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L’année de l’anarchie de Trump : la présidence sans contraintes et la fin de la primauté américaine
Crédit: Custom

L’exécutif sans freins

Dès son investiture, Trump a signé une avalanche de décrets présidentiels. Certains annulaient des politiques de l’administration Biden. D’autres allaient plus loin, testant les limites constitutionnelles du pouvoir exécutif. Les juristes se sont alarmés. Les tribunaux ont parfois bloqué. Mais dans l’ensemble, la machine Trump a roulé, écrasant les obstacles sur son passage.

L’administration a été purgée des voix dissidentes. Les fonctionnaires qui avaient osé témoigner lors des procédures d’impeachment ont été licenciés. Les agences fédérales ont été placées sous la coupe de loyalistes dont la compétence importait moins que la fidélité. Le Department of Justice, censé être indépendant, est devenu un instrument au service des intérêts présidentiels.

Le Congrès réduit à la figuration

Le Congrès républicain, théoriquement un contre-pouvoir, s’est révélé incapable — ou non désireux — de jouer ce rôle. Les quelques voix critiques au sein du GOP ont été marginalisées, menacées de primaires par des candidats pro-Trump. Le culte de la personnalité a remplacé le débat d’idées. Les républicains qui avaient voté l’impeachment en 2021 ont presque tous été évincés ou réduits au silence.

Les démocrates, minoritaires, ne peuvent que protester. Leurs auditions, leurs enquêtes, leurs appels à la responsabilité se heurtent à un mur d’indifférence. Le système des checks and balances — ces équilibres institutionnels vantés comme le génie de la Constitution américaine — s’est révélé dépendant de la bonne volonté des acteurs. Quand cette bonne volonté disparaît, les institutions ne sont plus que des coquilles vides.

Les Pères fondateurs avaient prévu beaucoup de choses. Ils avaient prévu l’ambition. Ils avaient prévu la corruption. Ils avaient prévu les factions. Ce qu’ils n’avaient pas prévu, c’est qu’un parti entier abandonnerait son rôle de contre-pouvoir pour devenir le bras armé d’un homme. Que des élus préféreraient leur carrière à leur serment. Que la loyauté envers un individu primerait sur la loyauté envers la Constitution. Cette faille dans le système, Trump l’a trouvée. Et il l’a exploitée jusqu’à la corde.

Sources

Sources primaires

Foreign Affairs – Trump’s Year of Anarchy: The Unconstrained Presidency and the End of American Primacy (20 janvier 2026)

Sources secondaires

Euronews – Europe’s impossible puzzle (20 janvier 2026)

Ukraine Crisis Media Center – Day 1,426 (20 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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