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Trump célèbre un an de mandat avec trois victoires qu’il juge historiques — mais la réalité est plus nuancée
Crédit: Adobe Stock

Une armée qui frappe plus fort qu’avant

Quand Trump parle de « reconstruction militaire », il ne parle pas abstraitement. Il parle de bombes qui tombent. D’opérations spéciales. De présidents étrangers capturés dans leur propre capitale. « Je pense que la construction d’une armée vraiment puissante a été un grand accomplissement », a-t-il déclaré aux journalistes. « Et ça inclut le truc au Venezuela. Ça inclut l’attaque sur l’Iran et l’élimination de la menace nucléaire. Ce qu’on a fait militairement est vraiment incroyable. » Les mots sont choisis avec soin — ou peut-être pas du tout, ce qui est aussi typiquement Trump. Mais les actions, elles, parlent d’elles-mêmes. En 2025, les États-Unis ont conduit plus d’opérations militaires que sous les administrations Bush, Obama et Biden combinées en matière de contre-terrorisme en Somalie.

L’Iran a vu ses installations d’enrichissement nucléaire frappées par des missiles américains. Le Venezuela a vu son président, Nicolás Maduro, extrait de Caracas par des forces spéciales américaines le 3 janvier 2026 — une opération que même les critiques les plus féroces de Trump ont dû reconnaître comme audacieuse. Le Yémen, la Syrie, l’Irak, le Nigeria, la Somalie — la liste des pays bombardés s’allonge. Pour l’exercice fiscal 2026, l’administration vise un budget militaire historique de près de 1 trillion de dollars, incluant 150 milliards supplémentaires pour moderniser les capacités de défense. Des drones, de l’intelligence artificielle pour la cyberdéfense, des navires pour contrer la Chine, des systèmes anti-missiles hypersoniques. L’Amérique de Trump se réarme comme si la guerre mondiale de demain commençait après-demain.

Il y a quelque chose de profondément dérangeant dans cette liste de pays bombardés énumérée comme un palmarès sportif. Je ne suis pas naïf — le monde est dangereux, et parfois la force est nécessaire. Mais quand un président se félicite d’avoir « éliminé la menace nucléaire iranienne » tout en menaçant d’envahir le Groenland, territoire d’un allié de l’OTAN, on est en droit de se demander quelle est la logique sous-jacente. La puissance pour la puissance? Ou la puissance pour la paix?

Les ombres derrière la lumière des victoires

Les critiques ne manquent pas de souligner les zones d’ombre. L’opération au Venezuela a impliqué des frappes sur des bateaux présumés transportant de la drogue, tuant plus de 100 personnes. Des démocrates au Congrès ont introduit plusieurs résolutions pour limiter l’action militaire sans approbation législative — en vain jusqu’à présent. L’expert en politique étrangère Hal Brands note que Trump « a été extrêmement efficace pour contraindre l’Iran et le Venezuela », mais « beaucoup moins efficace pour contraindre la Russie à mettre fin à la guerre en Ukraine ou la Chine sur les questions économiques ou stratégiques ». La guerre en Ukraine, que Trump avait promis de régler en 24 heures pendant sa campagne, continue. Les analyses du Council on Foreign Relations confirment que si Trump excelle à intimider les États plus faibles, les grandes puissances restent imperméables à ses tactiques de pression.

Le déploiement de troupes sur le sol américain même — dans des villes comme Los Angeles, Washington D.C., Memphis et Chicago — a également soulevé des questions constitutionnelles. Un juge fédéral a statué en septembre que l’administration avait violé le Posse Comitatus Act en envoyant des militaires à Los Angeles. Trump a qualifié ces déploiements de « terrains d’entraînement pour notre armée » et décrit l’Amérique comme étant « en guerre de l’intérieur ». Pour ses partisans, c’est la restauration de l’ordre. Pour ses opposants, c’est une dérive autoritaire inquiétante. La vérité habite probablement quelque part dans l’entre-deux — là où les bonnes intentions se heurtent aux conséquences imprévues.

Sources

Sources primaires

The White House – Fact Sheet: President Donald J. Trump Announces Largest Developments to Date in Bringing Most-Favored-Nation Pricing to American Patients – 19 décembre 2025
The White House – Executive Order: Delivering Most-Favored-Nation Prescription Drug Pricing to American Patients – 12 mai 2025
U.S. Department of the Treasury – Year in Review 2025: Secretary Bessent’s First Year Accomplishments – janvier 2026

Sources secondaires

Just The News – Trump highlights top three accomplishments from first year of second term – 20 janvier 2026
CBS News – Trump touts first-year accomplishments in lengthy White House briefing before heading to Davos – 20 janvier 2026
PBS News – Fact-checking Trump’s marathon press briefing at one-year mark of his second term – 20 janvier 2026
ABC News – 1 year into Trump’s 2nd term, here are some of the seismic shifts in foreign and domestic policies – 20 janvier 2026
Breitbart News – One Year of Wins: Trump’s Top Accomplishments in First Year of ‘Golden Age’ – 19 janvier 2026
Foreign Affairs – The Case for Trump’s Second-Term Foreign Policy – novembre 2025
Council on Foreign Relations – A Guide to Trump’s Second-Term Military Strikes and Actions – 13 janvier 2026
NPR – Trump struck deals with 16 drug companies. But they’re still raising prices this year – 16 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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