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Trump frappe fort : quand le Groenland devient l’obsession d’un président et le cauchemar de l’Europe
Crédit: Custom

Le Nobel, la rancune et la géopolitique

Tout a commencé par une lettre. Une missive envoyée par Donald Trump au Premier ministre norvégien, révélée par Bloomberg. Le contenu est stupéfiant. Trump y lie explicitement son obsession pour le Groenland à sa frustration de ne pas avoir reçu le Prix Nobel de la Paix. « Considering your Country decided not to give me the Nobel Peace Prize for having stopped 8 Wars PLUS, I no longer feel an obligation to think purely of Peace », écrit-il. En français : puisque vous ne m’avez pas donné le Nobel pour avoir arrêté huit guerres, je ne me sens plus obligé de penser uniquement à la paix.

Cette phrase révèle tout de la psychologie de Trump. Sa vision du monde est personnelle, émotionnelle, fondée sur la reconnaissance et le ressentiment. Le comité Nobel, basé en Norvège, lui a refusé ce qu’il considère comme son dû. Donc la Norvège — et par extension toute l’Europe du Nord — doit payer. Le Groenland n’est peut-être même pas l’objectif réel. C’est le moyen de punir ceux qui ne lui ont pas rendu hommage. La diplomatie mondiale réduite à une question d’ego blessé. C’est terrifiant quand on y pense vraiment.

Les tarifs comme arme de destruction massive

La menace de Trump est concrète et chiffrée. Le samedi 18 janvier 2026, il annonce de nouveaux tarifs douaniers de 10% sur huit pays européens : le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède et le Royaume-Uni. Ces tarifs entreront en vigueur le 1er février 2026 et passeront à 25% le 1er juin si aucun accord n’est trouvé pour la vente du Groenland. L’impact économique potentiel est colossal : des dizaines de milliards d’euros de produits européens deviendraient soudainement plus chers sur le marché américain.

Mais Trump ne s’arrête pas là. Dans une pique directe contre Emmanuel Macron, il menace d’imposer des tarifs de 200% sur le vin et le champagne français. La raison? Macron a refusé de rejoindre son initiative de paix. C’est une attaque personnelle déguisée en politique commerciale. Le champagne, symbole de la France, du luxe et de l’art de vivre européen, devient une cible dans une guerre économique qui n’a rien à voir avec le commerce. C’est de la vengeance pure et simple.

Les tarifs douaniers sont censés protéger l’économie nationale contre la concurrence déloyale. Ils n’ont jamais été conçus comme un outil de chantage géopolitique. Trump pervertit les règles du commerce international pour atteindre des objectifs qui n’ont rien à voir avec l’économie. Le Groenland n’exporte pratiquement rien vers les États-Unis. Le champagne français ne menace aucun emploi américain. Ces tarifs sont des punitions, pas des protections. Et ils établissent un précédent dangereux : si les États-Unis peuvent faire chanter leurs alliés pour obtenir un territoire, pourquoi d’autres pays ne feraient-ils pas de même? On ouvre la boîte de Pandore.

Sources

Sources primaires

The Washington Post – Trump ties Greenland takeover bid to Nobel Prize in text to Norway leader (19 janvier 2026)

PBS News – Bessent says it would be ‘very unwise’ for Europe to retaliate over Trump threats on Greenland (20 janvier 2026)

Sources secondaires

Yahoo Finance – Trump floats 200% champagne tariff after doubling down on pursuit of Greenland (janvier 2026)

NBC News – Treasury secretary defends Greenland tariffs (janvier 2026)

CNN Politics – EU ambassadors hold emergency meeting over Greenland (18 janvier 2026)

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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