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Trump appelle Rutte pour le Groenland : l’OTAN au bord de l’implosion
Crédit: Custom

Ce que Trump aurait dit à Rutte

Les détails précis de la conversation n’ont pas été rendus publics, mais les sources diplomatiques permettent de reconstituer les grandes lignes. Trump aurait réitéré sa position : le Groenland est « essentiel à la sécurité nationale américaine ». Il aurait évoqué la prétendue « menace chinoise » dans l’Arctique — un argument que Pékin a catégoriquement démenti. Et il aurait laissé entendre que la résistance européenne à ses projets pourrait avoir des « conséquences » sur l’engagement américain dans l’alliance.

Ce type de chantage n’est pas nouveau venant de Trump. Lors de son premier mandat, il avait déjà menacé de retirer les États-Unis de l’OTAN si les alliés européens n’augmentaient pas leurs dépenses militaires. Mais cette fois, la menace est différente. Il ne s’agit plus de négocier des budgets. Il s’agit de forcer un allié à céder son territoire. La ligne rouge, si tant est qu’il en existait une, a été franchie.

La position délicate de Rutte

Mark Rutte se retrouve dans une position impossible. En tant que secrétaire général, il doit maintenir l’unité de l’alliance. Mais comment défendre l’unité quand le membre le plus puissant en sape les fondements? Comment prêcher la défense collective quand celui qui devrait en être le garant menace un autre membre? Rutte, diplomate chevronné, doit naviguer dans des eaux inexplorées.

Les Pays-Bas, son pays d’origine, font partie des huit nations visées par les menaces de tarifs de Trump. Cette dimension personnelle ajoute à la complexité de sa position. Peut-il vraiment rester neutre quand son propre peuple est directement ciblé par les politiques coercitives de Washington? La question de sa crédibilité comme médiateur se pose inévitablement.

Rutte est un homme intelligent. Il sait que cet appel n’était pas une conversation entre alliés. C’était une mise en demeure. Trump ne cherche pas à convaincre — il cherche à intimider. Et le pire, c’est que ça pourrait marcher. Parce que l’Europe, malgré ses déclarations de fermeté, n’a jamais vraiment envisagé un monde sans le parapluie américain. Nous allons peut-être devoir apprendre. Vite.

Sources

Sources primaires

The Straits Times – Trump says had a telephone call with NATO’s Rutte concerning Greenland (20 janvier 2026)

Sources secondaires

Euronews – Europe’s impossible puzzle (20 janvier 2026)

Franceinfo – L’Europe résiste à Donald Trump (18 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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