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Trump menace le monde parce qu’on lui a refusé le Nobel : la lettre qui fait trembler l’alliance atlantique
Crédit: Adobe Stock

Des mots qui glacent le sang

« Cher Jonas », commence la missive — une familiarité qui contraste brutalement avec ce qui suit. « Considérant que votre pays a décidé de ne pas me donner le prix Nobel de la Paix pour avoir mis fin à 8 guerres PLUS, je ne me sens plus obligé de penser uniquement à la Paix. » La phrase tombe, sèche, tranchante. Trump poursuit : « Bien qu’elle restera toujours prédominante, je peux maintenant penser à ce qui est bon et approprié pour les États-Unis d’Amérique. » Traduction libre : puisque vous ne m’avez pas récompensé, je vais prendre ce que je veux. Et ce qu’il veut, c’est le Groenland.

Le premier ministre norvégien, Jonas Gahr Støre, a rappelé une évidence que Trump semble ignorer ou mépriser : le prix Nobel de la Paix n’est pas attribué par le gouvernement norvégien, mais par un comité indépendant nommé par le Parlement. Une distinction fondamentale. Mais pour Trump, les nuances n’existent pas. Il y a ses alliés et ses ennemis. Ceux qui le célèbrent et ceux qui le snobent. Et la Norvège vient de basculer dans la seconde catégorie.

Le Groenland comme prix de consolation

Dans la suite de sa lettre, Trump lie explicitement son obsession groenlandaise à ce qu’il perçoit comme un affront. « Le monde n’est pas en sécurité à moins que nous n’ayons un contrôle complet et total du Groenland », écrit-il en lettres majuscules, comme s’il criait sur le papier. Il poursuit en remettant en question le droit même du Danemark à posséder ce territoire : « Il n’y a pas de documents écrits, c’est seulement qu’un bateau y a débarqué il y a des centaines d’années, mais nous avions aussi des bateaux qui y débarquaient. » L’argument est d’une faiblesse historique consternante. Le Groenland est une partie du royaume danois depuis plus de 300 ans.

Il y a quelque chose de profondément troublant à voir un président américain raisonner ainsi. Comme si les frontières, les traités, les siècles d’histoire pouvaient être effacés d’un trait de plume parce qu’un homme estime qu’il mérite davantage. « Nous avions aussi des bateaux qui y débarquaient » — c’est ça, l’argument ? Avec une telle logique, n’importe qui pourrait revendiquer n’importe quoi. La Chine pourrait réclamer l’Alaska. La France pourrait exiger le retour de la Louisiane. Où s’arrête-t-on ? Où trace-t-on la ligne ? Et surtout : qui va oser la tracer face à un homme qui dispose de la plus grande armée du monde ?

Sources

Sources primaires

blank »>Bloomberg – Trump Links Greenland Threats to Nobel Peace Prize Snub (19 janvier 2026)

blank »>PBS News – Nick Schifrin obtient la lettre de Trump (19 janvier 2026)

blank »>Reuters via Dawn – Confirmation de la lettre au PM norvégien (19 janvier 2026)

Sources secondaires

blank »>Time Magazine – Trump Says No Need To Think Purely of Peace in Letter to Norway (19 janvier 2026)

blank »>CNN – Thousands protest in Denmark and Greenland against Trump’s threats (17 janvier 2026)

blank »>NPR – European leaders warn Trump’s Greenland tariffs threaten dangerous downward spiral (18 janvier 2026)

blank »>CNBC – Unacceptable: European leaders hit back at Trump’s Greenland tariffs threat (18 janvier 2026)

blank »>NBC News – Trump hits 8 U.S. allies with tariffs in push for Greenland deal (17 janvier 2026)

blank »>Al Jazeera – How have EU allies responded to Trump’s Greenland tariffs (18 janvier 2026)

blank »>Yahoo News / HuffPost UK – Trump Blames Nobel Peace Prize Snub For Greenland Threats (19 janvier 2026)

blank »>The Journal (Irlande) – Trump justifies threats to take over Greenland, citing Nobel Peace Prize snub (19 janvier 2026)

blank »>Euronews – Thousands march in Greenland to oppose Trump’s interest in taking over the Arctic island (18 janvier 2026)

CNN – Venezuela’s Machado gave Trump her Nobel prize (15 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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