kostiantynivka a vu 17 attaques. Celui de Kupiansk, 5. Lyman, 4. Sloviansk, 3. Et ainsi de suite sur toute la ligne de front. Au total, 94 affrontements en dehors de Pokrovsk et Huliaipole. C’est moins intense que ces deux points chauds. Mais ça reste 94 moments où des hommes se sont affrontés. Où des vies ont été en jeu. Où la ligne a tenu ou a cédé de quelques mètres.
Dans le secteur de Kupiansk, par exemple, les Ukrainiens ont réussi un coup de maître : ils ont coupé en deux la tête de pont russe sur la rive ouest de la rivière Oskil. Les unités d’assaut russes qui tentaient de prendre la ville depuis l’été sont maintenant presque encerclées. Les forces ukrainiennes contrôlent la majeure partie du centre-ville. Un retournement spectaculaire. Mais qui demande maintenant de tenir ce qui a été repris. Et les Russes contre-attaquent. Depuis Radkivka, ils frappent vers Kupiansk et ses faubourgs ouest. Ils veulent rétablir le contact avec leurs unités piégées. Ils veulent couper les Ukrainiens qui ont percé.
Vous voyez le tableau ? Chaque secteur a son enfer particulier. Pokrovsk brûle sous 50 assauts. Huliaipole encaisse 21 vagues. Kupiansk joue une partie d’échecs mortelle où chaque mouvement peut basculer la situation. Et tout ça — TOUT ça — se passe en même temps. Le 18 janvier 2026 était une journée comme les autres sur le front ukrainien. Une journée de 144 combats. Une journée où des milliers d’hommes ont risqué leur vie. Une journée que personne ne remarque vraiment. Sauf ceux qui la vivent.
Le prix humain : quand les soldats russes paient pour ne pas mourir
La réalité sordide des assauts russes
Maksym Bakulin a révélé quelque chose d’effarant lors de son interview au New Voice of Ukraine le 18 janvier. Quelque chose que les prisonniers russes lui ont raconté. Sur le champ de bataille, les soldats russes sous contrat ont commencé à payer leurs propres commandants. Pour quoi faire ? Pour ne pas aller à l’assaut. Le tarif : entre 30 000 et 70 000 roubles — soit entre 400 et 900 dollars — pour passer la nuit au chaud et éviter de se faire tuer dans un assaut suicide.
Lisez ça encore une fois. Des soldats paient pour ne pas combattre. Parce qu’ils savent que l’assaut qu’on leur demande est une condamnation à mort. Qu’ils vont être envoyés franchir un champ de mines ou monter à l’assaut d’un immeuble fortifié sous le feu ukrainien. Qu’ils ont peut-être 10% de chances de revenir. Alors ils paient. Ceux qui ont l’argent. Ceux qui ont des économies. Ou ceux qui ont une famille qui peut envoyer des fonds. Les autres — ceux qui n’ont pas 400 dollars à donner — eux, ils vont mourir.
Je… je ne sais pas quoi dire face à ça. C’est tellement sordide. Tellement révélateur. Ces hommes ne croient pas en la guerre qu’on leur fait mener. Ils savent qu’ils vont être sacrifiés. Alors ils achètent leur survie. Et les commandants russes — ces ordures — acceptent l’argent et envoient quelqu’un d’autre crever à leur place. Comment on en arrive là ? Comment un système militaire peut être à ce point pourri ? Et surtout : combien de ces hommes qui paient pour survivre ce soir seront quand même envoyés à l’assaut demain ?
La terreur comme méthode de commandement
Pour ceux qui refusent de se battre et n’ont pas l’argent pour payer, il y a la terreur. Bakulin rapporte que le mot « zeroing » revient dans presque toutes les conversations avec les prisonniers russes. « Zeroing » — mettre à zéro. Un euphémisme pour dire : ton commandant va te tuer si tu refuses d’obéir. Une balle dans la nuque. Discrètement. Officiellement, tu es mort au combat. Héroïquement. En réalité, tu as été exécuté pour désobéissance.
