Le Gamma-D : la sentinelle du ciel
Le radar Gamma-D n’est pas un équipement ordinaire. C’est un système de surveillance à longue portée capable de détecter des avions et des missiles balistiques à des centaines de kilomètres de distance. Il joue un rôle crucial dans le système de défense aérienne intégré de la Russie, alertant les batteries de missiles de l’approche de menaces aériennes. Détruire un Gamma-D, c’est créer un trou béant dans le bouclier radar russe.
Chaque Gamma-D coûte des dizaines de millions de dollars et nécessite des mois pour être fabriqué et installé. La Russie n’en possède pas un nombre illimité. Chaque destruction affaiblit sa capacité à anticiper les attaques ukrainiennes. Les forces aériennes ukrainiennes et les missiles de croisière peuvent désormais opérer dans des zones autrefois couvertes par ces radars. C’est un avantage tactique considérable.
Le Protivnik-GE : l’oreille du Kremlin
L’autre cible majeure est le radar Protivnik-GE, un système de détection à longue portée spécialisé dans le suivi des aéronefs. Ce radar peut identifier et suivre des cibles à des distances considérables, fournissant des informations cruciales aux centres de commandement russes. Sa destruction prive la Russie de sa capacité à voir venir les attaques ukrainiennes dans certains secteurs.
Les frappes ukrainiennes ont également touché d’autres systèmes critiques : le Nebo-U/M pour la détection à très haute altitude, le Podlyot pour la surveillance à basse altitude, le Niobiy-SV pour la détection de missiles balistiques, le Kasta-2E2 pour la couverture radar mobile, et le fameux 92N6, le radar de conduite de tir du système S-400. C’est une liste impressionnante qui montre l’étendue et la sophistication des opérations ukrainiennes.
Chaque radar détruit est une victoire silencieuse. Pas de défilé, pas de médailles télévisées, pas de discours triomphants. Juste un point lumineux qui disparaît d’un écran russe, quelque part dans un bunker. Les opérateurs ukrainiens qui pilotent ces drones ne verront probablement jamais le résultat de leur travail en direct. Mais ils savent. Ils savent que chaque radar détruit est un pilote ukrainien qui rentre chez lui. Un missile de croisière qui atteint sa cible. Une ville qui n’est pas bombardée. La guerre de l’ombre n’a pas de héros visibles. Mais elle a des héros quand même.
Les systèmes de défense aérienne détruits
Le S-400 : le mythe effondré
Le S-400 Triumph était censé être le meilleur système de défense aérienne au monde. La Russie l’a vanté pendant des années, l’a vendu à des pays comme la Turquie et l’Inde à prix d’or, et l’a présenté comme une arme invincible. La guerre en Ukraine a brutalement démenti cette propagande. Plusieurs batteries S-400 ont été détruites par des frappes ukrainiennes, révélant les limites du système.
Les drones Bober ukrainiens ont notamment frappé des S-400 en Crimée occupée, détruisant non seulement les lanceurs mais aussi les radars 92N6 qui les accompagnent. Sans ce radar, le S-400 est aveugle. Il devient une coquille vide, incapable de détecter et d’engager des cibles. C’est une humiliation pour l’industrie de défense russe et un avertissement pour ses clients internationaux.
Pantsir, Buk, Tor : la cascade de destructions
Le S-400 n’est pas le seul système touché. Les frappes ukrainiennes ont également détruit de nombreux Pantsir-S1 et Pantsir-S2, des systèmes de défense à courte portée censés protéger les S-400. L’ironie est cruelle : les systèmes conçus pour défendre la défense aérienne russe n’ont pas su se défendre eux-mêmes. Les images des Pantsir en flammes sont devenues un symbole de la vulnérabilité russe.
Les Buk-M1 et Buk-M2, systèmes de moyenne portée, ont également été ciblés. De même que les Tor-M1, Tor-M2 et Tor-M3, conçus pour la défense rapprochée. La liste complète des destructions est impressionnante et montre que l’Ukraine mène une campagne systématique contre l’ensemble du système de défense aérienne russe, de la longue portée à la courte portée, des radars aux lanceurs.
