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Droits de douane : la Cour suprême peut-elle encore faire barrage à Donald Trump?
Crédit: Adobe Stock

Une autorité présidentielle contestée

La Constitution américaine confère au Congrès — pas au président — le pouvoir de réguler le commerce extérieur. L’article I, section 8 est clair : c’est le législatif qui « régule le commerce avec les nations étrangères ». Mais au fil des décennies, le Congrès a délégué une partie de cette autorité à l’exécutif, notamment via le Trade Act de 1974 et d’autres lois.

Ces délégations étaient censées permettre une politique commerciale flexible et réactive. Elles n’étaient pas conçues pour qu’un président utilise les tarifs comme outil de chantage géopolitique. La question juridique est donc : Trump a-t-il outrepassé les pouvoirs qui lui ont été délégués? Utilise-t-il une autorité conçue pour protéger l’économie américaine à des fins qui n’ont rien à voir avec le commerce?

Les précédents invoqués

Trump invoque la « sécurité nationale » pour justifier ses tarifs. La section 232 du Trade Expansion Act de 1962 permet effectivement au président d’imposer des droits de douane si des importations menacent la sécurité nationale. Lors de son premier mandat, Trump avait déjà utilisé cette disposition pour taxer l’acier et l’aluminium. Les tribunaux avaient alors largement validé cette approche.

Mais le cas du Groenland est différent. Les tarifs ne visent pas à protéger une industrie américaine menacée. Ils visent à forcer un allié à céder son territoire. L’argument de sécurité nationale est ici un prétexte évident. La question est de savoir si la Cour suprême acceptera de regarder derrière ce paravent juridique pour examiner les véritables motivations de l’administration.

Le droit est souvent une question d’interprétation. Et l’interprétation dépend de ceux qui interprètent. Une Cour suprême conservatrice, respectueuse du pouvoir exécutif, pourrait valider les tarifs de Trump en acceptant l’argument de sécurité nationale à sa valeur faciale. Une Cour plus audacieuse pourrait examiner le fond de l’affaire et conclure que le président abuse de son autorité. Tout dépend de ce que les juges veulent voir. Et de ce qu’ils ont le courage de dire.

Sources

Sources primaires

France Culture – Droits de douane : la Cour suprême peut-elle encore faire barrage à Donald Trump? (20 janvier 2026)

Sources secondaires

Foreign Affairs – Trump’s Year of Anarchy (20 janvier 2026)

Franceinfo – L’Europe résiste à Donald Trump (18 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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