Plus de 11 500 chars détruits
11 579 chars russes transformés en épaves fumantes depuis le début de l’invasion. Le chiffre mérite qu’on s’y arrête. Avant le 24 février 2022, les analystes occidentaux estimaient les stocks de chars russes à environ 12 000 à 13 000 unités, en comptant les véhicules en réserve dans les dépôts. Autrement dit, l’armée russe a perdu l’équivalent de la quasi-totalité de ses réserves de blindés. Bien sûr, Moscou puise frénétiquement dans ses stocks soviétiques, remettant en service des T-55 et T-62 vieux de plus de soixante ans. Ces antiquités ne font pas long feu face aux missiles antichar modernes fournis par l’Occident. Les images satellites des dépôts russes montrent des rangées de plus en plus clairsemées de blindés en attente de remise en état. Le puits n’est pas sans fond.
Les véhicules blindés de combat suivent la même trajectoire mortelle : 23 928 détruits, dont 6 supplémentaires lors de la seule journée du 19 au 20 janvier. Ces BMP, BTR et autres transporteurs de troupes sont essentiels pour les assauts d’infanterie que l’armée russe lance quotidiennement contre les positions ukrainiennes. Sans eux, les soldats russes doivent avancer à pied, à découvert, sous le feu des drones et de l’artillerie ukrainienne. C’est exactement ce qui se passe de plus en plus souvent sur l’axe de Pokrovsk, où les Russes arrivent maintenant en motos et en quads, faute de véhicules blindés disponibles. Le chef du renseignement de la brigade Rubizh décrit ces assauts désespérés : ils volent vers les positions ukrainiennes comme des mouches en été. Ils meurent comme des mouches aussi.
L’artillerie russe s’essouffle
60 systèmes d’artillerie détruits en une seule journée. Ce chiffre illustre la guerre d’attrition impitoyable que mènent les forces ukrainiennes contre l’arme qui a longtemps fait la force de l’armée russe. Depuis le début de l’invasion, 36 393 pièces d’artillerie ont été éliminées, auxquelles s’ajoutent 1 618 lance-roquettes multiples. L’artillerie était censée être l’avantage décisif de la Russie. Elle pilonnait les positions ukrainiennes avec une supériorité écrasante en obus pendant les premiers mois du conflit. Cette supériorité s’est progressivement érodée sous l’effet combiné des destructions ukrainiennes et de l’épuisement des stocks russes. Aujourd’hui, les rapports du front indiquent une parité croissante, voire un avantage ukrainien dans certains secteurs.
La défense antiaérienne russe n’est pas épargnée : 1 279 systèmes détruits depuis février 2022, dont un supplémentaire le 20 janvier. Cette érosion continue des capacités de défense aérienne russes explique pourquoi les drones ukrainiens opèrent de plus en plus librement au-dessus du territoire ennemi, frappant des cibles logistiques jusqu’à des centaines de kilomètres à l’intérieur de la Russie. Le mouvement partisan ATESH a ainsi récemment revendiqué la destruction d’une sous-station électrique clé dans la région de Bryansk. L’Ukraine porte désormais la guerre chez l’agresseur, et les défenses russes s’avèrent incapables de l’en empêcher. L’aviation russe continue également de payer un prix élevé : 434 avions et 347 hélicoptères abattus depuis le début du conflit.
On parle de matériel, de statistiques, de systèmes d’armes. Mais derrière chaque char détruit, il y a un équipage de trois ou quatre hommes carbonisés. Derrière chaque véhicule blindé en flammes, des soldats qui n’ont pas eu le temps de s’extraire. La guerre moderne est d’une violence inouïe, et ces chiffres aseptisés ne rendent pas justice à l’horreur de ce qui se passe réellement sur le terrain. Ce n’est pas un jeu vidéo. Ce n’est pas un tableau de scores. C’est de la mort industrialisée.
