Une menace fabriquée de toutes pièces
La Russie au Groenland ? C’est un mythe. Point. Lundi 15 janvier, le ministère russe des Affaires étrangères l’a dit clairement : les discussions de l’OTAN sur Moscou et Pékin comme « menace » pour le Groenland sont « une fiction » conçue pour « créer de l’hystérie« . Et le plus ironique ? C’est qu’ils ont probablement raison. Il y a actuellement environ 200 soldats américains stationnés au Groenland. Le Danemark en a environ 150 à son commandement arctique conjoint. Et les navires russes ou chinois ? On en voit rarement un. C’est comme prétendre qu’il y a des requins dans une piscine municipale. Techniquement possible. Pratiquement impossible.
Mais Trump ne s’arrête pas là. Il répète depuis des semaines que le Groenland est « vital pour la sécurité des États-Unis« . Que l’île, située entre l’Amérique du Nord et l’Arctique, est cruciale pour les systèmes d’alerte avancée en cas d’attaque de missiles et pour la surveillance des navires dans la région. C’est vrai. Le Groenland a une position stratégique exceptionnelle. Ce que Trump oublie de mentionner ? C’est que le Groenland est DÉJÀ PROTÉGÉ. Il est couvert par l’article 5 de l’OTAN — la clause de défense collective qui stipule qu’une attaque contre un membre est une attaque contre tous. Le Danemark est membre de l’OTAN. Le Groenland est territoire danois. Donc le Groenland est DÉJÀ PROTÉGÉ. Par l’OTAN. Par les États-Unis eux-mêmes. Ce n’est pas une lacune de sécurité. C’est une invention.
Ce qui me révolte le plus, c’est l’arrogance. Cette conviction que Washington sait mieux que quiconque ce qui est bon pour tout le monde. Que les Groenlandais sont trop naïfs, trop isolés, trop faibles pour comprendre leurs propres intérêts. « Greenland can only be defended if it is part of the US« , a déclaré Scott Bessent, le secrétaire au Trésor américain. Franchement ? Uniquement si c’est américain ? Le Danemark ne peut pas le défendre ? L’OTAN ne peut pas le défendre ? Les Européens qui envoient maintenant des troupes ne peuvent pas le défendre ? C’est un mépris total pour les alliés. Pour les partenaires. Pour les amis.
Section 3 : La résistance s'organise
L’Europe répond : « On ne se laissera pas faire »
La réponse n’a pas tardé. Dès que Trump a annoncé son intention, les capitales européennes se sont mises en mouvement. L’Allemagne envoie 13 militaires. La France 15 spécialistes de montagne. La Suède 3 officiers. La Norvège 2. Les Pays-Bas un officier de marine. La Finlande deux officiers de liaison. Le Royaume-Uni un officier. Ce n’est pas une invasion. C’est un message. Un message qui dit : « Nous sommes là. Nous vous soutenons. Nous ne laisserons personne vous prendre. » Et ce message, les Groenlandais l’ont entendu. Lundi, à Copenhague, devant 300 Groenlandais réunis, leur Premier ministre Jens-Frederik Nielsen a prononcé une phrase qui a résonné comme un cri : « Nous choisissons le Groenland que nous connaissons aujourd’hui, en tant que partie du Royaume du Danemark. » Et la salle s’est levée. Ovation debout. Applaudissements tonitruants. 57 000 personnes qui disent « NON« . Et l’Europe entière qui se tient derrière eux.
Dimanche, huit chefs de gouvernement européens — le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède et le Royaume-Uni — ont publié une déclaration commune. « Nous exprimons notre pleine solidarité avec le Royaume du Danemark et le peuple du Groenland« , ont-ils écrit. « Nous soulignons notre engagement à renforcer la sécurité de l’Arctique en tant qu’intérêt transatlantique partagé en tant que membres de l’alliance militaire de l’OTAN. » Et surtout : « Nous sommes prêts à engager un dialogue basé sur les principes de souveraineté et d’intégrité territoriale. » Traduction : on ne négociera pas sur la souveraineté. On ne cédera pas. On ne se laissera pas faire.
