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Renault dans la guerre : les usines de voitures deviennent des usines de mort
Crédit: Custom

Un drone nommé Chorus

« Chorus ». C’est le nom de code de ce drone militaire multiusages qui va bientôt sortir des usines Renault. Conçu en collaboration avec Turgis Gaillard, une entreprise de défense française de 400 salariés, cet engin n’est pas n’importe quel drone. C’est une munition téléopérée à longue portée, similaire au redoutable Shahed iranien que la Russie utilise aujourd’hui en Ukraine pour frapper des cibles à moindre coût. Mais Chorus sera aussi capable de remplir des missions d’observation et de renseignement. Polyvalent. Mortel. Et produit à l’échelle industrielle.

Le drone Chorus est imposant : environ 10 mètres de long pour 8 mètres de large. Il pourra atteindre la vitesse de 400 km/h et voler jusqu’à 5000 mètres d’altitude. Une bête de guerre conçue avec les techniques de l’automobile. Matériaux issus des véhicules. Rivetage autoperçant, un mode d’assemblage courant sur les chaînes automobiles. Toutes ces recettes appliquées pour réduire les coûts et optimiser la production. Comme si on parlait de produire des voitures. Sauf qu’ici, on ne parle pas de transport. On parle de destruction.

La massification de la mort

L’objectif est clair : produire à une échelle industrielle. Jusqu’à 600 exemplaires par mois. C’est ce que vise le projet. Six cents drones militaires chaque mois, sortant des usines françaises, prêt à être expédiés vers des zones de conflit. Six cents machines capables de porter la mort à des milliers de kilomètres. L’usine ACI du Mans va voir naître une chaîne dédiée qui impliquera entre 100 et 200 des 1800 salariés qui conçoivent et fabriquent actuellement des châssis automobiles. Sur la base du volontariat, précise-t-on. Mais que signifie vraiment le volontariat quand votre emploi est en jeu ?

600 drones par mois. Je me demande si les gens réalisent ce que ça représente. 600 machines de mort, chaque mois, année après année. C’est 7200 drones par an. 72 000 drones sur dix ans. 72 000 engins qui vont servir à tuer. 72 000 raisons de plus pour que des êtres humains meurent. Et tout ça, produit en France, dans des usines que nous connaissons tous, par des gens que nous croisons peut-être tous les jours. C’est cette banalisation qui m’effraie. Cette façon de transformer la production d’armes en un projet industriel comme un autre. Comme si on parlait de produire des pièces détachées pour des réfrigérateurs. Sauf que là, on ne produit pas du froid. On produit la fin.

Sources

Sources primaires

BFMTV – Défense: le groupe Renault va produire des drones militaires (20 janvier 2026)

BFM Business – Renault va produire des drones pour l’armée française au Mans et à Cléon, un contrat estimé à un milliard d’euros (19 janvier 2026)

Le Figaro – Drones militaires : Renault se lance dans un partenariat pour créer une filière française (19 janvier 2026)

Sources secondaires

L’Usine Nouvelle – Un contrat potentiel d’un milliard d’euros : Renault va fabriquer des drones militaires dans ses usines du Mans et de Cléon (19 janvier 2026)

20 Minutes – Renault va créer une filière française de drones militaires avec l’entreprise Turgis (19 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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