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Trump jette sa pile de « réalisations » par terre en pleine conférence de presse et laisse l’Amérique sans voix
Crédit: Adobe Stock

Un anniversaire sous haute tension internationale

Cette conférence de presse n’arrive pas dans un vacuum politique. Elle survient au moment précis où les relations entre Washington et ses alliés européens atteignent un niveau de tension rarement vu depuis la Seconde Guerre mondiale. Le Groenland. Voilà le mot qui obsède Trump depuis des semaines. Ce territoire semi-autonome du Danemark est devenu l’objet d’une fixation présidentielle qui défie la logique diplomatique conventionnelle. Trump veut le Groenland. Il le veut vraiment. Et il n’a pas exclu l’usage de la force militaire pour l’obtenir. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, présente au Forum économique mondial de Davos ce même jour, a qualifié les nouveaux tarifs douaniers de Trump liés au Groenland de « erreur, surtout entre alliés de longue date ». Elle a mis en doute la fiabilité du président américain, rappelant qu’il avait promis l’année dernière de ne pas imposer de nouveaux tarifs aux membres de l’Union européenne. Et pendant ce temps, Trump tweete que le Royaume-Uni fait preuve de « GRANDE STUPIDITÉ » en matière de sécurité nationale.

Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, était justement à Londres ce matin, premier Speaker américain à s’adresser au Parlement britannique. Il a tenté de « calmer les eaux », selon ses propres termes. Mais comment calmer des eaux que Trump agite quotidiennement sur les réseaux sociaux ? Comment rassurer des alliés quand le président américain menace ouvertement d’envahir un territoire appartenant à un membre de l’OTAN ? Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a été plus direct dans son analyse. Sur CBS News, il a déclaré qu’il était « critique » que les dirigeants européens « développent une colonne vertébrale » et résistent plus agressivement aux menaces de Trump. « Ce à quoi il ne répond pas bien, et ce qui est efficace, c’est la force », a-t-il expliqué. Newsom a qualifié l’affaire du Groenland de « crise fabriquée », soulignant que Trump s’est mis dans un coin parce qu’il est « sacrément évident » qu’il n’envahira pas vraiment le territoire. « Il n’a plus beaucoup de cartes à jouer maintenant. »

Il y a quelque chose de profondément dérangeant dans cette situation. Voilà un président qui célèbre un an de mandat en jetant ses papiers par terre, pendant que ses alliés les plus proches se demandent s’il va vraiment envoyer des troupes américaines prendre possession d’un territoire européen. L’absurde et le grave se mélangent de façon si inextricable qu’on ne sait plus où placer le curseur de notre indignation. Et c’est peut-être ça, la vraie victoire de cette méthode : nous épuiser tellement qu’on finit par ne plus réagir à rien.

Le bilan contesté d’une première année

Ces « 365 victoires » que Trump a fini par jeter au sol, que contiennent-elles exactement ? La Maison Blanche a publié une liste exhaustive de ce qu’elle considère comme les accomplissements majeurs de l’année écoulée. En tête : la sécurisation de la frontière. Selon les chiffres du U.S. Customs and Border Protection, les traversées illégales ont chuté de façon spectaculaire, passant de 211 896 en mars 2022 à 8 193 en mars 2025 — une baisse de 96%. Trump ne manque jamais une occasion de rappeler ce chiffre. Les raids d’ICE dans les villes sanctuaires, les déportations massives, les images de suspects menottés — tout cela fait partie du spectacle permanent de cette présidence qui a fait de l’immigration sa raison d’être politique. Ensuite viennent les mesures sur le genre et la diversité. Dès son premier jour, Trump a signé des décrets reconnaissant uniquement deux sexes « biologiques », démantelant les bureaux DEI au sein du gouvernement fédéral, et renversant les protections pour les personnes transgenres.

Mais ce bilan est férocement contesté. Les critiques pointent les promesses non tenues sur l’inflation — les prix continuent d’augmenter, en partie à cause des tarifs douaniers imposés par l’administration. Le taux de chômage a grimpé de 4% en janvier à 4,6% aujourd’hui. La confiance des consommateurs a atteint son plus bas niveau en 12 ans en mars dernier. Et puis il y a le Projet 2025. Ce plan ultraconservateur de la Heritage Foundation que Trump avait prétendu ne pas connaître pendant la campagne ? Une analyse de CNN a révélé que plus des deux tiers des décrets signés durant sa première semaine correspondaient directement aux recommandations du document. Le procureur général de Californie, Rob Bonta, l’a dit clairement : « Beaucoup des politiques du premier au dernier jour que l’administration a adoptées viennent directement du Projet 2025. » Alors ces 365 victoires ? Ça dépend vraiment de quel côté de la fracture politique américaine on se trouve. Pour les uns, c’est la révolution promise enfin accomplie. Pour les autres, c’est le démantèlement méthodique des droits et des institutions.

Sources

Sources primaires

Boston Globe – Trump joins White House press briefing: Live updates – 20 janvier 2026
PBS News – WATCH: Trump joins White House press briefing after latest Greenland and tariff threats – 20 janvier 2026
CBS News – Trump touts first-year accomplishments in lengthy White House briefing – 20 janvier 2026
Fox News – Trump appears at White House briefing on 1-year anniversary of inauguration – 20 janvier 2026

Sources secondaires

Raw Story – Like listening to an old drunk: Trump stuns with incoherent anniversary speech – 20 janvier 2026
Al Jazeera – Trump live: President marks second term anniversary with Greenland threat – 20 janvier 2026
13News – Trump speaks as special guest at White House press briefing – 20 janvier 2026
ABC17 News – WATCH: Trump speaks at White House press briefing on anniversary of second inauguration – 20 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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