La Russie vendait le S-400 comme le meilleur système au monde. Les acheteurs potentiels regardent maintenant les images de S-400 détruits par des drones ukrainiens et se posent des questions. La Turquie a risqué ses relations avec les États-Unis pour acheter ces systèmes. L’Inde a dépensé des milliards. La Chine les a copiés. Et voilà que des drones à quelques dizaines de milliers de dollars les réduisent en cendres. C’est peut-être la pire publicité possible pour l’industrie de défense russe. Qui voudra encore acheter des armes russes après cette guerre?
Les frappes récentes : anatomie d'une opération
La frappe du 6 janvier 2026
Le 6 janvier 2026, l’Ukraine a diffusé des images spectaculaires d’une frappe contre un radar 9S32M. Ce radar est la pièce maîtresse du système de guidage de missiles du S-300. Sans lui, les missiles ne peuvent pas atteindre leurs cibles avec précision. La destruction a été confirmée par le Ministère de la Défense ukrainien et les Forces des systèmes sans pilote.
L’opération a été menée par la 412e Brigade USF, connue sous l’indicatif « Nemesis ». Les drones utilisés étaient des modèles ukrainiens, probablement de la famille Bober ou similaires, capables de voler sur des centaines de kilomètres pour atteindre leurs cibles en territoire russe. La vidéo montre le drone s’approchant du radar, puis l’impact et l’explosion. C’est de la guerre chirurgicale.
Les frappes en Crimée
La Crimée occupée est devenue un terrain de chasse privilégié pour les forces ukrainiennes. Les drones Bober y ont détruit un radar Nebo-U, un Pantsir-S1, un radar côtier Pechora-3, un radar Protivnik-GE, et même un chasseur Su-30 stationné sur l’aérodrome de Saky. Ces frappes montrent que la Crimée, que la Russie considère comme sienne, n’est plus un sanctuaire.
Les images diffusées sont remarquables de précision. On voit les drones approcher leurs cibles, parfois éviter des obstacles, puis frapper exactement au bon endroit. C’est le résultat de mois de renseignement, d’entraînement et de perfectionnement technologique. L’Ukraine a développé une capacité de frappe en profondeur qui rivalise avec celle des grandes puissances militaires.
La Crimée était le trophée de Poutine. L’annexion de 2014 était censée démontrer la puissance russe, l’impuissance de l’Occident, l’irréversibilité de la conquête. Et maintenant, des drones ukrainiens y détruisent des avions de combat, des radars, des systèmes de défense. La Crimée n’est plus un sanctuaire. Elle est devenue un champ de bataille. Les Russes qui y vivent entendent les explosions, voient les colonnes de fumée, savent que la guerre les a rattrapés. C’est peut-être le symbole le plus fort de cette guerre : même ce que Poutine croyait avoir gagné définitivement lui échappe.
Le Centre Alpha du SBU : les guerriers de l'ombre
Une unité d’élite méconnue
Derrière ces frappes spectaculaires se trouve le Centre d’opérations spéciales « Alpha » du SBU. Cette unité d’élite, héritière des forces spéciales soviétiques, a été complètement réorientée depuis 2014 pour devenir un instrument de guerre contre la Russie. Ses opérateurs sont parmi les meilleurs de l’Ukraine, formés aux techniques les plus avancées de guerre non conventionnelle.
Le Centre Alpha ne se contente pas de piloter des drones. Il mène également des opérations de sabotage en territoire russe, collecte du renseignement, et coordonne des réseaux d’agents. C’est une organisation polyvalente capable de frapper l’ennemi de multiples façons. Les 4 milliards de dollars de dégâts infligés ne représentent qu’une partie de son bilan.
