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Trump conseille à l’Europe de se concentrer sur l’Ukraine — alors qu’il la menace sur le Groenland
Crédit: Adobe Stock

10% en février, 25% en juin

Le calendrier des tarifs est clair et brutal. 10% à partir du 1er février 2026. 25% à partir du 1er juin si le Groenland n’est pas vendu. C’est du chantage économique pur et simple. David van Weel, ministre néerlandais des Affaires étrangères, l’a dit sans détour à la télévision néerlandaise : « C’est du chantage ce qu’il fait… et ce n’est pas nécessaire. » Huit pays alliés, membres de l’OTAN, ciblés par des sanctions économiques parce qu’ils refusent de céder un territoire souverain.

Les marchés européens ont immédiatement réagi. L’or monte. Les bourses chutent. L’incertitude économique s’installe. Et tout cela pour quoi ? Pour une île arctique que le Danemark ne veut pas vendre et que le Groenland lui-même refuse de céder. Mute Egede, Premier ministre groenlandais, a été clair : « Les dernières déclarations des États-Unis, y compris les menaces de tarifs, ne changent rien. Nous ne serons pas sous pression. Nous restons fermes sur le dialogue, le respect et le droit international. »

L’Europe prépare sa riposte

L’Union européenne ne reste pas les bras croisés. Elle envisage d’activer 93 milliards d’euros de tarifs de rétorsion qui avaient été suspendus après une trêve commerciale en juillet dernier. Le président Emmanuel Macron a demandé l’activation de l’Instrument Anti-Coercition — le fameux « bazooka commercial » adopté par l’UE en 2023 pour protéger les pays européens contre les pressions économiques de puissances étrangères. C’est exactement le scénario pour lequel cet outil a été créé.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a qualifié les tarifs de « complètement inappropriés » : « Appliquer des tarifs à des alliés pour avoir poursuivi la sécurité collective des alliés de l’OTAN est complètement inapproprié. » C’est le cœur du problème. Trump punit des alliés de l’OTAN pour avoir défendu un autre allié de l’OTAN. L’alliance atlantique, fondement de la sécurité occidentale depuis 1949, est attaquée de l’intérieur par celui qui devrait en être le garant.

Le bazooka commercial européen. J’aime ce nom. Il suggère quelque chose de puissant, de dissuasif. Mais face à Trump, suffira-t-il ? L’Europe a des leviers économiques. Elle peut faire mal aux États-Unis. Mais est-elle prête à déclencher une guerre commerciale totale avec son allié historique ? C’est le dilemme impossible. Riposter, c’est escalader. Ne pas riposter, c’est se soumettre. Trump a mis l’Europe dans une position où il n’y a pas de bonne option.

Sources

Sources primaires

NBC News – Trump won’t say whether he would use force to seize Greenland (19 janvier 2026)

Ukrinform – Trump advises European countries to focus on war in Ukraine rather than Greenland (19 janvier 2026)

Sources secondaires

NBC News – Europe may have reached its breaking point with Trump over Greenland tariffs (janvier 2026)

Al Jazeera – Trump announces new tariffs over Greenland: How have EU allies responded? (18 janvier 2026)

CNN Business – Trump has tariffs. Europe has a ‘trade bazooka.’ This Greenland standoff could get ugly, fast (18 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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