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Trump et le Groenland : quand l’allié devient prédateur dans un monde sans règles
Crédit: Adobe Stock

L’Amérique d’abord, les autres jamais

La transformation de la politique étrangère américaine sous Trump n’est pas accidentelle. Elle est méthodique. Brutale. Implacable. Dans son discours sur la stratégie de sécurité nationale, Trump a été sans ambiguïté : « Sous notre nouvelle stratégie de sécurité nationale, la domination américaine dans l’hémisphère occidental ne sera plus jamais remise en question. » Ces mots résonnent comme une déclaration de guerre. Pas une guerre militaire, mais une guerre d’annexion, de domination, de conquête.

Mais le plus terrifiant n’est pas la déclaration elle-même. C’est ce qu’elle implique pour le reste du monde. Pour Trump, l’Europe n’est plus une alliée. Elle est un concurrent. Une ressource à exploiter. Un obstacle à écarter. Dans sa vision du monde, la planète est divisée en trois sphères d’influence : l’hémisphère occidental appartient à l’Amérique, l’Europe de l’Est à la Russie, le reste de la planète à la Chine. C’est un retour à l’époque des empires. Un retour à la loi du plus fort. Un retour où les alliances ne sont que temporaires et où seul le pouvoir compte vraiment.

L’Europe abandonnée

La réalité de cette nouvelle stratégie s’est concrétisée de manière choquante en Ukraine. Trump a non seulement refusé de soutenir Kyiv face à l’invasion russe, il a légitimé l’agression. Il a signé l’accord avec Poutine que Volodymyr Zelensky est illégitime, malgré son élection démocratique en 2019. Il a accepté que la Russie garde au moins 20% du territoire ukrainien. Et en échange, il a obtenu un accord minier qui donne aux États-Unis jusqu’à 50% des futurs profits des nouvelles exploitations de minéraux en Ukraine. Le cynisme est absolu. L’Ukraine est sacrifiée sur l’autel de l’intérêt américain.

En Europe, les gouvernements sont en état de choc. Des ministres préparent des frappes économiques de représailles contre Washington. Les cours boursiers chutent. L’or monte. Le commerce international s’effondre. Et partout, la même question hante les esprits : si l’Amérique peut abandonner l’Ukraine, peut-elle aussi abandonner la Pologne ? La Lituanie ? L’Estonie ? La France ? L’Allemagne ? Qui est vraiment en sécurité dans ce monde nouveau ?

Vous savez ce que ça fait de réaliser que votre ami le plus proche n’est pas votre ami ? De découvrir que tout ce qu’il vous a promis, tout ce pour quoi vous avez lutté ensemble, ne signifie rien pour lui ? C’est ce que ressentent les Européens aujourd’hui. Et c’est douloureux. C’est comme une trahison dans le dos. Comme un coup de poignard de quelqu’un en qui vous aviez confiance. Et le pire, c’est que vous ne savez pas où le prochain coup va tomber. Est-ce que demain, Trump va demander la France ? L’Allemagne ? L’Espagne ? Où s’arrête cette soif de conquête ?

Sources

Sources primaires

The Independent – Why Greenland shows only one rule applies in Trump’s dangerous global power-grab (20 janvier 2026)

Sources secondaires

Council on Foreign Relations – The Trump Administration’s Push for Greenland: What to Know

Center for Strategic and International Studies – Greenland, Rare Earths, and Arctic Security

BBC News – Why does Trump want Greenland, and what could it mean for Nato?

Atlantic Council – Greenland’s critical minerals require patient statecraft

New Statesman – Fiona Hill: « The UK needs to think of its own sovereignty »

Le Monde – Fiona Hill: ‘The US is giving Russia tremendous influence over Europe’

Brookings Institution – How China reads the 2025 US National Security Strategy

Chatham House – If Trump wants 2026 to be a year of critical minerals collaboration

Encadré de transparence du chroniqueur

Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur. Je suis analyste, observateur des dynamiques géopolitiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les décisions politiques, à comprendre les mouvements de puissance, à anticiper les virages que prennent nos dirigeants. Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel. Je prétends à la lucidité, à l’analyse sincère, à la compréhension profonde des enjeux qui nous concernent tous.

Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et commentaires interprétatifs. Les informations factuelles présentées dans cet article proviennent de sources officielles et vérifiables, notamment les articles de presse d’agences internationales reconnues telles que The Independent, Reuters, BBC News, Associated Press, ainsi que les analyses de think tanks comme le Council on Foreign Relations, le Center for Strategic and International Studies, la Brookings Institution et l’Atlantic Council.

Les analyses et interprétations présentées représentent une synthèse critique basée sur les informations disponibles. Mon rôle est d’interpréter ces faits, de les contextualiser, de leur donner un sens. Toute évolution ultérieure pourrait modifier les perspectives présentées ici.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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