La bataille des drones : 925 appareils russes abattus en 24 heures
Une guerre technologique sans précédent
925 drones opérationnels et tactiques russes neutralisés en une seule journée. Ce chiffre stupéfiant témoigne de l’intensité de la guerre aérienne qui se déroule au-dessus de l’Ukraine. Depuis le début de l’invasion, les forces ukrainiennes ont détruit 111 140 drones russes de tous types. Les drones sont devenus l’arme emblématique de ce conflit, utilisés pour la reconnaissance, la correction du tir d’artillerie, les frappes de précision et même les attaques kamikazes. La Russie en consomme des milliers chaque mois, s’approvisionnant notamment auprès de l’Iran dont les drones Shahed ont semé la terreur parmi les civils ukrainiens. Mais l’Ukraine a développé des contre-mesures de plus en plus efficaces.
L’armée russe déploie massivement des drones de frappe de type Molniya et des munitions rôdeuses Lancet sur les axes les plus contestés. Ces systèmes représentent une menace constante pour les positions ukrainiennes, mais ils tombent également en masse sous les tirs de la défense antiaérienne et les contre-mesures électroniques ukrainiennes. Le rapport coût-efficacité de cette guerre des drones reste favorable à l’Ukraine : un drone Shahed iranien coûte environ 20 000 dollars, mais les systèmes utilisés pour l’abattre, notamment les groupes électrogènes mobiles de brouillage, sont souvent bien moins chers. La bataille technologique fait rage, et l’Ukraine, avec le soutien occidental, parvient à maintenir un équilibre précaire mais réel.
Les missiles de croisière : 4 163 interceptés
Au-delà des drones, la Russie continue de lancer des missiles de croisière et balistiques contre l’Ukraine. 4 163 missiles de croisière ont été interceptés ou détruits depuis le début du conflit. Chacun de ces missiles représente un investissement de plusieurs millions de dollars pour le complexe militaro-industriel russe, et chaque interception est une victoire de la défense antiaérienne ukrainienne. Les systèmes Patriot, NASAMS et IRIS-T fournis par les alliés occidentaux ont transformé la donne, offrant à l’Ukraine une capacité de protection qui lui faisait cruellement défaut au début de l’invasion. La frappe sur Kyiv du 20 janvier rappelle cependant que la menace reste constante et que la défense antiaérienne ne peut pas tout intercepter.
La flotte russe de la mer Noire a elle aussi payé un prix considérable : 28 navires et bateaux coulés ou gravement endommagés, ainsi que 2 sous-marins. Cette destruction méthodique de la marine russe, principalement par des missiles Neptune et des drones navals ukrainiens, a contraint Moscou à retirer une grande partie de sa flotte vers des ports plus sûrs, loin des côtes ukrainiennes. La domination russe en mer Noire, qui semblait acquise au début du conflit, a été brisée par l’ingéniosité et la détermination ukrainiennes. Le corridor céréalier a pu être rouvert, permettant à l’Ukraine d’exporter ses productions agricoles malgré le blocus russe.
La logistique en flammes : 75 000 véhicules détruits
Une armée qui ne peut plus se ravitailler
75 067 véhicules et camions-citernes détruits, dont 191 lors de la seule journée du 20 janvier. Ce chiffre colossal révèle l’ampleur de la guerre logistique que l’Ukraine mène contre l’envahisseur. Une armée moderne ne peut fonctionner sans un flux constant de ravitaillement : carburant, munitions, nourriture, pièces de rechange. Chaque camion détruit est un maillon brisé dans cette chaîne vitale. Les forces ukrainiennes l’ont compris très tôt et ciblent systématiquement les convois logistiques russes, souvent à l’aide de drones équipés de grenades ou de munitions rôdeuses. Les images des colonnes de véhicules russes en flammes sont devenues un classique des réseaux sociaux ukrainiens.
La destruction de ces 75 000 véhicules explique en partie pourquoi les soldats russes sur le front manquent chroniquement de tout. Les témoignages de prisonniers de guerre et les interceptions de communications révèlent une situation logistique catastrophique dans de nombreuses unités : pas assez de nourriture, pas assez de munitions, pas assez de vêtements chauds pour affronter l’hiver ukrainien. Pourtant, le Kremlin continue d’envoyer des vagues d’assaut contre les positions ukrainiennes, sacrifiant des centaines d’hommes par jour pour des gains mesurés en hectares. Cette disproportion entre les pertes et les résultats définit l’absurdité tragique de cette guerre.
