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Trump veut acheter un peuple : quand 57 000 Inuits deviennent une monnaie d’échange
Crédit: Adobe Stock

Quand tout a un prix

Dans le monde moderne, tout a un prix. Tout peut être acheté, vendu, échangé. Les entreprises, les terres, les ressources, même les données personnelles. Mais est-ce que les êtres humains ? Est-ce que des peuples entiers ? Est-ce que le droit à exister, le droit à l’autodétermination, est-ce que ça a aussi un prix ? Trump semble le croire. Sa rhétorique sur la Groenland est celle d’un homme qui a passé sa vie à négocier des affaires, à acheter des immeubles, à acquérir des entreprises. Pour lui, la Groenland n’est pas un pays avec une population, une culture, une histoire. C’est un actif. Une opportunité. Un investissement stratégique.

Et les justifications fusent. L’île est riche en minéraux. Terres rares. Ressources cruciales pour la technologie moderne. Elle contrôle des positions clés pour la surveillance et la défense du continent nord-américain. Elle garde les approches arctiques et nord-atlantiques. Le réchauffement climatique ouvre de nouvelles routes commerciales. La compétition avec la Russie et la Chine s’intensifie. Tous ces arguments sont rationnels. Logiques. Même incontestables sur le plan géopolitique. Mais là où ça coince, là où ça devient insupportable, c’est quand ces arguments servent à justifier la prise de contrôle d’un territoire habité par des gens qui n’ont jamais été consultés. Par des gens qui n’ont jamais demandé à devenir des Américains. Par des gens qui ont leur propre identité, leur propre histoire, leur propre façon de vivre.

Vous savez ce qui me rend le plus mal à l’aise ? C’est la banalité du mal. C’est la façon dont tout ça est présenté comme normal, comme rationnel, comme inévitable. On parle de sécurité, de géopolitique, de stratégie, comme si 57 000 êtres humains n’étaient que des variables dans une équation. Et je me demande : est-ce qu’on aurait eu la même réaction si Trump avait annoncé vouloir « acheter » la Belgique ? La Nouvelle-Zélande ? L’Uruguay ? Est-ce qu’on aurait accepté ça comme une simple transaction géopolitique ? Non. On aurait été scandalisés. On aurait crié à l’invasion. Mais parce que c’est la Groenland, parce que c’est loin, parce qu’on ne connaît pas vraiment Malik ni les 56 999 autres, on semble accepter ça comme une possibilité. Et ça, ça me terrifie.

Le monde qui regarde ailleurs

Et le reste du monde ? Le Danemark, bien sûr, s’indigne. Jens-Frederik Nielsen, le Premier ministre groenlandais, rejette fermement toute idée d’annexion. Le gouvernement autonome de l’île affirme que le territoire n’est pas à vendre. Des réunions d’urgence ont lieu à Washington entre des ministres danois et des officiels américains de haut rang. Mais au-delà du cercle immédiat, quelle est la réaction du reste de la communauté internationale ? Les cris d’indignation ? Les condamnations fermes ? Les sanctions économiques ? Rien de tout ça. Quelques déclarations. Quelques inquiétudes. Un peu de diplomatie feutrée.

Comparez ça avec la réaction quand d’autres pays ont tenté des annexions territoriales dans le passé. Les condamnations étaient immédiates, massives, unies. L’OTAN mobilisait. L’Union européenne adoptait des sanctions. Les médias s’indignaient. Mais là ? Silence. Ou pire, une sorte d’acceptation résignée, comme si l’impérialisme américain était d’une nature différente, plus acceptable, plus justifié. Le Kremlin, avec sa remarque sur « l’entrée dans l’histoire », ne fait même pas semblant de condamner. Il observe. Il note. Il analyse probablement les implications pour sa propre stratégie. Mais la voix de la justice internationale, celle qui se lève si haut quand d’autres pays menacent l’ordre mondial, est étrangement absente.

Sources

Sources primaires

blank »>Investing.com – Kremlin diz que Trump entrará para história mundial se EUA tomarem a Groenlândia (19 janvier 2026)

blank »>AP News – Denmark, Greenland leaders stand united against Trump’s Greenland takeover call (janvier 2026)

Sources secondaires

AP News – Why Greenland is strategically important to Arctic security (janvier 2026)

Encadré de transparence du chroniqueur

Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des dynamiques géopolitiques et commerciales qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à anticiper les virages que prennent nos dirigeants. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux qui nous concernent tous.

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et commentaires interprétatifs. Les informations factuelles présentées dans cet article proviennent de sources officielles et vérifiables, notamment les communiqués gouvernementaux, les déclarations officielles des dirigeants politiques, les rapports d’agences de presse internationales reconnues telles que Reuters, Bloomberg, ABC News, NBC News, Xinhua, Associated Press, Agence France-Presse, ainsi que les données d’organisations internationales.

Les analyses et interprétations présentées représentent une synthèse critique basée sur les informations disponibles. Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser, de leur donner un sens. Toute évolution ultérieure pourrait modifier les perspectives présentées ici.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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