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Le Groenland ou Kiev : Trump sacrifie l’Ukraine sur l’autel de l’ambition
Crédit: Adobe Stock

Les chiffres de l’horreur

Les chiffres de cette nuit du 19 au 20 janvier racontent une histoire que les mots seuls ne peuvent pas transmettre. Trois cent trente-neuf drones. Trente-quatre missiles. Quatorze missiles, treize missiles de croisière et trois cent quinze drones interceptés par les défenses ukrainiennes. Derrière chaque chiffre, il y a des vies brisées, des maisons détruites, des traumatismes qui dureront des générations. À Tchornomorsk, dans l’oblast d’Odessa, des bâtiments ont été endommagés, transformant des appartements ordinaires en ruines fumantes. À Dnipro, Rivne, Vinnytsia, les sirènes ont retenti dans la nuit, réveillant des populations déjà épuisées par quatre années de guerre.

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme s’est dit « outragé » par ces attaques systématiques contre les infrastructures énergétiques. Ce mot, « outragé, » résonne avec une rare intensité dans le vocabulaire diplomatique habituellement tempéré. Mais cette indignation officielle change-t-elle quelque chose pour les 86 000 foyers de Kiev sans électricité le matin du 20 janvier ? Apporte-t-elle un peu de chaleur aux enfants qui tremblent dans des lits glacés ? L’Ukraine demande désormais l’exclusion de la Russie de l’Agence internationale de l’énergie atomique, une mesure symbolique qui en dit long sur l’impotence de la communauté internationale face à l’escalade.

Le quotidien de la survie

Imaginez un instant votre propre vie transposée à Kiev aujourd’hui. Vous vous réveillez à 6 heures du matin dans un appartement noir. Le thermostat indique -3°C. Vos enfants dorment à côté de vous, recroquevillés sous trois couvertures. Vous n’avez pas d’eau chaude pour vous laver. Pas de café chaud pour commencer la journée. Les nouvelles que vous consultez sur votre téléphone, dont la batterie s’épuise, vous apprennent que la centrale nucléaire de Tchernobyl, à seulement cent kilomètres de chez vous, vient de perdre son alimentation électrique externe. C’est ce quotidien que vivent des millions d’Ukrainiens, ce quotidien qui est devenu leur normalité depuis 2022, depuis que cette guerre, la plus sanglante en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, a commencé.


Je regarde mes propres mains écrire ces mots, tièdes et confortables, et je sens une honte me monter à la gorge. Comment puis-je décrire l’horreur quand je n’ai jamais ressenti le froid d’un appartement sans chauffage en janvier ? Comment prétendre comprendre l’angoisse des parents qui écoutent le bourdonnement des drones dans le ciel nocturne en se demandant si ce sera leur tour ? Cette distance entre moi, spectateur privilégié, et eux, victimes d’une guerre qui n’est pas la mienne, me brise. Nous sommes tous complices par notre silence, par notre capacité à continuer nos vies normales pendant que les autres survivent.

Sources

Sources primaires

Le Figaro – « Je suis inquiet de toute perte d’attention » : Volodymyr Zelensky rappelle que l’Ukraine est confrontée à une « guerre à grande échelle » – 20 janvier 2026 à 15h10

Le Monde (Live) – En direct. Guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky se dit « inquiet » que les revendications de Donald Trump au Groenland ne détournent l’attention « en plein conflit à grande échelle » – 20 janvier 2026

Sources secondaires

Le Monde – « Les États-Unis auront le Groenland d’une manière ou d’une autre », affirme Donald Trump – 12 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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