Les combats continuent dans l’indifférence
Pendant que les diplomates sirotent leur champagne dans les Alpes suisses, la bataille de Kupyansk fait rage. Le groupe de recherche et de frappe Khartia de la Garde nationale ukrainienne maintient le contrôle du centre-ville et du bâtiment du conseil municipal. Le commandant Oleksandr Pivnenko confirme que ses hommes continuent de nettoyer la zone des forces russes.
De son côté, le ministre russe de la Défense Andreï Belousov affirme que la Russie contrôle l’intégralité de Kupyansk. Un mensonge éhonté, contredit même par les blogueurs militaires russes qui reconnaissent que les forces ukrainiennes tiennent la ville depuis longtemps. Mais qui vérifie? Qui s’en soucie? La désinformation prospère dans l’indifférence.
Les drones de la mort
Cette nuit encore, 145 drones ont déchiré le ciel ukrainien. 145 engins de mort lancés par une Russie qui n’a pas l’intention de s’arrêter. Le Kremlin amplifie les déclarations de Viktor Medvedchuk, l’oligarque pro-russe, qui affirme qu’« il n’y aura pas de paix en Ukraine en 2026 ». Le message est clair : Moscou rejette toute négociation et maintient ses objectifs de guerre initiaux.
Chaque nuit, les Ukrainiens se terrent dans des abris. Chaque matin, ils comptent leurs morts. Et chaque jour, le monde regarde ailleurs. 1 426 jours de cette routine macabre. Combien faudra-t-il de jours avant que l’Europe se souvienne pourquoi elle prétendait défendre l’Ukraine?
Le cynisme a atteint des sommets vertigineux. Nous avons promis à l’Ukraine que nous serions là « aussi longtemps qu’il le faudrait ». Nous avons juré de défendre les valeurs démocratiques contre l’agression autoritaire. Et maintenant? Maintenant, nous négocions avec l’homme qui menace nos propres territoires pendant que notre allié ukrainien se fait massacrer. Si c’est ça la solidarité occidentale, autant avouer que nous n’avons jamais eu de principes — juste des intérêts.
La confiance brisée
« On ne peut pas lui faire confiance »
Un diplomate européen, sous couvert d’anonymat, a lâché la phrase qui résume tout : « Comment peut-on s’asseoir et discuter de ses garanties de sécurité? On ne peut pas lui faire confiance. » Cette phrase vise Trump. Mais elle pourrait tout aussi bien viser l’Europe elle-même. Comment l’Ukraine peut-elle nous faire confiance quand nous abandonnons ses intérêts à la première menace commerciale?
Les dirigeants du G7 — Italie, Allemagne, France, Canada, Royaume-Uni — plus la présidente de la Commission européenne prévoient de rencontrer Trump à Davos. À l’ordre du jour officiel : les garanties de sécurité pour une Ukraine d’après-guerre. À l’ordre du jour réel : comment amadouer un président américain qui menace d’imposer 25% de tarifs sur huit pays européens.
Zelensky face au mur
Le président Zelensky sera également présent à Davos. Une rencontre avec Trump est prévue. Mais dans quel rapport de force? L’Ukraine a besoin des États-Unis pour survivre. Trump a besoin de l’Ukraine… pour rien. Cette asymétrie est dévastatrice. Zelensky viendra en mendiant devant un homme qui considère les alliances comme des transactions commerciales.
Le chef du Conseil de sécurité nationale ukrainien, Rustem Umerov, rapporte que les récentes discussions américano-ukrainiennes à Miami ont porté sur les garanties de sécurité et les plans de reconstruction d’après-guerre. Des discussions théoriques sur un futur hypothétique, pendant que le présent reste sanglant.
Zelensky est l’homme le plus seul du monde. Il dirige un pays en guerre depuis près de quatre ans. Il a vu ses alliés se fatiguer, ses soutiens s’effriter, ses promesses se dissoudre. Et maintenant, il doit aller à Davos supplier le même homme qui préfère parler d’acheter le Groenland plutôt que de sauver l’Ukraine. L’humiliation est totale. Et nous, Européens, nous regardons ce spectacle en silence. Complices par notre inaction.