Mais il y a quelque chose qui me fait peur. Vraiment peur. Trump a dit qu’il obtiendrait le Groenland « la manière facile ou la manière difficile« . Il n’a pas exclu l’utilisation de la force. L’usage de la force. Contre un allié de l’OTAN. Contre un démocratie. Contre 57 000 civils. Est-ce qu’on réalise ce que ça signifie ? Si les États-Unis attaquent le Groenland, c’est la fin de l’OTAN. C’est la fin de l’alliance transatlantique. C’est la fin du monde tel qu’on le connaît depuis 1945. Et pour quoi ? Pour une île de glace ? Pour du pride ? Pour une obsession personnelle ? Combien de vies cela vaut-il ?
Section 4 : Les armes économiques
Le chantage aux tarifs : « Payez ou on prend votre île »
Samedi, Trump a ajouté une couche. Si les huit pays européens s’opposent à son projet d’acquisition du Groenland, il imposera des tarifs. « Une taxe initiale de 10% » entrera en vigueur le 1er février sur « n’importe quel bien » envoyé aux États-Unis. Et ce n’est pas tout. En juin, ces tarifs pourraient grimper à 25%. « Les taxes seront dues et payables jusqu’à ce qu’un Accord soit conclu pour l’Achat Complet et Total du Groenland« , a-t-il écrit sur Truth Social. Traduction : laissez-moi prendre le Groenland, ou je détruis votre économie. Ce n’est pas de la diplomatie. C’est du chantage. Pur et simple.
Le Premier ministre danois Mette Frederiksen a répondu avec une fermeté froide : « L’Europe ne se laissera pas faire« . « Nous voulons coopérer et nous ne sommes pas ceux qui cherchent le conflit« , a-t-elle écrit sur Facebook. « Et je suis heureuse des messages constants du reste du continent : l’Europe ne se laissera pas faire. Il est d’autant plus important que nous restions fermes sur les valeurs fondamentales qui ont créé la communauté européenne. » Elle n’est pas la seule. Le Premier ministre britannique Sir Keir Starmer a qualifié la menace de tarifs de « totalement erronée« . Le président français Emmanuel Macron a déclaré qu’il demanderait à l’UE d’activer son « instrument anti-coercition » si Trump impose les tarifs. L’Europe est unie. Pour l’instant.
Vous savez ce qui me rend dingue ? C’est l’hypocrisie. Les États-Unis prétendent défendre la liberté, la démocratie, l’autodétermination. Mais quand ça ne leur convient pas, ils menacent. Ils font du chantage. Ils utilisent leur puissance économique comme une arme. Est-ce que c’est ça, « l’Amérique qui mène » ? Est-ce que c’est ça, « le leader du monde libre » ? Parce que pour moi, ça ressemble plus à un voyou de quartier qui dit « donne-moi ton argent ou je casse ta vitrine« . Ce n’est pas de la leadership. C’est du harcèlement.
Section 5 : La voix du Groenland
« Hands off Greenland » — Les mains hors du Groenland
Samedi, avant même l’annonce des tarifs, des manifestants se sont rassemblés à Nuuk, la capitale du Groenland. Ils brandissaient des pancartes. « Hands off Greenland« . « Greenland for Greenlanders« . Des dizaines de personnes dans le froid arctique, criant leur refus d’être vendus comme du bétail. Parce que c’est ça, au fond. On parle d’eux comme s’ils étaient du bétail. Comme s’ils n’avaient pas leur mot à dire. Comme s’ils étaient une propriété. Les images sont poignantes. Des visages fermes. Des mains levées. Une détermination palpable. 57 000 âmes qui refusent de disparaître.
