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La Chine répond à Trump sur le Groenland : Pékin rejette les accusations et l’Europe contre-attaque
Crédit: Adobe Stock

Une Chine qui se dit victime de diffamation

Pékin n’a pas mâché ses mots. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que les accusations de Trump concernant une « menace chinoise » sur le Groenland relevaient de la « désinformation pure et simple ». Selon les autorités chinoises, la République populaire respecte la souveraineté danoise sur ce territoire arctique et n’a aucune visée expansionniste dans la région. « Nous appelons la partie américaine à cesser de propager des théories infondées qui ne servent qu’à alimenter les tensions internationales », a martelé le diplomate chinois.

Ce qui rend cette situation presque surréaliste, c’est le contexte. Donald Trump justifie son obsession pour le Groenland en brandissant le spectre d’une influence chinoise grandissante dans l’Arctique. Or, les experts en géopolitique arctique sont formels : les investissements chinois au Groenland sont restés modestes et strictement commerciaux. L’ironie ne s’arrête pas là : en accusant la Chine de convoiter ce territoire, Trump révèle surtout ses propres intentions annexionnistes.

Le jeu des miroirs géopolitiques

Cette confrontation sino-américaine autour du Groenland illustre un phénomène que les analystes appellent « l’inversion des rôles ». Historiquement, ce sont les États-Unis qui pointaient du doigt les ambitions territoriales des autres puissances. Aujourd’hui, c’est Washington qui utilise la coercition économique pour s’emparer d’un territoire étranger, tandis que Pékin appelle au respect du droit international. Les diplomates européens n’en reviennent pas de se retrouver dans cette position — défendre leur souveraineté non pas contre la Russie ou la Chine, mais contre leur allié historique.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a parfaitement résumé l’absurdité de la situation : si les États-Unis annexaient le Groenland, cela rendrait « Poutine l’homme le plus heureux du monde » car cela « légitimerait son invasion de l’Ukraine ». Pire encore, selon Sánchez, ce serait « l’arrêt de mort de l’OTAN ». Des mots qui résonnent comme un glas dans les couloirs de Bruxelles.

Comment en sommes-nous arrivés là? Un allié de l’OTAN qui menace un autre allié de l’OTAN. Un président qui invoque une menace chinoise fantôme pour justifier des ambitions territoriales bien réelles. Et nous, observateurs de ce théâtre de l’absurde, qui assistons impuissants à l’effritement des principes que nous pensions immuables. La question qui me hante : si la plus grande démocratie du monde peut se comporter ainsi, que reste-t-il de nos certitudes?

Sources

Sources primaires

Dân Trí – La Chine répond aux accusations de Trump sur le Groenland (20 janvier 2026)

Euronews – Europe’s impossible puzzle: defend Ukraine from Putin and Greenland from Trump (20 janvier 2026)

Franceinfo – Menace d’annexion du Groenland : l’Europe résiste à Donald Trump (18 janvier 2026)

Sources secondaires

Ukraine Crisis Media Center – Day 1,426: at Davos, EU leaders to discuss with Trump Greenland instead of Ukraine (20 janvier 2026)

Al Jazeera – Russia-Ukraine war: List of key events, day 1,426 (20 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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