Une conception pensée pour tuer
Le Lancet est un chef-d’oeuvre de simplicité meurtrière. Fabriqué par ZALA Aero, filiale du groupe Kalachnikov, il existe en plusieurs versions. Le Lancet-1 pèse 5 kg et porte une charge de 1 kg. Le Lancet-3 atteint 12 kg avec une charge de 3 kg. Suffisant pour détruire un blindé.
Sa portée dépasse les 40 kilomètres. Son système de guidage combine GPS, navigation inertielle et reconnaissance optique. Il peut identifier sa cible de manière autonome. Et son coût de production est dérisoire comparé aux systèmes occidentaux.
Les chiffres qui font mal
Des centaines de véhicules ukrainiens ont été détruits par des Lancet. Des chars T-64. Des obusiers M777 fournis par les États-Unis. Des systèmes de défense antiaérienne. Chaque vidéo russe de destruction est un coup au moral ukrainien. Et un avertissement pour l’Occident.
Car ce qui se passe en Ukraine aujourd’hui pourrait se passer ailleurs demain. Face à un ennemi équipé de drones kamikazes en masse, que valent nos armées conventionnelles ?
Chaque destruction filmée par un Lancet me rappelle une vérité cruelle. Nous vivons dans l’illusion de notre supériorité technologique. Nous pensons que nos armées sont invincibles. Que notre technologie est la meilleure. Et puis arrive un petit drone à quelques milliers de dollars qui détruit un char à plusieurs millions. La guerre a changé. La question est : l’avons-nous compris ?
Les échecs de la réponse ukrainienne
Le HX-2 : un espoir déçu
L’Ukraine a tenté de développer sa propre réponse au Lancet. Le HX-2 devait être le concurrent ukrainien. Mêmes caractéristiques. Même concept. Mais les tests ont révélé des problèmes majeurs. Fiabilité insuffisante. Performances en deçà des attentes. L’armée ukrainienne a tranché : pas de commandes supplémentaires.
C’est un revers. Pas le premier. Pas le dernier. L’Ukraine doit faire avec des moyens limités face à la machine de guerre russe.
L’improvisation comme stratégie
Faute de réponse industrielle, l’Ukraine improvise. Des systèmes de brouillage artisanaux. Des filets de camouflage. Des tactiques de dispersion. Chaque unité développe ses propres parades. Certaines fonctionnent. Beaucoup échouent.
Les soldats ukrainiens apprennent dans le sang. Ils paient le prix de nos hésitations. De nos livraisons au compte-gouttes. De notre incapacité à anticiper les besoins du front.
Je pense à ces soldats ukrainiens qui voient arriver un Lancet. Ces quelques secondes entre le moment où ils l’aperçoivent et l’impact. Que ressentent-ils ? La peur ? La résignation ? La rage contre un monde qui les a abandonnés à moitié ? Nous avons les moyens de les aider vraiment. Nous choisissons de les aider juste assez pour qu’ils ne perdent pas. Mais pas assez pour qu’ils gagnent. Cette stratégie a un nom : la lâcheté.
Les leçons pour l'Occident
Une guerre qui nous concerne
Le Lancet n’est pas qu’un problème ukrainien. C’est un aperçu de la guerre future. Des drones bon marché, produits en masse, capables de saturer les défenses les plus sophistiquées. La Russie l’a compris. L’Iran l’a compris. La Chine l’a compris.
Et nous ? Nos armées sont conçues pour des guerres qui n’existent plus. Des chars lourds vulnérables aux drones. Des avions coûteux menacés par des missiles bon marché. Des doctrines héritées de la Guerre froide face à des ennemis qui ont changé les règles.
L’urgence d’une adaptation
L’Ukraine est notre laboratoire. Chaque bataille nous enseigne. Chaque défaite ukrainienne est un avertissement. Chaque victoire montre ce qui fonctionne. Écoutons-nous ? Apprenons-nous ? Ou continuons-nous à croire que cela ne nous arrivera jamais ?
La prochaine guerre européenne ne ressemblera pas à la Seconde Guerre mondiale. Elle ressemblera à ce qui se passe en Ukraine. Des drones. Des missiles. Des cyberattaques. Une destruction rapide et massive. Sommes-nous prêts ?
Le Lancet coûte environ 35 000 dollars. Un char Leopard 2 coûte plus de 5 millions. Faites le calcul. Un essaim de cent Lancet contre un escadron de chars. Qui gagne ? Les mathématiques de la guerre ont changé. Et nous sommes du mauvais côté de l’équation. Chaque jour qui passe sans adaptation est un jour de perdu. Combien nous en reste-t-il ?
Conclusion : Le ciel appartient à ceux qui le prennent
Une course contre la montre
Le Lancet est le symbole d’une révolution militaire. La Russie a compris avant nous que la quantité peut battre la qualité. Que des drones simples et nombreux valent mieux que des systèmes complexes et rares. Que la guerre se gagne aussi dans les usines.
L’Ukraine paie le prix de notre lenteur. Chaque jour, des soldats meurent parce que nous n’avons pas fourni les moyens de contrer cette menace. Chaque semaine, des positions tombent parce que le ciel appartient à l’ennemi.
Le drone Lancet est une arme terrible. Mais ce n’est pas l’arme qui me fait peur. C’est notre réaction. Notre incapacité à répondre. Notre lenteur à comprendre. Notre obstination à croire que demain ressemblera à hier. L’Ukraine se bat seule contre un ennemi qui a compris les règles de la guerre moderne. Et nous, nous débattons. Nous hésitons. Nous calculons. Pendant ce temps, les Lancet tombent. Et avec eux, peut-être, notre dernière chance de réveiller avant qu’il soit trop tard.
Encadré de transparence du chroniqueur
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des dynamiques géopolitiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements qui nous concernent tous. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux de notre époque.
Sources
Sources primaires
VnExpress – UAV rival du Lancet déçoit sur le champ de bataille ukrainien (janvier 2026)
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.