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Trump menace le Danemark : la Russie au Groenland, prétexte à une intervention
Crédit: Adobe Stock

Les navires fantômes de l’Arctique

Trump parle de destroyers russes et chinois qui « sont partout » autour du Groenland. Il décrit une invasion imminente, une menace existentielle qui pèse sur cette île reculée. Mais quand les experts vérifient, quand les satellites scrutent les eaux arctiques, ils ne trouvent pas grand-chose. Quelques navires de passage, certes. Des sous-marins qui patrouillent dans les eaux internationales, comme ils le font depuis des décennies. Mais pas d’armada. Pas de préparatifs d’invasion. Pas de menace imminente. À Pékin, le ministère des Affaires étrangères a répondu avec ironie : les activités chinoises dans l’Arctique visent à « promouvoir la paix, la stabilité et le développement durable », a déclaré la porte-parole Mao Ning. L’Arctique, a-t-elle ajouté, appartient à la communauté internationale, et les États-Unis ne devraient pas utiliser d’autres pays comme « excuse » pour poursuivre leurs intérêts privés. Une façon diplomatique de dire : arrêtez vos mensonges, arrêtez vos provocations. À Moscou, l’ambassade de Russie en Belgique a exprimé sa « grave préoccupation » face à l’accumulation militaire de l’OTAN dans l’Arctique, accusant l’alliance de « construire une présence militaire sous le faux prétexte d’une menace croissante de Moscou et Pékin ». Ironie de l’histoire : alors que Trump prétend protéger le Groenland de la Russie, c’est Moscou qui accuse l’Occident de militariser l’Arctique.

Le Danemark, lui, nie catégoriquement qu’il existe une menace immédiate que son pays ne pourrait pas gérer. Lars Løkke Rasmussen, le ministre des Affaires étrangères danois, a déclaré après sa rencontre à Washington avec le vice-président américain JD Vance qu’il n’y a pas de « menace instantanée » de la Chine ou de la Russie que le Danemark et le Groenland ne pourraient pas accommoder. Il partage les préoccupations de sécurité américaines, certes. Mais jusqu’à un certain point. Le Danemark, comme la plupart des pays européens, est inquiet de l’activité russe croissante dans l’Arctique. Les routes maritimes qui s’ouvrent avec la fonte des glaces offrent de nouvelles opportunités commerciales et stratégiques que Moscou ne manque pas d’exploiter. Mais Copenhague ne croit pas que la solution soit de céder le Groenland aux États-Unis. La solution, dit-on à Copenhague, c’est de renforcer la coopération au sein de l’OTAN. De renforcer la présence militaire de l’alliance dans l’Arctique. De montrer unité et force. Pas de vendre un territoire souverain. Et certainement pas de se laisser acheter par des menaces de tarifs douaniers.

L’histoire qui se répète

Trump a déjà essayé d’acheter le Groenland lors de son premier mandat, en 2019. L’idée avait provoqué hilarité et indignation à Copenhague. Le Premier ministre danois de l’époque, Mette Frederiksen, avait qualifié la proposition d' »absurde ». Trump avait répliqué en annulant sa visite programmée au Danemark, un geste puéril qui avait choqué les diplomates européens. En 2026, l’approche est différente. Plus agressive. Plus menaçante. Trump ne demande plus. Il exige. Et il menace de prendre le Groenland « d’une manière ou d’une autre », comme il l’a dit aux reporters à bord d’Air Force One dimanche dernier. Il a ajouté qu’il aimerait faire un deal avec le Danemark, que ce serait « plus facile ». Mais que dans tous les cas, les États-Unis auront le Groenland. La diplomatie comme argument de vente, la menace comme argument de vente.

Et là, quelque chose me révolte au plus haut point. Trump parle du Groenland comme s’il parlait d’un terrain de golf. Comme s’il pouvait l’acheter, le vendre, l’échanger. Il oublie, ou il s’en fiche, que ce territoire est habité. Que des gens y vivent, travaillent, aiment, souffrent, rêvent. Que des familles y ont grandi depuis des générations. Jens-Frederik Nielsen, le Premier ministre du Groenland, a été clair : « Le Groenland ne veut pas être possédé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas être gouverné par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas faire partie des États-Unis. » Il a dit que si son peuple devait choisir, il choisirait le Danemark plutôt que les États-Unis. Comment Trump peut-il ignorer ça ? Comment peut-il ignorer la voix de 56 000 êtres humains ? La réponse, malheureusement, est simple : parce que dans son monde, les gens ne comptent pas. Seule la puissance compte. Seul l’intérêt américain compte.

Sources

Sources primaires

blank »>Tribunnews.com – Sinyal Intervensi, Trump: Denmark Gagal Tangani Ancaman Rusia di Greenland (19 janvier 2026)

blank »>NBC News – Greenland faces ‘fateful moment’ as Trump says U.S. will take it ‘one way or the other’ (12 janvier 2026)

blank »>BBC News – European military personnel arrive in Greenland as Trump says US needs island (15 janvier 2026)

Sources secondaires

blank »>ABC News – Europe warns of ‘dangerous downward spiral’ after Trump threatens (15 janvier 2026)

Council on Foreign Relations – Everything but Territory: Europe’s Response to Trump’s Greenland Threats (14 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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