La doctrine de la frappe en profondeur
L’Ukraine a développé une doctrine de frappe en profondeur qui fait école. L’idée est simple : au lieu d’attendre que les missiles russes arrivent au-dessus des villes ukrainiennes, il faut les détruire avant qu’ils ne décollent. Ou mieux encore, détruire les radars qui les guident, les centres de commandement qui les coordonnent, les dépôts qui les stockent.
Cette doctrine a des résultats tangibles. La flotte russe de la mer Noire a dû se replier vers des ports plus sûrs, loin des côtes ukrainiennes. Les aérodromes en Crimée sont constamment attaqués. Les dépôts de munitions dans les régions frontalières explosent régulièrement. La Russie est obligée de défendre un territoire immense, ce qui disperse ses forces et complique sa logistique.
Il y a une leçon dans ces frappes que le monde devrait retenir. Vous pouvez avoir la plus grande armée, les missiles les plus puissants, les radars les plus sophistiqués — tout cela ne vaut rien si vous ne pouvez pas les protéger. L’Ukraine a prouvé que des drones bon marché, pilotés par des opérateurs déterminés, peuvent neutraliser des systèmes valant des milliards. C’est la revanche de la créativité sur la force brute. La preuve que la guerre moderne se gagne autant avec l’intelligence qu’avec les muscles. La Russie l’apprend à ses dépens.
Les conséquences stratégiques
Le ciel ukrainien plus sûr
Chaque radar détruit, chaque système de défense aérienne neutralisé, c’est un morceau de ciel que l’Ukraine récupère. Les avions ukrainiens peuvent désormais opérer dans des zones qui leur étaient interdites. Les drones de reconnaissance peuvent survoler des territoires autrefois couverts par les radars russes. Les missiles de croisière ont plus de chances d’atteindre leurs cibles.
Cette supériorité aérienne partielle est cruciale pour la suite de la guerre. Elle permet à l’Ukraine de mener des opérations offensives avec plus de soutien aérien. Elle réduit les pertes ukrainiennes en diminuant l’efficacité de la défense aérienne russe. Elle prépare le terrain pour l’arrivée des F-16 et des Gripen promis par les alliés occidentaux.
Le message envoyé à Moscou
Au-delà des gains tactiques, ces frappes envoient un message politique puissant. La Russie n’est pas à l’abri. Son territoire n’est pas un sanctuaire. Ses systèmes les plus avancés peuvent être détruits. Ses bases en Crimée sont vulnérables. Moscou doit défendre partout, ce qui l’affaiblit partout.
Ce message est également destiné à la population russe. Les explosions en Crimée, les colonnes de fumée visibles des plages, les évacuations des zones côtières — tout cela rappelle aux Russes que la guerre a des conséquences. Que leur gouvernement ne peut pas les protéger. Que la « opération militaire spéciale » de Poutine s’est transformée en véritable guerre, avec des risques pour eux aussi.
4 milliards de dollars. C’est le prix de l’arrogance russe. C’est le coût de croire que la technologie suffit, que la force brute suffit, que la masse suffit. L’Ukraine a prouvé le contraire. Avec des drones, de l’intelligence et de la détermination, elle a aveuglé les yeux du Kremlin, un par un. Ces radars détruits ne reviendront pas. Ces milliards perdus ne seront pas remplacés. Et chaque nuit, de nouveaux drones ukrainiens décollent vers de nouvelles cibles. La guerre de l’ombre continue. Et pour l’instant, l’Ukraine gagne.
Sources
Sources primaires
Militarnyi – SSU Strikes Rare Russian Gamma-D and Protivnik-GE Radar (janvier 2026)
The Chronicles – SBU Alpha Neutralized Russian Air Defense Worth $4 Billion (19 janvier 2026)
Sources secondaires
Defense Express – New Footage Reveals Destruction of Russian Systems by Bober Drones (janvier 2026)
United24 Media – Ukraine Destroys Russian Nebo-U Radar and Pantsir-S1 in Crimea (janvier 2026)
Janes – Ukraine UAV strike functionally destroys Russian 9S32M radar (janvier 2026)
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