Il y a d’autres méthodes de pression. Les commandants menacent de ne pas larguer de ravitaillement aux unités rebelles. Ou alors, ils font voler un drone avec une grenade au-dessus de leurs propres soldats. Le message est clair : tu avances ou tu meurs. Parfois, c’est encore plus pervers. On dit aux soldats russes que se rendre est dangereux. On leur raconte la « fable des oreilles » — cette histoire selon laquelle les officiers ukrainiens portent des colliers faits d’oreilles de prisonniers. C’est faux, évidemment. Mais ça marche. Ça terrifie des hommes déjà à bout.
Et pendant ce temps, en Russie, on parle de « guerre patriotique ». De « libération ». De « dénazification ». On montre des vidéos de héros. On décore des cercueils de drapeaux. Mais la vérité, elle est dans ces témoignages de prisonniers. La vérité, c’est que les soldats russes sont terrifiés. Qu’ils paient pour ne pas mourir. Qu’ils sont exécutés s’ils refusent. Qu’on leur ment pour les forcer à avancer. Pokrovsk est un enfer pour les Ukrainiens qui le défendent. Mais c’est aussi un enfer pour les Russes qu’on y envoie mourir.
Le bilan qui glaçe : plus de 1,2 million de pertes russes
Le compteur qui ne s’arrête jamais
Le 19 janvier 2026, les pertes totales russes depuis le 24 février 2022 ont atteint approximativement 1 227 440 soldats. Un million deux cent vingt-sept mille quatre cent quarante. Lisez ce chiffre lentement. Essayez de le visualiser. C’est la population d’une grande ville rayée de la carte. C’est plus que l’ensemble des forces armées françaises. C’est une hécatombe.
Chaque jour, le compteur augmente. Le 18 janvier, la Russie a perdu environ 1 020 soldats. Mille vingt. En une seule journée. C’est un régiment qui disparaît. Et ce n’est pas une exception. C’est la norme. Selon UNITED24 Media, depuis 2024, le nombre de tués a commencé à dépasser le nombre de blessés dans ces statistiques. Avant, pour chaque mort, il y avait deux ou trois blessés. Maintenant, il y a plus de morts que de blessés. Qu’est-ce que ça veut dire ? Que les combats sont devenus tellement intenses que les blessés meurent sur place. Qu’il n’y a pas de possibilité d’évacuation. Que la létalité a explosé.
1 227 440 vies. Je ne peux même pas concevoir ce chiffre. Et vous savez ce qui est pire ? C’est qu’il va continuer à augmenter. Demain, il sera à 1 228 500. Après-demain, à 1 229 600. Tant que Pokrovsk tiendra. Tant que Huliaipole résistera. Tant que cette guerre continuera. Ces hommes — russes comme ukrainiens — ne devraient pas être en train de mourir dans des ruines. Ils devraient être chez eux. Avec leurs familles. Avec leurs rêves. Mais à la place, ils sont là. Dans la boue. Dans le sang. Dans ce carnage sans fin. Et pour quoi ? Pour l’ego d’un seul homme ? Pour des frontières sur une carte ? Combien encore ? Combien de 50 assauts par jour avant que quelqu’un dise stop ?
Conclusion : la ville qui refuse de s'effondrer
Pokrovsk, symbole de la résistance
Depuis mai 2024 — plus de 18 mois — les Russes attaquent Pokrovsk. 165 000 soldats massés dans ce secteur. Des milliers de bombes, des millions d’obus, des centaines de milliers de drones. Et la ville tient toujours. Pas intacte — elle est en ruines. Mais elle tient. Les Ukrainiens ont transformé chaque immeuble en forteresse. Chaque rue en piège. Ils ont transformé Pokrovsk en un cauchemar pour les assaillants. Un endroit où chaque mètre gagné coûte des dizaines de vies russes.
Le 18 janvier 2026 a été une journée comme tant d’autres. 50 assauts repoussés. Un tiers de toute la guerre concentré sur cette ville. Et demain, ça recommencera. Les Russes reviendront. Parce qu’ils ne peuvent pas abandonner Pokrovsk maintenant. Trop de ressources investies. Trop d’hommes sacrifiés. Trop de prestige en jeu. Et les Ukrainiens ? Ils tiendront. Parce qu’ils n’ont pas le choix. Parce que derrière Pokrovsk, il n’y a plus rien pour arrêter une offensive russe vers Dnipro.
