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Trump pourrait réussir là où dix dirigeants soviétiques et russes ont échoué : briser l’OTAN
Crédit: Adobe Stock

Staline et la naissance de l’ennemi

Quand l’OTAN est née le 4 avril 1949, Joseph Staline venait de perdre sa première bataille de la Guerre froide. Le blocus de Berlin avait échoué. Le pont aérien occidental avait humilié l’Union soviétique. Les États-Unis, le Canada, la Belgique, le Danemark, la France, l’Islande, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Norvège, le Portugal et le Royaume-Uni signèrent le Traité de Washington. L’Article 5 — une attaque contre l’un est une attaque contre tous — devint la pierre angulaire de la sécurité européenne. Staline comprit immédiatement la menace. Mais il mourut en 1953, laissant à ses successeurs le soin de briser ce qu’il n’avait pas pu empêcher de naître.

L’OTAN fut fondée sur trois principes, selon les archives de l’alliance : dissuader l’expansionnisme soviétique, empêcher la résurgence du militarisme nationaliste en Europe grâce à une forte présence nord-américaine, et encourager l’intégration politique européenne. Pendant soixante-dix-sept ans, ces principes ont tenu. Des générations entières ont grandi sous le parapluie nucléaire américain. Des millions d’Européens n’ont jamais connu la guerre sur leur sol précisément parce que Moscou savait qu’attaquer l’un signifiait affronter tous les autres. Et surtout, affronter les États-Unis.

Khrouchtchev et Berlin : presser les testicules de l’Occident

Nikita Khrouchtchev avait une métaphore crue pour décrire sa stratégie. Berlin est les testicules de l’Occident, disait-il en 1959. Chaque fois que je veux faire crier l’Ouest, je serre Berlin. Il a serré. Fort. L’ultimatum de 1958 exigeait que les Occidentaux quittent Berlin-Ouest dans les six mois. Ils ont refusé. Le mur de Berlin fut érigé en 1961. La crise des missiles de Cuba en 1962 faillit déclencher l’apocalypse nucléaire. Mais l’OTAN tint bon. Les alliés restèrent unis. Khrouchtchev fut destitué en 1964, accusé d’aventurisme et de capitulardisme par ses propres camarades.

Ce que Khrouchtchev n’avait pas compris — ce que tous les dirigeants soviétiques échouèrent à comprendre — c’est que l’OTAN n’était pas simplement une alliance militaire. C’était une communauté de valeurs. La démocratie. La liberté. L’état de droit. On pouvait être en désaccord — la France de De Gaulle quitta le commandement militaire intégré en 1966 — mais le socle commun restait intact. Les désaccords internes ne profitaient jamais à Moscou. Jusqu’à aujourd’hui.

Il y a quelque chose de profondément ironique dans cette situation. Khrouchtchev pressait Berlin pour diviser l’Occident. Il échoua. Trump presse le Groenland — un territoire de l’OTAN — et menace ses propres alliés de représailles économiques. La différence? Khrouchtchev était l’ennemi déclaré. Trump est censé être le protecteur. C’est comme si le gardien de nuit d’une banque décidait soudainement de braquer le coffre-fort.

Sources

Sources primaires

CNN – Analysis: Who can save NATO from Trump as he escalates bid to grab Greenland? – 19 janvier 2026
NBC News – Trump hits 8 U.S. allies with tariffs in push for Greenland deal – 17 janvier 2026
ABC News – Trump announces tariffs on NATO allies for opposing US control of Greenland – 17 janvier 2026
Bloomberg – Trump Greenland Latest: Tariffs on Europe Until Deal to Sell Is Reached – 17 janvier 2026
Al Jazeera – Trump announces new tariffs over Greenland: How have EU allies responded? – 18 janvier 2026
CNBC – Trump says 8 European nations face tariffs rising to 25% if Greenland isn’t sold – 17 janvier 2026

Sources secondaires

The Hill – GOP senators blast Donald Trump’s new tariffs on NATO allies over Greenland – 18 janvier 2026
Axios – Trump announces tariffs on 8 NATO allies in latest push to acquire Greenland – 17 janvier 2026
The Conversation – Donald Trump’s national security strategy puts America first – janvier 2026
TIME – Is the U.S. Leaving NATO? Trump’s Threats, Examined – 16 janvier 2026
NATO – Declassified: A short history of NATO – Archives officielles
Wikipedia – Cold War, Brezhnev Doctrine, Russia-NATO relations – janvier 2026
Atlantic Council – Putin uses NATO as an excuse for his war against Ukrainian statehood – février 2025

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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