75 000 camions. J’ai essayé de visualiser ce que ça représente. Si on les mettait bout à bout, ça ferait une colonne de plus de 500 kilomètres. De Paris à Genève. Cinq cents kilomètres de ferraille calcinée, de carcasses abandonnées sur les routes boueuses de l’Ukraine. Et derrière chaque véhicule, des hommes qui devaient être ravitaillés et qui ne l’ont pas été. Des blessés qui devaient être évacués et qui ne l’ont pas été. La logistique, c’est invisible et c’est ennuyeux, jusqu’au jour où elle s’effondre. Ce jour-là est arrivé pour l’armée russe.
Les équipements spéciaux : le nerf de la guerre moderne
4 048 unités d’équipements spéciaux détruites, dont 3 supplémentaires le 20 janvier. Cette catégorie englobe les systèmes de guerre électronique, les stations radar, les véhicules de commandement et de communication, les engins du génie militaire. Ce sont les yeux, les oreilles et le cerveau d’une armée moderne. Sans eux, une force armée devient aveugle et sourde, incapable de coordonner ses actions, vulnérable aux attaques. La destruction systématique de ces équipements par les forces ukrainiennes dégrade continuellement la capacité de l’armée russe à mener des opérations complexes. C’est pourquoi les assauts russes ressemblent de plus en plus à des charges frontales désespérées plutôt qu’à des manoeuvres coordonnées.
Le ministère ukrainien de la Défense a publié un bilan annuel pour 2025 qui donne le vertige : l’équivalent de 35 divisions de personnel éliminées, 14 000 systèmes d’artillerie détruits, 40 000 véhicules de toutes sortes mis hors service. Ces pertes représentent une saignée sans précédent pour une armée qui était considérée, avant le 24 février 2022, comme la deuxième plus puissante du monde. Cette réputation s’est fracassée contre la résistance ukrainienne et le mur de l’incompétence structurelle du commandement russe. L’Institut pour l’étude de la guerre a noté un ralentissement des avancées russes depuis fin décembre 2025, probablement dû aux conditions météorologiques défavorables mais aussi à l’épuisement des forces après une année de pertes massives.
Le front de Pokrovsk : l'enfer sur terre
23 assauts repoussés en une journée
L’axe de Pokrovsk reste le secteur le plus violent de tout le front. Les Russes y lancent assaut sur assaut, avec une obstination qui confine au suicide collectif. Le 16 janvier, 23 tentatives d’assaut ont été repoussées dans ce seul secteur, en direction des localités de Nykanorivka, Hryshyne, Rodynske et Myrnohrad. Selon le chef du renseignement de la brigade Rubizh, les forces russes ont perdu environ 50 soldats tués et 25 blessés dans cette zone en une seule journée. Ces chiffres locaux, multipliés par la longueur du front de plus de 1 000 kilomètres, expliquent comment l’Ukraine parvient à infliger des pertes quotidiennes de plus de mille hommes à l’envahisseur.
Les Russes arrivent avec tout ce qui roule : véhicules blindés quand ils en ont encore, pick-up modifiés avec des plaques de métal soudées en guise de blindage artisanal, quads, motos. Certains soldats avancent même à pied, en petits groupes, essayant de se faufiler jusqu’aux positions ukrainiennes. Ces tactiques de fortune témoignent de la pénurie de véhicules blindés qui frappe l’armée russe. Les Ukrainiens les appellent les chars barbecue, référence aux grilles métalliques que les Russes soudent sur leurs blindés dans l’espoir illusoire de se protéger des drones. Ces protections improvisées ne servent à rien. Les véhicules brûlent quand même.
