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Poutine à Gaza : Le bourreau de l’Ukraine invité à vendre la paix à 1 milliard
Crédit: Custom

Un milliard pour le privilège de la paix

Le « Board of Peace » de Trump n’est pas une simple assemblée. C’est une entreprise. Une transaction. Une vente aux enchères où la devise est le pouvoir et le produit, la paix. Selon les détails filtrés par Reuters, le conseil fonctionnera sur deux niveaux : un conseil principal présidé à vie par Donald Trump lui-même, et un conseil exécutif avec un rôle plus consultatif. Les États membres seront limités à des mandats de trois ans. Sauf s’ils paient. Si un pays contribue 1 milliard de dollars aux activités du conseil, il obtient un siège permanent. La paix, en somme, n’est pas un droit. C’est un luxe. Un abonnement premium réservé à ceux qui ont les moyens de payer.

L’argent, précise la Maison Blanche, servira à la reconstruction de Gaza. En théorie. En pratique, c’est un système de classement géopolitique : les riches achètent leur influence sur l’avenir des pauvres. L’Inde, dirigée par Narendra Modi, a reçu son invitation le 16 janvier. Dans une lettre cérémonieuse, Trump écrit : « C’est mon grand honneur de vous inviter, en tant que Premier ministre de la République de l’Inde, à me rejoindre dans un effort historique et magnifique pour consolider la paix au Moyen-Orient. » Historique. Magnifique. Les mots sont choisis pour éblouir, pour séduire, pour masquer la réalité crue d’un mécanisme qui transforme la diplomatie en commerce. Modi n’a pas encore répondu publiquement. L’Inde, qui a longtemps cultivé des relations chaleureuses avec la Russie, se trouve face à un choix impossible : participer à ce conseil controversé ou rester à l’écart d’un processus qui pourrait façonner l’avenir d’une région cruciale.

Les Européens qui acceptent, ceux qui hésitent

Viktor Orbán, le Premier ministre hongrois, a été le premier à dire oui sans équivoque. Sur X, il a écrit : « Nous avons, bien sûr, accepté cette invitation honorable. » Orbán, l’allié le plus fidèle de Trump en Europe, ne cherche même pas à paraître impartial. Il embrasse cette initiative avec une ferveur qui inquiète ses partenaires européens. Le Vietnam, par l’intermédiaire de son chef du Parti communiste To Lam, a également accepté. Ces deux acceptations rapides contrastent avec la prudence de la plupart des autres pays. En Italie, Giorgia Meloni a déclaré que son pays était « prêt à faire sa part », sans préciser si cela signifiait accepter l’invitation ou simplement soutenir l’objectif de paix. Au Canada, Mark Carney a dit qu’il acceptait en principe, mais que les détails restaient à clarifier.

Je regarde ces réactions et je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. Orbán qui accepte sans hésiter, c’est prévisible. C’est Orbán. Mais les autres ? Cette prudence calculée, ces déclarations vagues, ce « en principe mais avec des réserves » – c’est de la lâcheté. De la diplomatie de l’entre-deux qui évite de prendre position. Personne ne dit : « C’est inacceptable qu’un responsable de crimes de guerre siège à un conseil de paix. » Personne ne dit : « On ne vend pas la paix. » Personne ne dit : « Gaza mérite mieux qu’être vendue aux enchères. » Le silence est assourdissant. Il y a des moments où je me demande si les dirigeants ont perdu tout sens moral, ou s’ils l’ont enfoui si profondément sous des couches de pragmatisme politique qu’il n’est plus visible. Et puis je réalise : ce n’est pas pire. C’est qu’ils ne croient plus qu’il existe une autre façon de faire. Ils ont tellement normalisé l’impensable qu’ils ne voient même plus le problème. Gaza, l’Ukraine, les droits humains – tout ça est devenu des variables dans une équation où la seule constante qui compte, c’est le pouvoir. Et ça, ça me brise le cœur.

Sources

Sources primaires

blank »>News18 – Vladimir Putin Invited To Join Donald Trump’s Gaza ‘Board Of Peace’, Says Kremlin (19 janvier 2026)

blank »>Reuters – World leaders show caution on Trump’s broader ‘Board of Peace’ amid fears for UN (18 janvier 2026)

blank »>Associated Press – $1 billion gets a permanent seat on Trump’s Board of Peace for Gaza, as India and others invited (19 janvier 2026)

blank »>Maison Blanche – Statement on President Trump’s Comprehensive Plan to End the Gaza Conflict (18 janvier 2026)

Sources secondaires

blank »>Fox News – Six countries confirm US invitations to Gaza peace board (19 janvier 2026)

blank »>Al Jazeera – Trump’s ‘board of peace’ appears to seek wider mandate beyond Gaza (18 janvier 2026)

blank »>The New York Times – World Leaders Consider Joining Trump’s ‘Board of Peace’ for Gaza (17 janvier 2026)

blank »>CNN – Trump’s ‘Board of Peace’ for Gaza to require $1 billion payment for permanent membership (18 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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