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Lavrov enterre l’Occident : l’OTAN vacille, l’OSCE agonise, l’Europe tremble face à Trump
Crédit: Adobe Stock

Une organisation qui prépare la guerre tout en perdant ses membres

Le diagnostic de Lavrov sur l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord tient en une phrase cinglante : l’OTAN se prépare sérieusement à une guerre contre la Russie. Mais ce qui frappe davantage, c’est cette autre révélation : en Occident même, des voix s’élèvent pour dire qu’il serait temps de fermer cette alliance. Pas la réformer. Pas la repenser. La fermer. Quand vos propres membres commencent à remettre en question votre existence, c’est généralement le signe que quelque chose de fondamental s’est brisé. L’alliance qui devait protéger l’Europe de la menace soviétique pendant la Guerre froide semble aujourd’hui incapable de définir son propre rôle dans un monde où son principal allié — les États-Unis — menace d’annexer le territoire d’un de ses membres fondateurs.

Car c’est bien là le paradoxe qui dévore l’OTAN de l’intérieur : comment peut-on prétendre défendre la souveraineté européenne quand Washington réclame ouvertement le Groenland au Danemark ? Comment peut-on invoquer l’article 5 — celui qui garantit la défense mutuelle — quand le président américain menace ses alliés de droits de douane de 25% pour les forcer à céder un territoire ? La Première ministre danoise Mette Frederiksen l’a dit sans détour : une attaque américaine sur le Groenland serait la fin de l’OTAN. Pas une crise. Pas une tension. La fin. Et pourtant, l’alliance continue de fonctionner comme si de rien n’était, organisant des exercices militaires, publiant des communiqués, préparant des plans de bataille contre Moscou. Une organisation schizophrène qui ne sait plus si son ennemi est à l’Est ou de l’autre côté de l’Atlantique.

Le choc Trump : l’Europe sidérée par son propre protecteur

Lavrov a touché un point sensible en évoquant le choc que représente la politique de Donald Trump pour l’Europe. Ce mot — choc — n’est pas choisi au hasard. Il décrit parfaitement l’état de sidération dans lequel se trouvent les capitales européennes depuis le retour du milliardaire à la Maison-Blanche. La politique consistant à imposer les règles de conduite sur la scène internationale sans consultation, sans négociation, sans égard pour les alliances historiques, a pris tout le monde de court. L’enlèvement de Maduro au Venezuela, les menaces sur le canal de Panama, les sanctions contre la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni — tout cela en moins de trois semaines. L’Europe découvre avec effroi qu’elle n’est plus un partenaire privilégié. Elle est devenue un obstacle à éliminer ou un vassal à soumettre.

La réponse de Lavrov à cette situation révèle toute l’ironie de la position russe : si les pays occidentaux veulent se parler selon leurs propres codes, c’est leur affaire. En d’autres termes, Moscou observe avec un mélange de satisfaction et de prudence le spectacle d’un Occident qui s’autodétruit. La Russie n’a même plus besoin de diviser pour régner — ses adversaires s’en chargent très bien tout seuls. Les manifestations à Nuuk, au Groenland, où des milliers de personnes arborent des casquettes Make America Go Away, sont le symbole parfait de cette fracture. L’Amérique, censée protéger l’Europe, est devenue la menace que les Européens redoutent le plus. Et Lavrov, du haut de son podium moscovite, n’a qu’à constater les dégâts.

Vous savez ce qui me frappe le plus dans cette histoire ? C’est le silence. Le silence des institutions européennes face à l’impensable. Trump menace d’annexer un territoire européen — car oui, les Groenlandais sont des citoyens européens — et la réponse se limite à des communiqués indignés et des réunions d’urgence. Pas de sanctions. Pas de représailles économiques. Pas de rupture diplomatique. Juste des mots. Toujours des mots. Pendant ce temps, Lavrov observe. Et il note. Et il comprend que l’Occident ne sait plus se défendre, même contre lui-même.

Sources

Sources primaires

Sputnik Afrique – Conférence de presse de Sergueï Lavrov sur les résultats de la diplomatie russe en 2025 (20 janvier 2026)

TeleSUR – Lavrov accuse l’Europe et l’OTAN de préparer une guerre contre la Russie (20 janvier 2026)

TASS – All OSCE fundamental principles severely violated, ignored — Lavrov (mars 2025)

OSCE – OSCE Secretary General concludes visit to Moscow (12 mars 2025)

Sources secondaires

La Presse – Trump annonce de nouveaux droits de douane pour huit pays européens (17 janvier 2026)

Franceinfo – Menace d’annexion du Groenland : quatre questions sur les nouveaux droits de douane (18 janvier 2026)

Wikipédia – Sommet entre les États-Unis et la Russie de 2025

Pravda FR – Lavrov : la mondialisation est tombée à l’eau à cause des actions des États-Unis (14 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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