Des drones Molniya et Lancet par centaines
Sur l’axe de Pokrovsk, l’armée russe déploie massivement ses drones de frappe les plus modernes. Les Molniya sont des drones de reconnaissance et d’attaque relativement bon marché, produits en masse par l’industrie russe. Les Lancet sont des munitions rôdeuses plus sophistiquées, capables de repérer et de détruire des cibles blindées avec une précision redoutable. Ces systèmes représentent l’un des rares domaines où la Russie parvient encore à maintenir une certaine pression technologique. Mais les Ukrainiens s’adaptent. Les systèmes de brouillage électronique, les filets de camouflage, les tactiques de dispersion permettent de limiter l’efficacité de ces drones.
La description du front par les soldats ukrainiens est apocalyptique. Les corps des assaillants russes s’accumulent devant les positions défensives, parfois pendant des jours avant que des équipes de récupération ne puissent les enlever. L’armée russe refuse d’accorder des trêves pour récupérer ses morts, préférant lancer de nouveaux assauts par-dessus les cadavres de la vague précédente. Cette indifférence au sort de ses propres soldats caractérise la guerre menée par le Kremlin : une guerre où la vie humaine ne compte pas, où les hommes sont des ressources consommables au même titre que les obus et le carburant.
Ils volent comme des mouches en été, dit l’officier ukrainien. C’est une image terrible. Parce qu’on sait comment finissent les mouches. Elles se fracassent contre le pare-brise. Elles tombent dans la soupe. Elles meurent par milliers sans que personne ne les pleure. C’est exactement ce que fait Poutine avec ses soldats. Il les envoie mourir par milliers, jour après jour, pour quelques centaines de mètres de terre ravagée. Et personne, au Kremlin, ne semble s’en émouvoir.
L'offensive russe s'enlise
Des gains dérisoires pour des pertes colossales
Malgré ces pertes astronomiques, l’armée russe continue de grignoter du terrain, village après village, quartier après quartier. Mais le rapport entre les pertes subies et les gains obtenus défie toute logique militaire. Pour conquérir la petite ville d’Avdiivka début 2024, la Russie a sacrifié l’équivalent de plusieurs brigades. Pour Bakhmout avant elle, les pertes se comptaient en dizaines de milliers. Chaque kilomètre carré conquis coûte des centaines de vies russes et des quantités astronomiques de matériel. À ce rythme, la Russie pourrait théoriquement conquérir l’ensemble du Donbass. Mais à quel prix? Et avec quelle armée ensuite?
L’Institut pour l’étude de la guerre note que les avancées russes ont ralenti depuis fin décembre 2025 et début janvier 2026. Les conditions météorologiques hivernales compliquent les opérations offensives, mais l’épuisement des forces russes joue également un rôle. Après une année 2025 particulièrement meurtrière, avec 418 000 soldats tués et blessés selon les estimations ukrainiennes, l’armée russe peine à maintenir le rythme de ses offensives. Les renforts mobilisés sont mal entraînés, mal équipés, et leur motivation laisse à désirer. Beaucoup sont envoyés au front après seulement quelques semaines de formation sommaire.
La Russie prévoit de former 11 nouvelles divisions
Face à cette hémorragie, le Kremlin a annoncé son intention de former au moins 11 nouvelles divisions en 2026 et de mobiliser 409 000 personnes supplémentaires. Ces chiffres témoignent à la fois de l’ampleur des pertes russes et de la détermination du régime à poursuivre la guerre quoi qu’il en coûte. Mais la quantité ne remplace pas la qualité. Les nouvelles recrues n’auront pas l’expérience des unités décimées. Elles seront envoyées au front avec un équipement de plus en plus vétuste, face à des Ukrainiens aguerris par trois ans de guerre intensive.
La question de la soutenabilité de ces pertes se pose avec une acuité croissante. La Russie dispose certes d’une population de 145 millions d’habitants, mais tous ne sont pas mobilisables. Les hommes en âge de combattre ne sont pas inépuisables, surtout si l’on tient compte des réfractaires qui fuient le pays, des exemptions diverses, et de la nécessité de maintenir une économie de guerre qui fonctionne. À un rythme de 1 000 à 1 400 pertes quotidiennes, la Russie sacrifie entre 365 000 et 500 000 hommes par an. C’est l’équivalent de la population d’une grande ville russe. Chaque année.
