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Trump menace l’Europe de sanctions pour défendre le Groenland : la Russie, grande gagnante de cette folie
Crédit: Adobe Stock

Des chiffres qui ne s’additionnent pas

Les tarifs douaniers annoncés par Trump sont simples à comprendre. Brutaux, mais simples. 10% sur toutes les exportations vers les États-Unis à partir du 1er février. 25% à partir du 1er juin. Jusqu’à ce que… jusqu’à ce quoi ? Jusqu’à ce que les États-Unis puissent acheter le Groenland. Le lien est explicite. La menace, claire. Vous voulez envoyer des soldats sur une île que je veux acheter ? Vous allez payer. Cher. Mais là où ça devient incompréhensible, c’est la logique derrière cette décision. Les troupes européennes envoyées au Groenland sont là pour un exercice de défense. Un exercice OTAN. Un exercice coordonné avec Washington. Et pourtant, Trump le présente comme une menace. Comme un acte hostile. Comme si l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et les autres étaient en train de préparer une invasion. Une invasion de quoi ? Du Groenland ? Mais le Groenland est danois. Les troupes sont là avec la permission du Danemark. Avec l’accord du gouvernement groenlandais. Elles sont là pour renforcer la sécurité. Pour montrer que l’Europe peut contribuer à la défense de l’Arctique. Pour réduire la charge américaine. C’est exactement ce que les États-Unis demandent depuis des années. Et quand l’Europe le fait, on la punit ? C’est absurde. C’est incompréhensible. C’est comme punir quelqu’un parce qu’il a fait ce que vous lui avez demandé de faire.

Lars Løkke Rasmussen, le ministre des Affaires étrangères danois, l’a dit clairement. L’augmentation de la présence militaire au Groenland « vise à renforcer la sécurité dans l’Arctique ». « Nous sommes d’accord avec les États-Unis pour dire que nous devons en faire plus puisque l’Arctique n’est plus une zone à faible tension », a-t-il déclaré. « C’est exactement pourquoi nous et nos partenaires de l’OTAN intensifions nos efforts en toute transparence avec nos alliés américains. » Rien dans ce message ne suggère une hostilité. Rien n’indique une opposition aux États-Unis. Au contraire. C’est un message de coopération. Un message de partenariat. Mais Trump ne l’entend pas ainsi. Il y voit une conspiration. Un complot. Une tentative de l’Europe de nuire aux intérêts américains. Pourquoi ? Parce que ces troupes sont sur le Groenland. Une île qu’il veut acheter. Une île qu’il considère comme stratégique. Pour sa défense. Pour sa sécurité. Pour l’avenir des États-Unis. Et là, dans ce raisonnement, il y a quelque chose d’effrayant. Une logique qui dit : si vous ne me donnez pas ce que je veux, je vais vous faire mal. Pas militairement. Pas avec des armes. Mais économiquement. Avec des sanctions. Avec des tarifs. Comme si les relations internationales n’étaient qu’une transaction. Comme si l’amitié entre nations pouvait s’acheter. Ou se vendre.

L’Europe sous le choc

La réaction européenne a été immédiate. Unie. Ferme. Pour une fois, l’Union européenne a parlé d’une seule voix. Huit pays — les huit pays ciblés par Trump — ont publié une déclaration commune. « Nous exprimons notre solidarité totale avec le Royaume du Danemark et le peuple groenlandais », affirment-ils. Les tarifs « sapent les relations transatlantiques et comportent le risque d’une spirale dangereuse ». Les signataires ajoutent qu’ils sont « engagés à renforcer la sécurité dans la région arctique en tant qu’intérêt transatlantique partagé » et que l’exercice militaire planifié au Groenland « ne menace personne ». Pas de fureur. Pas de colère incontrôlée. Juste une déclaration calme, rationnelle, ferme. Mais derrière ces mots, on sent l’incompréhension. La consternation. Le sentiment que quelque chose s’est cassé. Quelque chose d’irréparable.

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a été encore plus directe. « Nous avons toujours souligné notre intérêt transatlantique commun pour la paix et la sécurité dans l’Arctique, notamment par le biais de l’OTAN », a-t-elle écrit sur X. « L’exercice danois précoordonné, mené avec des alliés, répond à la nécessité de renforcer la sécurité arctique et ne constitue une menace pour personne. » Et puis cette phrase qui résume tout : « Les tarifs saperaient les relations transatlantiques et risqueraient une spirale dangereuse. L’Europe restera unie, coordonnée et engagée à faire respecter sa souveraineté. » On entend là quelque chose de nouveau. Une Europe qui dit « assez ». Une Europe qui refuse d’être intimidée. Une Europe qui s’affirme. Pas contre les États-Unis. Mais pour elle-même. Pour ses principes. Pour son droit de décider de son avenir. C’est un moment historique. Un moment où l’Europe, pour la première fois depuis longtemps, semble dire : nous ne serons pas des sujets de l’empire américain. Nous sommes des partenaires. Des égaux. Et nous exigerons d’être traités comme tels.

Vous savez ce qui me frappe le plus dans cette histoire ? La contradiction absolue. Trump prétend vouloir acheter le Groenland pour des raisons de sécurité. Pour protéger l’Arctique contre la Russie et la Chine. Et en même temps, il menace ses alliés — les mêmes alliés qui envoient des troupes au Groenland pour protéger l’Arctique contre la Russie et la Chine — de sanctions économiques. C’est un nivellement par le bas de la pensée géopolitique. Une approche qui dit : la sécurité, c’est moi qui la décide. Si vous ne faites pas exactement ce que je veux, vous êtes contre moi. Même si vous faites exactement ce que je vous ai demandé de faire. C’est une vision du monde binaire. Simpliste. Dangereuse. Et ça me fait peur. Parce que si c’est comme ça que les États-Unis traitent leurs alliés, comment vont-ils traiter leurs adversaires ? Comment vont-ils traiter les pays qui ne sont ni alliés ni adversaires, mais juste… différents ? La réponse, je n’ai pas envie de la connaître.

Sources

Sources primaires

blank »>POLITICO – Trump announces new tariffs against Europe amid Greenland push (17 janvier 2026)

blank »>ABC News – Europe ‘united’ in face of Trump’s Greenland threats, tariffs, EU chief says (18 janvier 2026)

Sources secondaires

Tuổi Trẻ Online – Đọa áp thuế EU chưa đủ, ông Trump tuyên bố sẽ loại « mối đe dọa từ Nga » khỏi Greenland (19 janvier 2026)

Encadré de transparence du chroniqueur

Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des dynamiques géopolitiques et commerciales qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à anticiper les virages que prennent nos dirigeants. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux qui nous concernent tous.

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et commentaires interprétatifs. Les informations factuelles présentées dans cet article proviennent de sources officielles et vérifiables, notamment les déclarations officielles des dirigeants politiques, les communiqués gouvernementaux, les rapports d’agences de presse internationales reconnues telles que Reuters, Bloomberg, ABC News, NBC News, Xinhua, Associated Press, Agence France-Presse, ainsi que les données d’organisations internationales.

Les analyses et interprétations présentées représentent une synthèse critique basée sur les informations disponibles. Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser, de leur donner un sens. Toute évolution ultérieure pourrait modifier les perspectives présentées ici.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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