Le chiffre le plus parlant ? Le sondage de janvier 2025. La dernière fois que les Groenlandais ont été interrogés sur leur désir de faire partie des États-Unis, seulement 6% étaient favorables. 85% s’y opposaient. 85%. Neuf sur dix. Ce n’est pas un résultat serré. Ce n’est pas une opinion partagée. C’est un rejet massif. Un rejet écrasant. Un non catégorique. Et un sondage Reuters/Ipsos publié mercredi montre que même les Américains s’opposent à ce projet. Seulement 17% d’entre eux soutiennent la prise du Groenland par les États-Unis, contre 47% qui s’y opposent. Trump poursuit son objectif contre la volonté de presque tout le monde.
Je repense à ces manifestants à Nuuk. Je repense à ces pancartes. « Hands off Greenland« . Il y a quelque chose de profondément émouvant dans cette image. Un petit peuple isolé qui se dresse contre une superpuissance. Comme David contre Goliath. Mais cette fois, Goliath n’est pas un géant philistin. C’est le président des États-Unis. L’homme qui devrait être le défenseur de la liberté, pas son ennemi. Et ça me casse le cœur. Vraiment.
Section 6 : La stratégie de la tension
Pourquoi maintenant ? Pourquoi le Groenland ?
La question se pose : pourquoi le Groenland ? Pourquoi maintenant ? Trump n’a jamais caché son intérêt pour l’île. Il a déjà suggéré, lors de son premier mandat, que les États-Unis pourraient vouloir l’acheter. À l’époque, le Danemark avait dit « non« . Catégoriquement. Ce qui avait provoqué une réaction virulente de Trump. Cette fois, il semble plus déterminé que jamais. Pourquoi ? Certains suggèrent que c’est une question de ressources. Le Groenland est riche en minerais. Terres rares. Uranium. Zinc. Plomb. Fer. Des ressources que le monde va de plus en plus chercher à mesure que la transition énergétique s’accélère. D’autres avancent l’argument de la position stratégique. Avec la fonte des glaces arctiques, de nouvelles routes maritimes s’ouvrent. Le contrôle du Groenland donne un avantage immense.
Mais il y a aussi une dimension politique. Trump mène une guerre sur plusieurs fronts. Contre la Chine. Contre l’Iran. Contre l’UE. Le Groenland lui permet de frapper l’Europe là où ça fait mal. De diviser les alliés. De montrer qui est le chef. C’est du power play. De la géopolitique brutale. Le problème ? C’est que ça ne marche pas comme prévu. Au lieu de diviser l’Europe, il l’unit. Au lieu de sembler fort, il paraît désespéré. Au lieu de projeter la puissance américaine, il projette l’arrogance américaine.
Ce qui me frappe, c’est l’absence de vision. Trump ne voit pas de partenaires. Il voit des cibles. Il ne voit pas des alliés. Il voit des obstacles. Il ne voit pas des humains. Il voit des ressources à exploiter. Le Groenland n’est pas un territoire à conquérir. C’est un peuple. Une culture. Une histoire. Une langue. Une identité. 57 000 êtres humains qui ont le droit de décider de leur avenir. Pas un homme à Washington.
Section 7 : L'impasse diplomatique
Un dialogue de sourds
Mercredi, une réunion a eu lieu aux États-Unis entre des responsables américains, danois et groenlandais. Le vice-président américain JD Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio ont rencontré le ministre des Affaires étrangères danois Lars Løkke Rasmussen et la ministre des Affaires étrangères groenlandaise Vivian Motzfeldt. Le résultat ? Aucune percée. « Aucun accord« . « Aucun compromis« . Juste une déclaration commune : les États-Unis et le Danemark formeront un groupe de travail pour discuter des « préoccupations » concernant l’île. Ce qui est diplomatique pour dire « on ne s’entend pas« .
Et pendant ce temps, les troupes continuent d’arriver. L’Allemagne envoie ses 13 militaires. La France ses 15 spécialistes. La Suède, la Norvège, la Finlande, les Pays-Bas, le Royaume-Uni — tous envoient du personnel. Des petits groupes. Des gestes symboliques. Mais des gestes qui signifient quelque chose. L’Europe dit « nous sommes là« . L’Europe dit « ne touchez pas« . L’Europe dit « assez« . Et Trump ? Il continue de poster sur Truth Social. Il continue de menacer. Il continue d’exiger. Imperturbable. Intransigeant. Dangereux.