La question qui hante tous les observateurs
Combien de temps peut-on tenir quand un tiers de toute une guerre se concentre sur vous ? Quand chaque jour ressemble au précédent — une succession d’assauts, de bombardements, de moments de terreur pure ? Les soldats ukrainiens à Pokrovsk vivent ça depuis des mois. Ils ont vu leurs camarades tomber. Ils ont vu leur ville se transformer en enfer. Ils ont vécu des centaines de journées comme celle du 18 janvier. Et ils tiennent toujours.
Mais l’endurance humaine a des limites. L’État-major ukrainien le sait. Les commandants sur le terrain le savent. Chaque jour qui passe rapproche Pokrovsk du point de rupture. Pas parce que les défenseurs manquent de courage. Mais parce que la chair humaine a ses limites face à l’acier et au feu. Parce qu’on ne peut pas encaisser 50 assauts par jour indéfiniment sans craquer. La vraie question n’est pas « Pokrovsk va-t-elle tomber ? ». La vraie question est : « Combien de temps encore avant que le corps et l’esprit ne puissent plus suivre ? ».
Je repense au 18 janvier 2026. Une date que personne ne retiendra. Juste une journée de guerre parmi des centaines d’autres. Mais pour les hommes qui étaient à Pokrovsk ce jour-là, c’était peut-être la journée de trop. Celle où ils ont compris que ça ne s’arrêtera jamais. Qu’il faudra tenir demain. Et après-demain. Et le jour d’après. Cinquante assauts aujourd’hui. Cinquante assauts demain. Jusqu’à quand ? Jusqu’à ce que quelqu’un craque ? Jusqu’à ce que la ligne se brise ? Ou jusqu’à ce que, miracle, la Russie comprenne que Pokrovsk est son Verdun — une bataille qu’elle ne peut pas gagner mais qu’elle continue à mener par orgueil stupide ? Je ne sais pas. Mais ce que je sais, c’est que quelque part ce soir, dans les ruines de Pokrovsk, un soldat ukrainien est éveillé. Il écoute. Il attend le prochain assaut. Et il se demande s’il verra le lever du soleil.
Encadré de transparence du chroniqueur
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des dynamiques géopolitiques et militaires qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements des armées sur le terrain, à saisir l’ampleur humaine de ces conflits qui bouleversent des millions de vies. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux qui nous concernent tous.
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et commentaires interprétatifs. Les informations factuelles présentées dans cet article proviennent de sources officielles et vérifiables, notamment l’État-major des Forces armées ukrainiennes, les rapports de l’agence de presse nationale ukrainienne Ukrinform, les analyses de Critical Threats, de Meduza, du New Voice of Ukraine, et d’autres sources reconnues pour leur travail de documentation sur le conflit russo-ukrainien.
Les analyses et interprétations présentées représentent une synthèse critique basée sur les informations disponibles. Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser, de leur donner un sens humain. Toute évolution ultérieure pourrait modifier les perspectives présentées ici. Ce qui est certain, c’est que les chiffres sont réels. Les souffrances sont réelles. Et la résistance de Pokrovsk est réelle.
Sources
Sources primaires
blank »>Ukrinform – War update: 144 clashes on front line, one-third of them occur in Pokrovsk sector (19 janvier 2026)
blank »>General Staff of the Armed Forces of Ukraine – Facebook – Situation report (19 janvier 2026)
Sources secondaires
blank »>The New Voice of Ukraine – Winter fighting on Pokrovsk axis: Ukraine on heavy urban battles (18 janvier 2026)
blank »>Critical Threats – Russian Offensive Campaign Assessment (4 janvier 2026)
blank »>Meduza – As fighting continues in Pokrovsk and Kupyansk, Russia bears down on Ukraine’s main remaining Donbas strongholds (16 janvier 2026)
blank »>UNITED24 Media – Russia’s 2025: Three False Claims on Kupiansk, 0.72% of Ukraine Seized, Over 400,000 Troops Lost (janvier 2026)
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