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Et si Trump avait raison sur le Groenland? L’Occident doit se réveiller, tabarnak
Crédit: Adobe Stock

L’Arctique est déjà militarisé

Pendant que l’Europe débattait de normes environnementales et de quotas de pêche, la Russie transformait l’Arctique en forteresse. Vladimir Poutine a déclaré au Forum international de l’Arctique en mars 2025 : La Russie n’a jamais menacé personne dans l’Arctique, mais nous suivrons les développements de près et monterons une réponse appropriée en augmentant notre capacité militaire et en modernisant notre infrastructure. Traduction du langage poutinien : On est déjà là, on reste, et on se prépare à la guerre.

La Flotte du Nord russe — basée à Gadzhiyevo, à quelques centaines de kilomètres des côtes norvégiennes — est l’une des plus puissantes au monde. Elle abrite des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins capables de frapper n’importe quelle capitale occidentale. Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a expliqué que la base est cruciale pour la doctrine du bastion — protéger les sous-marins stratégiques dans les eaux arctiques avant de les déployer dans l’Atlantique. Le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov l’a dit clairement en septembre 2024 : La Russie est pleinement prête à un conflit avec l’OTAN dans l’Arctique. Ce ne sont pas des paroles en l’air. C’est une déclaration d’intention.

Le GIUK Gap : le talon d’Achille de l’Occident

Pendant la Guerre froide, la stratégie de l’OTAN reposait sur un principe simple : en cas d’invasion soviétique de l’Europe, il fallait bloquer l’avance ennemie tout en maintenant ouvertes les routes d’approvisionnement avec l’Amérique. Les renforts et le matériel devaient traverser l’Atlantique. Pour couper ces lignes vitales, l’Union soviétique devait contrôler l’Atlantique Nord. Et pour ça, ses sous-marins devaient passer par le GIUK Gap. Boucher ce corridor était essentiel à la survie de l’Europe.

Rien n’a changé. Ou plutôt, tout a empiré. La Russie a modernisé sa flotte sous-marine. Elle développe des systèmes transpolaires capables de frapper l’Amérique du Nord en passant par l’Arctique. Comme l’explique Geopolitical Futures : Le Groenland est devenu une base essentielle pour intercepter les frappes aériennes et les menaces navales. Aussi improbable qu’une telle attaque puisse paraître, la Russie et la Chine développent des systèmes transpolaires, donc les États-Unis sont obligés de créer des capteurs et des armes pour les contrer. Le Groenland n’est pas un caprice de Trump. C’est un impératif stratégique.

On peut détester Trump. On peut trouver ses méthodes brutales, son langage vulgaire, sa diplomatie de cow-boy insupportable. Mais sur le fond? Sur le fond, il pose la bonne question. Qui va défendre l’Arctique? Le Danemark? Avec quoi? L’Union européenne? Elle n’a même pas d’armée commune. La vérité, c’est que sans les Américains, le Groenland est une proie. Et Poutine le sait très bien.

Sources

Sources primaires

Al Jazeera – Do Russia and China pose a national security threat to the US in Greenland? – 7 janvier 2026
NBC News – Trump says U.S. will take Greenland one way or the other – 12 janvier 2026
CNN – Why does Trump want Greenland so much, and why is it so important strategically? – 6 janvier 2026
PBS NewsHour – A look at the strategic importance of Greenland – 14 janvier 2026
Britannica – Why Is the U.S. Interested in Greenland? – 7 janvier 2026

Sources secondaires

Geopolitical Futures – Why Greenland Matters – janvier 2026
Atlantic Council – Greenland is Europe’s strategic blind spot – 5 janvier 2026
Modern Diplomacy – Why Greenland matters now; Trump, Arctic security, and U.S Strategic Priorities – 12 janvier 2026
US Naval Institute Proceedings – War in the Arctic? – janvier 2026
WION News – Fact or fear? Do Russia and China pose a real threat to Greenland? – janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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