Il y a un moment où les mots ne suffisent plus. Un moment où la diplomatie atteint ses limites. Je crois qu’on est à ce moment. Trump ne négocie pas. Il dicte. Il ne dialogue pas. Il menace. Et comment négocier avec quelqu’un qui ne respecte pas les règles du jeu ? Qui ne respecte pas le droit international ? Qui ne respecte pas la volonté des populations ? Je ne vois pas de solution. Et ça me fait peur.
Section 8 : La perspective russe
Deux grandes puissances, une île, un problème
Lundi, la Russie a ajouté sa voix au débat. Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a déclaré que les discussions de l’OTAN sur Moscou et Pékin comme « menace » pour le Groenland étaient « un mythe« . Un mythe conçu pour « créer de l’hystérie » et « justifier l’escalade« . Elle a averti que toute tentative d’ignorer les intérêts russes dans l’Arctique « ne resterait pas sans réponse« . Traduction : si les États-Unis prennent le Groenland, la Russie réagira. Comment ? Personne ne le sait exactement. Mais l’Arctique devient une zone de tension. Une zone de confrontation. Une zone où les grandes puissances se disputent l’influence.
Il y a quelque chose d’ironique dans tout ça. Trump prétend vouloir protéger le Groenland de la Russie. Mais en menaçant de prendre le Groenland par la force, il provoque la Russie. Il crée exactement la situation qu’il prétend vouloir éviter. L’Arctique, qui était relativement paisible, devient un champ de bataille potentiel. Les Russes renforcent leur présence militaire dans le nord. Les Chinois augmentent leurs investissements dans la région. Les Européens envoient des troupes. Les États-Unis menacent d’intervenir. Tout le monde s’arme. Tout le monde se prépare. Pour quoi ? Pour une île de glace que personne ne voulait vraiment jusqu’à ce que Trump décide qu’il la voulait.
C’est l’absurdité même. Trump dit « je veux protéger le Groenland de la Russie« . Donc il menace d’envahir le Groenland. Donc la Russie se sent menacée. Donc la Russie renforce sa présence. Donc l’Arctique devient dangereux. Donc Trump a besoin de « protéger » le Groenland encore plus. C’est un cercle vicieux. Une prophétie autoréalisatrice. Et au milieu de tout ça ? 57 000 Groenlandais qui regardent les grandes puissances jouer avec leur chez-moi comme si c’était un jeu de risk.
Section 9 : Le sommet de Davos
L’APEX de la tension
Mercredi, Trump s’exprimera au Forum économique mondial de Davos, en Suisse. Le thème ? « Comment pouvons-nous coopérer dans un monde plus contesté ? » La réponse, si on regarde ce qui se passe avec le Groenland, est : « On ne peut pas. » On ne peut pas coopérer quand une grande puissance menace d’annexer le territoire d’un allié. On ne peut pas coopérer quand le chantage devient la politique étrangère standard. On ne peut pas coopérer quand le droit international est traité comme une suggestion, pas une obligation.
Macron sera là. Le chancelier allemand Olaf Scholz sera là. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sera là. Le Premier ministre canadien Mark Carney sera là. Tous les acteurs de cette crise seront dans la même salle. On peut imaginer les conversations tendues dans les coulisses. Les poignées de main froides. Les regards fuyants. Les mots non dits. Davos est censé être un lieu de coopération. Cette année, il risque d’être le théâtre d’une confrontation ouverte.
