Skip to content
Difficile d’imaginer s’asseoir avec son bourreau : Zelensky rejette l’idée de travailler avec Poutine
Crédit: Adobe Stock

Un milliard pour un siège à la table

Le calcul est simple, presque insultant. Pour devenir membre permanent du « Board of Peace » de Trump, il faut payer 1 milliard de dollars. Un milliard. C’est le prix d’entrée pour parler de reconstruction, de paix, d’avenir. Mais pendant que certains pays débloquent ces sommes, d’autres comptent chaque centime pour nourrir leur population. Gaza est en ruines. Plus de deux ans de bombardements israéliens ont réduit la bande de Gaza à un champ de décombres. Des familles vivent dans des tentes. Les enfants dorment dans le froid. L’eau potable est rare. La nourriture manque. Et il faudrait 53 milliards de dollars pour reconstruire tout ça. 53 milliards. Soit cinquante-trois fois le prix d’un siège au conseil de paix de Trump.

Le contraste ne pourrait pas plus brutal. D’un côté, des leaders politiques discutent autour d’une table chic, peut-être à Davos, peut-être à Washington, en buvant du café et en discutant de plans grandioses. De l’autre, des Palestiniens fouillent les décombres de leur maison pour retrouver une photo, un jouet, un souvenir. Des mères ukrainiennes attendent un appel qui ne viendra jamais. Des pères russes enterrent leurs fils dans des cercueils fermés parce que le corps est trop détruit pour être montré. Et pendant ce temps, le « Board of Peace » exige un milliard de dollars. Pour quoi ? Pour la paix ? Ou pour le prestige ? Pour les photos officielles ? Pour les communiqués de presse ? La question mérite d’être posée. La réponse, malheureusement, semble évidente.

Un milliard de dollars. Je n’arrive pas à m’imaginer ce que représente cette somme. C’est assez pour nourrir des millions de gens pendant des années. C’est assez pour construire des milliers d’écoles, d’hôpitaux, de maisons. Et pourtant, on demande cet argent pour une place à une table de discussion. Pendant ce temps, à Gaza, des enfants meurent de faim. En Ukraine, des gens gèlent dans des appartements bombardés. Où est la logique ? Où est l’humanité ? Où est la priorité ? Trump semble penser que la paix se construit dans des salons de luxe avec des dîners officiels. Mais la vraie paix, celle qui compte, elle se construit dans les ruines, dans les camps de réfugiés, dans les cimetières. Elle se construit en reconnaissant la douleur des victimes. Pas en payant un million pour un fauteuil.

La liste des invités : un puzzle impossible

La liste des invités au « Board of Peace » ressemble à un puzzle géopolitique impossible. Vladimir Poutine est là. Volodymyr Zelensky est invité. Emmanuel Macron hésite. Benjamin Netanyahu est sur la liste mais critique le projet. Recep Tayyip Erdogan est invité. Xi Jinping aussi. Des pays qui ne s’entendent pas. Des leaders qui ont des visions radicalement opposées du monde. Des ennemis historiques réunis autour d’une même table pour parler de paix. L’absurdité de l’entreprise est frappante. Comment peut-on espérer que Poutine et Zelensky travaillent ensemble sur un plan de paix pour Gaza alors qu’ils sont en guerre l’un contre l’autre depuis près de quatre ans ?

Les réactions ne se font pas attendre. La France refuse pour l’instant de rejoindre le conseil, invoquant le respect des principes de l’Organisation des Nations Unies. L’Israël du ministre Bezalel Smotrich rejette le plan, le qualifiant de « mauvais accord » pour l’État hébreu. Netanyahu lui-même exprime des réserves, insistant sur le fait qu’Israël ne tolérera pas de soldats turcs ou qataris à Gaza. Les tensions sont palpables. Les contradictions sont évidentes. Et pendant ce temps, Trump continue d’envoyer des invitations comme s’il organisait un dîner de gala. Comme si la politique internationale n’était qu’une question de networking. Comme si les guerres, les morts, les souffrances n’étaient que des détails administratifs.

Sources

Sources primaires

NDTV – « Hard To Imagine »: Zelensky Hesitant To Work With Putin On Gaza Peace Board – 20 janvier 2026
Al Jazeera – Trump asks Putin to join Gaza ‘board of peace’ even as Ukraine war rages – 19 janvier 2026
NPR – Trump’s Board of Peace has several invited leaders trying to figure out how it’ll work – 20 janvier 2026

Sources secondaires

Bloomberg – Trump Confirms He Invited Putin to Join Gaza ‘Board of Peace’ – 19 janvier 2026
Euronews – Putin invited to join Trump’s ‘Board of Peace’ for Gaza, Kremlin says – 19 janvier 2026
CNN – Putin invited to join Trump’s ‘Board of Peace’ for Gaza, Kremlin says – 19 janvier 2026

Encadré de transparence du chroniqueur

Positionnement éditorial

Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, des conflits internationaux et des politiques de paix qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les décisions politiques, à comprendre les mouvements diplomatiques, à contextualiser les choix des acteurs internationaux et à proposer des perspectives critiques sur les événements qui redéfinissent nos sociétés.

Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et géopolitique, et d’offrir une lecture critique des décisions qui affectent des millions de vies.

Méthodologie et sources

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.

Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements et institutions, déclarations publiques des dirigeants politiques, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (NDTV, Al Jazeera, NPR, Associated Press), déclarations officielles des présidences et ministères des affaires étrangères concernés.

Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies, rapports d’organisations internationales (Programme alimentaire mondial des Nations Unies, Banque mondiale).

Les données statistiques citées proviennent d’institutions officielles : Programme alimentaire mondial des Nations Unies pour les chiffres sur l’insécurité alimentaire à Gaza, Banque mondiale pour l’estimation des coûts de reconstruction de Gaza.

Nature de l’analyse

Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées.

Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser dans le cadre des dynamiques géopolitiques contemporaines, et de leur donner un sens cohérent dans le grand récit des guerres et des initiatives de paix qui façonnent notre époque. Ces analyses reflètent une expertise développée à travers l’observation continue des affaires internationales et la compréhension des mécanismes diplomatiques qui animent les acteurs globaux.

Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici. Cet article a été rédigé en janvier 2026 et reflète les informations disponibles à cette date.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!
Plus de contenu