Le moral des troupes russes s'effondre
Des soldats qui abandonnent leurs positions
Les rapports du front indiquent que des soldats russes abandonnent leurs positions et désertent leurs camarades de plus en plus fréquemment. Cette désagrégation du moral est le symptôme d’une armée à bout de souffle. Quand les hommes comprennent qu’ils sont envoyés à la mort pour des objectifs incompréhensibles, quand ils voient leurs camarades tomber par dizaines sans que rien ne change, quand le ravitaillement n’arrive plus et que les officiers restent à l’arrière, la volonté de combattre s’évapore. L’armée russe n’est pas encore en déroute, mais les signes de fissuration se multiplient.
Les témoignages de prisonniers de guerre africains recrutés par la Russie sont particulièrement révélateurs. Certains racontent avoir contracté des prêts pour payer leur voyage vers la Russie, attirés par des promesses de salaires mirobolants. Ils se sont retrouvés sur le front ukrainien après quelques jours de formation, sans comprendre ni la langue de leurs officiers ni les raisons de cette guerre. Ces mercenaires venus du Cameroun, du Congo ou d’autres pays africains grossissent les rangs d’une armée qui ne parvient plus à recruter suffisamment de Russes pour combler ses pertes. C’est le signe d’une situation démographique et politique qui devient intenable.
On parle souvent de la résilience ukrainienne, et elle est remarquable. Mais on parle moins de ce qui se passe de l’autre côté. Ces soldats russes qui désertent, qui se rendent, qui sabotent leur propre équipement parfois. Ce ne sont pas des lâches. Ce sont des hommes qui ont compris qu’on les a envoyés mourir pour rien. Pour le délire impérial d’un dictateur qui ne mettra jamais les pieds dans une tranchée. Cette prise de conscience est peut-être le début de quelque chose. Ou peut-être pas. Mais elle existe, et elle grandit.
Les tentatives de franchissement de la frontière échouent
Dans la région de Kharkiv, au nord de l’Ukraine, les forces russes ont intensifié leurs tentatives de franchir la frontière ces derniers jours. Le résultat a été désastreux pour elles : 21 soldats russes tués et 11 blessés, sans aucun gain territorial. Ces assauts frontaux contre des positions défensives préparées relèvent du suicide militaire. Ils témoignent de la pression que subit le commandement russe pour montrer des résultats, n’importe quels résultats, à Moscou. Les généraux envoient leurs hommes à l’abattoir pour justifier leur propre existence auprès du Kremlin.
La frontière nord de l’Ukraine est désormais une zone de mort pour quiconque tente de la franchir sans protection blindée adéquate. Les drones ukrainiens surveillent le moindre mouvement, les unités d’artillerie sont calibrées sur les axes d’approche probables, les mines antipersonnel et antichar parsèment le terrain. Pourtant, les Russes continuent d’essayer. C’est là toute l’absurdité de cette guerre : le Kremlin refuse d’accepter la réalité de ses échecs et continue d’envoyer des hommes mourir pour des objectifs militairement inaccessibles.
L'Ukraine frappe en territoire russe
Les partisans d’ATESH sabotent l’effort de guerre russe
Pendant que l’armée russe s’épuise sur le front ukrainien, des opérations de sabotage frappent l’arrière du dispositif ennemi. Le mouvement partisan ATESH a revendiqué la destruction d’une sous-station électrique clé dans la région russe de Bryansk. Cette frappe s’inscrit dans une campagne systématique visant les infrastructures logistiques russes : dépôts de carburant, voies ferrées, installations électriques. Chaque sabotage complique un peu plus l’acheminement des renforts et du ravitaillement vers le front.