Les 93 milliards qui ont changé les priorités
L’argent parle plus fort que les valeurs
Trump a menacé d’imposer des tarifs de 10%, pouvant monter jusqu’à 25%, sur le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande. Huit pays. La condition : céder le Groenland. Une extorsion en bonne et due forme. Et ça marche.
Les capitales européennes calculent : 93 milliards d’euros de tarifs ou de restrictions sur les marchés américains. C’est beaucoup d’argent. Assez pour faire passer le Groenland avant l’Ukraine dans l’ordre des priorités. Assez pour oublier les beaux discours sur la solidarité transatlantique. L’Europe découvre que ses principes ont un prix. Et ce prix vient d’être atteint.
Le chantage qui fonctionne
La stratégie de Trump est d’une simplicité brutale : menacer jusqu’à ce que l’adversaire cède. Avec l’Europe, ça fonctionne. En quelques semaines, il a réussi à détourner l’attention des dirigeants européens de la guerre en Ukraine vers ses propres obsessions territoriales. Le Groenland n’est même pas européen — c’est un territoire autonome danois. Mais Trump a réussi à en faire le sujet principal de Davos 2026.
Poutine observe et prend des notes. Si l’Europe cède face à des menaces commerciales, que fera-t-elle face à des menaces militaires? La dissuasion européenne vient de prendre un coup fatal. Et tout le monde l’a vu.
Nous avons passé des années à nous moquer de Trump. À rire de ses tweets, de ses outrances, de son ignorance. Et maintenant, il nous tient par les bourses. Littéralement. Il a compris ce que nous refusions de voir : l’Europe n’a pas de colonne vertébrale. Menacez nos économies et nous oublierons nos principes. Agitez des tarifs douaniers et nous abandonnerons nos alliés. Trump nous a démasqués. Et le spectacle n’est pas beau à voir.
L'Ukraine oubliée
Le silence assourdissant
Pendant ce temps, la guerre continue. Les soldats ukrainiens meurent dans les tranchées de Kupyansk. Les civils tremblent sous les bombardements. Les réfugiés attendent dans des camps improvisés. Et les dirigeants qui avaient promis de les défendre parlent du Groenland à Davos.
Le Kremlin ne cache plus ses intentions. Viktor Medvedchuk, porte-voix de Poutine, annonce qu’il n’y aura pas de paix en 2026. La Russie maintient ses objectifs de guerre : la capitulation de l’Ukraine, la reconnaissance des territoires annexés, la neutralisation permanente de Kyiv. Face à cette intransigeance, l’Europe répond par… une discussion sur le Groenland.
Les garanties qui n’arriveront jamais
On parle de garanties de sécurité pour l’Ukraine d’après-guerre. Mais quelle après-guerre? Avec quelles garanties? Données par qui? Trump a déjà montré ce que valaient les engagements américains : rien, si ses intérêts personnels ne sont pas servis. L’Europe a montré ce que valaient les engagements européens : rien, si l’économie est menacée.
L’Ukraine se retrouve seule. Vraiment seule. Ses alliés sont trop occupés à protéger leurs intérêts commerciaux pour se soucier de sa survie. Le message envoyé au monde est dévastateur : ne comptez pas sur l’Occident. Il vous abandonnera dès que ça lui coûtera quelque chose.
Davos 2026 restera dans l’histoire comme le moment où l’Europe a montré son vrai visage. Pas celui des grandes déclarations sur les droits de l’homme et la solidarité internationale. Le vrai. Celui d’un continent qui calcule, qui négocie, qui marchande. Qui abandonne ses alliés quand ça devient inconfortable. L’Ukraine saigne depuis 1 426 jours. Et nous, nous parlons du Groenland. Si c’est ça l’Occident, alors l’Occident mérite de perdre. Parce qu’un camp qui trahit ses principes au premier test ne mérite pas de gagner. Les Ukrainiens se battent pour nous. Et nous les laissons tomber pour des tarifs douaniers. L’histoire nous jugera. Et elle sera sévère.
Sources
Sources primaires
Ukraine Crisis Media Center – Day 1,426: at Davos, EU leaders to discuss with Trump Greenland instead of Ukraine (20 janvier 2026)
Sources secondaires
Euronews – Europe’s impossible puzzle (20 janvier 2026)
Al Jazeera – Russia-Ukraine war: List of key events, day 1,426 (20 janvier 2026)
Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.