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Le puzzle impossible de l’Europe : défendre l’Ukraine contre Poutine et le Groenland contre Trump
Crédit: Adobe Stock

Un chantage économique en pleine lumière

Le président Trump ne s’embarrasse pas de subtilité. Sa stratégie pour obtenir le Groenland tient en deux mots : tarifs douaniers. 10% minimum sur les importations européennes. Peut-être 25% si la résistance persiste. Un chantage économique pur et simple, exercé au grand jour, sans le moindre scrupule diplomatique. Ce que Pékin ou Moscou feraient dans l’ombre, Washington le fait sous les projecteurs.

Les justifications avancées par l’administration Trump oscillent entre le risible et l’inquiétant. Une prétendue « menace chinoise » sur l’Arctique — que Pékin a catégoriquement démentie. Des « intérêts stratégiques américains » qui justifieraient apparemment de piétiner la souveraineté d’un allié de l’OTAN. La même rhétorique, mot pour mot, que celle utilisée par Poutine pour envahir l’Ukraine. L’ironie serait comique si les conséquences n’étaient pas aussi graves.

Les voix européennes qui s’élèvent

Face à cette agression, l’Europe a — pour une fois — choisi de répondre d’une seule voix. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a été claire : « Ensemble, nous restons fermes dans notre engagement à défendre la souveraineté du Groenland » et à protéger « les intérêts économiques et sécuritaires stratégiques » de l’Union. Pas d’ambiguïté. Pas de faux-fuyants.

Emmanuel Macron a été encore plus direct : « Aucune intimidation ni menace ne nous influencera. Ni en Ukraine, ni au Groenland, ni nulle part ailleurs. » Et Pedro Sánchez, le Premier ministre espagnol, a posé la question qui tue : si les États-Unis annexaient le Groenland, cela rendrait Poutine « l’homme le plus heureux du monde » car cela « légitimerait son invasion de l’Ukraine ». Pire : ce serait « l’arrêt de mort de l’OTAN ».

Pedro Sánchez a raison. Tellement raison que ça fait mal. Si le leader du « monde libre » peut s’emparer d’un territoire souverain par la force économique, pourquoi Poutine ne pourrait-il pas le faire par la force militaire? La seule différence tient aux moyens employés, pas aux principes violés. Et une fois ce précédent établi, la boîte de Pandore est ouverte. Pour toujours. L’OTAN ne serait plus une alliance de défense mutuelle, mais un club où le plus fort dicte sa loi aux autres.

Sources

Sources primaires

Euronews – Europe’s impossible puzzle: defend Ukraine from Putin and Greenland from Trump (20 janvier 2026)

Ukraine Crisis Media Center – Day 1,426: at Davos, EU leaders to discuss with Trump Greenland instead of Ukraine (20 janvier 2026)

Sources secondaires

Franceinfo – Menace d’annexion du Groenland : l’Europe résiste à Donald Trump (18 janvier 2026)

Al Jazeera – Russia-Ukraine war: List of key events, day 1,426 (20 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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