Les groupes de reconnaissance et de sabotage ukrainiens mènent également des opérations audacieuses en territoire occupé et au-delà. En décembre 2025, un groupe du GUR, le renseignement militaire ukrainien, a pénétré à 28 kilomètres dans les lignes ennemies dans le secteur de Zaporijjia avant de revenir avec des prisonniers. Ces raids démontrent la capacité des forces ukrainiennes à projeter leur puissance bien au-delà de la ligne de front, déstabilisant un ennemi qui se croyait en sécurité dans ses arrières. La guerre ne se limite plus aux tranchées : elle s’étend désormais à l’ensemble du territoire russe impliqué dans l’effort de guerre.
Les drones ukrainiens frappent toujours plus loin
Les drones de fabrication ukrainienne atteignent désormais des cibles situées à des centaines de kilomètres à l’intérieur de la Russie. Raffineries, dépôts de munitions, bases aériennes : aucune installation militaire ou économique n’est plus à l’abri. L’industrie de défense ukrainienne a réalisé des progrès spectaculaires dans la conception et la production de drones à longue portée, compensant partiellement l’impossibilité d’utiliser les missiles occidentaux contre le territoire russe. Ces frappes ne changeront pas l’issue de la guerre à elles seules, mais elles rappellent à la population russe que la guerre a des conséquences qui ne se limitent pas aux écrans de télévision.
La défense antiaérienne russe, théoriquement l’une des plus denses au monde, s’avère incapable d’intercepter tous ces drones. Les systèmes S-300 et S-400 ont été conçus pour abattre des avions et des missiles de croisière, pas des essaims de petits drones volant à basse altitude. L’armée russe tente de s’adapter, déployant des systèmes de brouillage et des canons antiaériens à tir rapide, mais les résultats restent insuffisants. Chaque nuit, des explosions résonnent dans des régions russes que le Kremlin promettait de protéger.
La communauté internationale observe
L’aide occidentale continue d’affluer
Les performances remarquables des forces ukrainiennes reposent en grande partie sur le soutien militaire occidental. Les systèmes de défense antiaérienne Patriot, NASAMS et IRIS-T protègent les villes et les infrastructures critiques. Les chars Leopard 2 et Abrams, les véhicules de combat d’infanterie Bradley et Marder, les obusiers Caesar et PzH 2000 équipent les brigades de contre-offensive. Les munitions de précision HIMARS frappent les dépôts et les postes de commandement russes. Sans cette aide, l’Ukraine n’aurait pas pu infliger de telles pertes à l’envahisseur.
Le président Zelensky a souligné que le renforcement de la défense antiaérienne reste la priorité absolue de l’Ukraine. Chaque système supplémentaire sauve des vies civiles et protège les infrastructures énergétiques dont dépend la survie du pays en hiver. Les discussions avec les partenaires occidentaux portent sur l’augmentation des livraisons, mais aussi sur l’autorisation d’utiliser certaines armes contre des cibles en territoire russe. Cette question reste politiquement sensible, mais la logique militaire plaide pour une extension des capacités de frappe ukrainiennes.
L’aide occidentale est décisive, c’est indéniable. Mais ne nous y trompons pas : ce sont les Ukrainiens qui meurent sur le front, pas les Américains ou les Européens. Ce sont des soldats ukrainiens qui tiennent les tranchées dans le froid et la boue, qui affrontent les vagues d’assaut russes jour après jour, qui payent le prix du sang pour défendre leur pays. L’Occident fournit les armes. L’Ukraine fournit le courage. Et c’est une combinaison que le Kremlin n’avait pas prévue.
Le nouveau ministre de la Défense ukrainien
Le Parlement ukrainien a approuvé la nomination de Mykhailo Fedorov au poste de ministre de la Défense, avec 277 voix en faveur. Fedorov, qui était auparavant vice-Premier ministre et ministre de la Transformation numérique, apporte une expertise technologique précieuse à un ministère en première ligne de l’effort de guerre. Sa nomination reflète l’importance croissante de la dimension technologique du conflit : drones, guerre électronique, systèmes de commandement numérisés. L’Ukraine mise sur l’innovation pour compenser le désavantage numérique face à la Russie.
