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Pourquoi la Russie n’a plus siégé au G7 depuis 2014 : l’histoire d’une exclusion qui a changé le monde — et pourquoi Trump veut la renverser
Crédit: Custom

De G7 à G8 : l’illusion de l’intégration

Pour comprendre l’exclusion de la Russie, il faut revenir aux années 1990. L’Union soviétique venait de s’effondrer. Boris Eltsine présidait une Russie chaotique mais apparemment démocratique. L’Occident voyait une opportunité historique : intégrer l’ancien ennemi dans le concert des nations. En 1997, la Russie fut invitée à rejoindre le G7, transformant le groupe en G8. C’était un geste d’ouverture. Un pari sur l’avenir. Une main tendue vers un pays qui semblait vouloir tourner la page du communisme.

Le pari semblait raisonnable à l’époque. La Russie s’ouvrait à l’économie de marché. Elle privatisait ses industries. Elle organisait des élections — certes imparfaites, mais des élections quand même. Les dirigeants occidentaux pensaient qu’en incluant Moscou dans les institutions internationales, ils l’inciteraient à respecter les règles du jeu. Ils pensaient que le commerce et la diplomatie finiraient par transformer la Russie en partenaire fiable. Ils se trompaient. Lourdement. Dangereusement. Tragiquement.

L’arrivée de Poutine : le loup dans la bergerie

En 2000, un ancien officier du KGB nommé Vladimir Poutine accéda au Kremlin. Au début, l’Occident voulut croire qu’il serait un réformateur. George W. Bush déclara avoir regardé Poutine dans les yeux et y avoir vu son âme. Angela Merkel, qui le connaissait mieux — elle avait grandi en Allemagne de l’Est et parlait russe — fut plus prudente. Elle le qualifia d’homme « vivant dans un autre monde ». Elle avait raison. Mais personne ne l’écouta vraiment.

Pendant une décennie, Poutine consolida son pouvoir. Il mit au pas les oligarques. Il écrasa la liberté de la presse. Il lança une guerre brutale en Tchétchénie. En 2008, il envahit brièvement la Géorgie — un avertissement que personne ne voulut entendre. L’Occident protesta mollement, puis passa à autre chose. La crise financière de 2008 occupait tous les esprits. La Russie continuait de siéger au G8. Les affaires continuaient. Le gaz russe chauffait l’Europe. Tout allait bien.

L’aveuglement occidental face à Poutine restera comme l’une des grandes erreurs géopolitiques du XXIe siècle. Comment a-t-on pu croire qu’un ancien espion du KGB, élevé dans la paranoïa soviétique, formé à la manipulation et au mensonge, deviendrait soudainement un démocrate libéral? Comment a-t-on pu ignorer la guerre en Tchétchénie, l’empoisonnement de journalistes, la répression de l’opposition? La réponse est simple : l’argent. Le gaz russe était bon marché. Les oligarques russes achetaient des propriétés à Londres. Les contrats d’armement étaient juteux. L’Occident a vendu son âme pour quelques euros. Et maintenant, nous payons le prix.

Sources

Sources primaires

Le Figaro – Pourquoi la Russie n’a plus siégé au G7 depuis 2013 (20 janvier 2026)

Sources secondaires

The Moscow Times – Russia Suspended From G8 Over Crimea Annexation (mars 2014)

Newsweek – Donald Trump Still Wants Russia Back in G7 (janvier 2026)

CNN – U.S., other powers kick Russia out of G8 (mars 2014)

Wikipedia – 2014 Russian annexation of Crimea

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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