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Trump et le Groenland : quand la sécurité mondiale devient un prétexte impérial
Crédit: Custom

Le Groenland comme clé de voûte

Pourquoi le Groenland ? La réponse tient en quelques mots : ressources, position stratégique, routes maritimes. Ce territoire de 2,16 millions de kilomètres carrés recèle des trésors que le réchauffement climatique rend progressivement accessibles. Terres rares essentielles à l’industrie technologique. Pétrole et gaz en quantités estimées colossales. Uranium pour l’énergie et les armes.

Mais au-delà des ressources, c’est la géographie qui compte. Le Groenland commande l’accès aux routes de l’Arctique. Avec la fonte des glaces, ces routes deviennent navigables une partie croissante de l’année. Contrôler le Groenland, c’est contrôler le passage entre l’Atlantique et le Pacifique par le nord. C’est surveiller les mouvements russes dans l’Arctique. C’est projeter une puissance militaire au cœur d’une région que Moscou et Pékin convoitent également.

La sécurité comme prétexte

Trump invoque la « sécurité mondiale ». Mais de quelle sécurité parle-t-il ? Le Danemark est membre de l’OTAN depuis 1949. Le Groenland abrite déjà la base américaine de Thulé, l’une des installations militaires les plus importantes des États-Unis dans l’Arctique. La coopération stratégique existe depuis des décennies.

La réalité est que Trump ne parle pas de sécurité au sens traditionnel. Il parle de contrôle absolu. De propriété. D’expansion territoriale. Le vocabulaire de la sécurité n’est qu’un vernis pour masquer une ambition impériale que même ses prédécesseurs les plus belliqueux n’osaient pas formuler aussi crûment.

La base de Thulé existe depuis 1951. Les États-Unis y ont leurs radars, leurs avions, leurs soldats. Le Danemark n’a jamais refusé la coopération militaire. Alors pourquoi cette obsession pour la propriété ? Parce que Trump ne pense pas en termes de partenariat. Il pense en termes de possession. Ce qui n’est pas à lui le menace. Ce qui ne lui appartient pas est potentiellement hostile. C’est une vision du monde paranoïaque et acquisitive. Et c’est cette vision qui guide désormais la politique étrangère américaine.

Sources

Sources primaires

Global Nation Inquirer – Trump says world not secure until US has Greenland (janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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