Les experts de l’OTAN ont noté que l’Ukraine avait réalisé des progrès significatifs dans la formation militaire professionnelle malgré la guerre. Cette capacité à continuer de former des officiers et des soldats compétents, même sous le feu ennemi, témoigne de la résilience institutionnelle du pays. L’armée ukrainienne de 2026 n’est plus celle de 2022 : elle est mieux équipée, mieux entraînée, plus expérimentée. Et elle continue de s’améliorer, tandis que son adversaire s’affaiblit.
Conclusion : Une guerre d'usure que la Russie est en train de perdre
Les chiffres ne mentent pas
1 225 590 soldats russes hors de combat depuis le début de l’invasion. Plus d’un million deux cent mille hommes. C’est l’équivalent de la population de Marseille ou de Prague. C’est plus que les pertes soviétiques pendant les dix ans de guerre en Afghanistan. C’est une catastrophe démographique et militaire d’une ampleur historique. Et les pertes continuent de s’accumuler au rythme de plus de mille hommes par jour. La Russie peut-elle soutenir ce rythme indéfiniment? Les réserves de matériel soviétique ne sont pas infinies. Les stocks de missiles s’épuisent. Les usines ne produisent pas assez vite pour compenser les destructions.
L’armée russe n’est pas à l’agonie. Elle dispose encore de ressources considérables et d’une capacité de nuisance redoutable. Mais elle est engagée dans une guerre d’attrition qu’elle ne peut pas gagner à ce rythme. Chaque jour qui passe affaiblit un peu plus sa capacité offensive. Chaque char détruit, chaque système d’artillerie perdu, chaque soldat tué réduit sa marge de manoeuvre future. L’Ukraine, elle, tient bon. Elle souffre, elle saigne, mais elle tient. Et tant qu’elle tiendra, la victoire russe restera hors d’atteinte.
L’espoir d’une résolution
Cette guerre finira un jour. Par l’épuisement de l’un des belligérants, par une négociation, par un changement politique au Kremlin ou ailleurs. Personne ne peut prédire quand ni comment. Mais les chiffres publiés quotidiennement par l’État-major ukrainien dessinent les contours d’une issue possible : une armée russe trop affaiblie pour maintenir son effort offensif, forcée de se replier ou de négocier. Ce scénario n’est pas garanti. Il dépend de la poursuite du soutien occidental, de la résilience ukrainienne, de facteurs politiques imprévisibles. Mais il est devenu plausible.
En attendant, les combats continuent. Sur l’axe de Pokrovsk, dans la région de Kharkiv, sur toute la ligne de front, des hommes meurent chaque jour. Des Ukrainiens qui défendent leur terre. Des Russes envoyés à la mort par un régime qui ne les considère que comme de la chair à canon. Cette tragédie est loin d’être terminée. Mais son issue se dessine, lentement, inexorablement, dans l’accumulation de ces chiffres terribles qui témoignent de l’échec de l’agression russe.
1 130 hommes hier. Combien demain? Combien après-demain? Je ne sais pas ce qui me trouble le plus : l’énormité de ces chiffres ou le fait qu’on finisse par s’y habituer. Chaque jour, je rapporte ces statistiques. Chaque jour, elles sont à peu près les mêmes. Et chaque jour, je me demande combien de temps encore. Combien de morts encore avant que quelqu’un, à Moscou, comprenne que cette guerre ne peut pas être gagnée. Que chaque jour de plus est un jour de trop. Que l’histoire jugera sévèrement ceux qui ont envoyé des centaines de milliers d’hommes mourir pour rien.
Sources
Sources primaires
État-major général des Forces armées ukrainiennes – Rapport quotidien des pertes russes – 20 janvier 2026
Ukrinform – Russian war casualty toll in Ukraine up by 1,130 over past day – 20 janvier 2026
ArmyInform – Rapports quotidiens sur les pertes ennemies – Janvier 2026
Sources secondaires
Institut pour l’étude de la guerre – Analyse des avancées russes fin 2025-début 2026
Ministère ukrainien de la Défense – Bilan des pertes russes pour l’année 2025 – 1er janvier 2026
Ukrainska Pravda – Couverture quotidienne du conflit – Janvier 2026
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