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Ukraine : Washington offre enfin la promesse d’une paix, pendant que les drones s’abattent sur Kharkiv
Crédit: Custom

Un plan de paix qui prend forme enfin

Les discussions à Miami ne sont pas anodines. Elles représentent peut-être le premier véritable espoir de fin de cette guerre qui ravage l’Ukraine depuis bientôt quatre ans. Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, l’a dit clairement : il espère signer des documents avec les États-Unis sur les garanties de sécurité lors du forum économique de Davos, en Suisse, cette semaine. Davos — ce sommet où les puissants du monde entier se réunissent pour décider du sort de millions de gens qu’ils ne verront jamais. Pourtant, cette fois, il y a quelque chose de différent. Les négociations avancent. Les documents se précisent. Les pourparlers se poursuivront à Davos, a confirmé Rustem Umerov sur les réseaux sociaux. « Nous avons eu des discussions substantielles sur le développement économique et un plan de prospérité, ainsi que sur les garanties de sécurité pour l’Ukraine », a-t-il déclaré.

L’Ukraine a besoin de ces garanties comme de l’air. Kiev veut obtenir des engagements clairs de la part de ses alliés occidentaux sur sa sécurité après un hypothétique cessez-le-feu. Parce que l’histoire l’a trop souvent appris à ses dépens : un cessez-le-feu sans garantie solide n’est qu’une pause dans la guerre. Un répit avant la prochaine offensive. « Il y a d’ores et déjà eu plusieurs séances de négociations. Ils travaillent sur les documents nécessaires pour mettre fin à la guerre », a affirmé Zelensky dans son message vidéo quotidien. Ces mots, simples, portent en eux le poids de millions de vies qui attendent. Attendent que la guerre s’arrête. Attendent de pouvoir dormir sans peur. Attendent de reprendre une vie normale — ce mot qui a perdu tout son sens en Ukraine.

Les acteurs clés de ces pourparlers

La délégation ukrainienne n’est pas venue à Miami seule. Elle est accompagnée des poids lourds de l’administration Trump. Jared Kushner, qui a déjà joué un rôle crucial dans les relations entre Washington et Jérusalem, est là. Steve Witkoff, homme d’affaires et proche allié de Trump, est là. Dan Driscoll, secrétaire américain à l’Armée de terre, est là. Ces trois hommes représentent bien plus que des négociateurs — ils incarnent la volonté politique de l’administration américaine de mettre fin à ce conflit. Une volonté qui semble réelle, concrète, tangible pour la première fois depuis des mois.

Cependant, Zelensky reste prudent. Il doute de la volonté réelle de la Russie de mettre fin à son invasion. À juste titre. Pendant que les négociations se poursuivent à Miami, Moscou continue ses frappes de missiles. Continue le ciblage « quotidien » des systèmes énergétiques de l’Ukraine. Une stratégie brutale : affamer le peuple ukrainien de chaleur et d’électricité en plein cœur de l’hiver. Quelque 58 000 employés travaillent dans le pays à réparer les installations électriques et de chauffage détruites. Cinquante-huit mille hommes et femmes qui grimpent sur des pylônes, qui creusent des tranchées, qui reconnectent des câbles, tout en sachant que leur travail sera peut-être détruit à nouveau demain. Dans la capitale, la situation reste « très difficile », a reconnu Zelensky. Le chef de cabinet du président ukrainien, Kyrylo Budanov, a indiqué que l’Ukraine allait recevoir des équipements de chauffage de l’Italie pour « soutenir les régions les plus touchées par la terreur russe ». La terreur. Ce mot suffit.

58 000. Ce chiffre me hante. Cinquante-huit mille personnes qui passent leurs journées à réparer ce que d’autres détruisent. Imaginez un instant. Vous passez toute la journée à reconnecter l’électricité d’un quartier. Vous rentrez chez vous, épuisé, les mains en sang, le cœur lourd. Et la nuit suivante, tout est détruit à nouveau. Comment ne pas sombrer dans le désespoir? Comment continuer à se lever chaque matin, sachant que votre travail n’a peut-être servi à rien? Ces 58 000 techniciens, ces ingénieurs, ces ouvriers — ce sont les héros anonymes de cette guerre. Ceux dont personne ne parle, mais sans qui l’Ukraine s’effondrerait déjà. Et moi je leur dis : merci. Même si je sais que ça ne suffit pas.

Sources

Sources primaires

blank »>Ouest-France – Guerre en Ukraine : discussions « substantielles » avec Washington, garanties… Le point sur la nuit (19 janvier 2026)

blank »>Reuters – Ukrainian team heading to US for security guarantee talks, Zelenskiy says (17 janvier 2026)

blank »>Al Jazeera – Two killed, dozens wounded in large Russian drone attacks across Ukraine (18 janvier 2026)

Sources secondaires

blank »>TASS – Ukraine, US agree to continue talks in Davos — Umerov (18 janvier 2026)

blank »>BBC – US offered Ukraine 15-year security guarantee, Zelensky says (16 janvier 2026)

blank »>Kyiv Post – Silence from Washington Marks Latest US-Ukraine Negotiations in Miami (18 janvier 2026)

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