J’aimerais pouvoir assister à cette conférence. J’aimerais voir Trump dire « Comment pouvons-nous coopérer dans un monde plus contesté ? » alors qu’il est celui qui rend le monde plus contesté. J’aimerais voir les réactions des autres dirigeants. J’aimerais voir quelqu’un se lever et dire « Monsieur le Président, arrêtez. Arrêtez de menacer. Arrêtez de faire du chantage. Arrêtez de traiter vos alliés comme des ennemis. » Est-ce que ça arrivera ? Probablement pas. La diplomatie a ses règles. Mais ce serait un moment de vérité. Un moment où quelqu’un dirait ce que tout le monde pense.
Conclusion : L'avenir incertain
Que va-t-il se passer ?
Personne ne le sait vraiment. Trump a dit qu’il obtiendrait le Groenland « la manière facile ou la manière difficile« . La manière facile — l’achat — est morte. Le Danemark a dit « non« . Les Groenlandais ont dit « non« . Les Européens ont dit « non« . Reste la manière difficile. La force. L’intervention militaire. L’invasion. L’annexion. Est-ce que Trump le fera ? Est-ce qu’il osera envahir le territoire d’un allié de l’OTAN ? Est-ce qu’il osera déclencher une crise qui pourrait détruire l’alliance occidentale ? Est-ce qu’il osera risquer une confrontation avec la Russie dans l’Arctique ? Je ne veux pas y croire. Je ne veux pas imaginer ce scénario. Mais les mots de Trump sont clairs. « It will be done!!! »
Et pendant ce temps, à Nuuk, la vie continue. Les pêcheurs sortent sur le fjord. Les enfants vont à l’école. Les familles se réunissent pour le dîner. Les aurores boréales dansent la nuit. Le Groenland existe. 57 000 êtres humains continuent de vivre leur vie. De rêver leur avenir. De planifier leur destin. Ils ne veulent pas devenir américains. Ils ne veulent pas devenir une base militaire. Ils ne veulent pas devenir un pion sur l’échiquier des grandes puissances. Ils veulent être libres. Ils veulent être eux-mêmes. Ils veulent être groenlandais.
Je repense à ce chiffre. 57 000. C’est une petite ville. C’est un stade de football rempli. C’est rien à l’échelle du monde. Mais pour ces 57 000 personnes, c’est leur monde entier. C’est leur chez-eux. C’est leur identité. Et quelqu’un à Washington veut leur prendre tout ça. Pourquoi ? Parce qu’il le peut ? Parce qu’il le veut ? Parce qu’il pense avoir le droit ? 57 000 vies. 57 000 choix. 57 000 âmes. Est-ce que ça vaut vraiment ça ? Est-ce que l’arrogance vaut vraiment le prix de la liberté de 57 000 êtres humains ? Trump dit « it will be done« . Mais qui paiera le prix ? Qui souffrira ? Qui perdra son chez-moi ? Qui perdra son identité ? Qui perdra son âme ? Pas lui. Pas Washington. Pas les généraux dans leurs bureaux climatisés. 57 000 Groenlandais. Ce sont eux qui paieront. Et je me demande : quand est-ce que le monde dira « assez » ? Quand est-ce que quelqu’un dira « non » ? Quand est-ce que la liberté aura plus de valeur que l’orgueil d’un homme ? 57 000. Ce n’est pas un chiffre. Ce sont des vies. Des vies qui méritent d’être respectées. Des vies qui méritent d’être protégées. Des vies qui méritent d’être libres.
Sources
Sources primaires
blank »>Straits Times – Trump says ‘it will be done’ on getting ‘Russian threat’ away from Greenland (19 janvier 2026)
blank »>Reuters – Europeans send troops to Greenland as Trump presses claim (15 janvier 2026)
blank »>BBC News – ‘Europe won’t be blackmailed,’ Danish PM says in wake of Trump Greenland threats (19 janvier 2026)
Sources secondaires
blank »>CNBC – Russia calls Trump’s threats to take over Greenland ‘extraordinary’ (16 janvier 2026)
blank »>Council on Foreign Relations – Everything but Territory: Europe’s Response to Trump’s Greenland Threats (2026)
blank »>Politico – Trump’s stated reasons for taking Greenland are being picked apart (16 janvier 2026)
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.