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Trump veut le Groenland, l’Europe lui répond par un milliard de défiance glaciale
Crédit: Adobe Stock

Un président qui ne connaît que la force

Donald Trump a une vision du monde. Elle est simple. Brutale. Efficace. Les États-Unis d’abord. Les États-Unis toujours. Les États-Unis seuls contre tous s’il le faut. Cette vision, il l’a baptisée la « Doctrine Donroe », un jeu de mots avec son prénom et la célèbre Doctrine Monroe de 1823. L’Amérique aux Américains. Le monde à Trump. Et tant pis pour les alliés. Tant pis pour les traités. Tant pis pour les promesses. Le samedi 17 janvier, il a franchi une ligne rouge. Dans un message sur Truth Social, il a annoncé des tarifs douaniers de 10% sur huit pays européens. Danemark. Norvège. Suède. France. Allemagne. Royaume-Uni. Pays-Bas. Finlande. Tous coupables du même crime. Avoir envoyé des soldats au Groenland pour des exercices militaires.

La justification de Trump ? La sécurité nationale. « La Chine et la Russie veulent le Groenland, et il n’y a rien que le Danemark puisse faire pour les en empêcher », a-t-il écrit. Une affirmation qui ferait rire si elle n’était pas aussi dangereuse. Le Danemark est membre de l’OTAN. Le Groenland abrite la base aérienne américaine de Thulé depuis la Guerre froide. L’Alliance atlantique a toujours considéré l’Arctique comme une zone d’intérêt stratégique commun. Mais pour Trump, cela ne suffit plus. Il veut la propriété totale. L’annexion pure et simple. Et il utilise les tarifs comme une arme pour y parvenir. « Ce tarif sera dû et payable jusqu’à ce qu’un accord soit conclu pour l’achat complet et total du Groenland », a-t-il précisé. Les mots sont clairs. C’est du chantage. Du chantage économique exercé par la première puissance mondiale contre ses propres alliés.

J’ai relu trois fois ce message de Trump. Trois fois. Parce que je voulais être sûr de bien comprendre. Un président américain menace des alliés de l’OTAN de sanctions économiques pour les forcer à vendre un territoire souverain. C’est ça, la nouvelle diplomatie américaine ? C’est ça, le leadership du monde libre ? Il y a quelque chose de profondément obscène dans cette situation. Et le pire, c’est que personne ne semble vraiment surpris.

L’accord commercial de juillet en lambeaux

Il y a six mois à peine, en juillet 2025, l’Union européenne et les États-Unis avaient signé un accord commercial historique. Des tarifs plafonnés à 15% sur la plupart des produits européens. Des concessions mutuelles. Une poignée de main entre alliés. Von der Leyen le rappelle amèrement à Davos. « En politique comme en affaires, un accord est un accord. Et quand des amis se serrent la main, cela doit signifier quelque chose ». Mais pour Trump, les accords ne valent que tant qu’ils servent ses intérêts. Manfred Weber, président du Parti populaire européen, la plus grande formation politique du Parlement européen, l’a compris. « Étant donné les menaces de Donald Trump concernant le Groenland, l’approbation n’est pas possible à ce stade », a-t-il déclaré. En clair, l’accord de juillet est mort. Enterré sous les tweets rageurs d’un président américain qui ne reconnaît aucune contrainte.

Les conséquences économiques sont vertigineuses. L’Allemagne à elle seule échange 236 milliards de dollars de marchandises avec les États-Unis chaque année. Le Royaume-Uni, 147 milliards. Les Pays-Bas, 122 milliards. La France, 103 milliards. Des secteurs entiers de l’économie européenne dépendent de ce commerce. L’automobile allemande. La pharmacie danoise. Le luxe français. Les produits chimiques néerlandais. Tous menacés par les humeurs d’un homme qui a décidé de réécrire les règles du commerce international au gré de ses caprices. Et ce n’est pas tout. Trump a menacé Emmanuel Macron d’un tarif de 200% sur les vins et champagnes français si le président français refusait de participer à son « Conseil de la Paix ». Une menace tellement grotesque qu’elle en serait comique. Si elle ne concernait pas des milliers d’emplois, des millions de bouteilles, des siècles de tradition viticole.

Sources

Sources primaires

Euronews – In Davos, von der Leyen pitches ‘European independence’ versus Trump’s worldview – 20 janvier 2026

Bloomberg/Yahoo Finance – EU Tells Trump ‘a Deal Is a Deal’ as Greenland Threats Escalate – 20 janvier 2026

The Tribune India – Extra US tariffs on European allies over Greenland would be a « mistake »: EU Commission Prez von der Leyen at WEF 2026 – 20 janvier 2026

ABC News – EU leaders talk coordination over Greenland as Trump readies for Davos – 20 janvier 2026

Sources secondaires

CNN – Trump threatens new tariffs on European allies over Greenland until deal reached – 17 janvier 2026

CNBC – Trump says 8 European nations face tariffs rising to 25% if Greenland isn’t sold to the U.S. – 17 janvier 2026

NBC News – Trump announces 10% tariff on eight European countries until there is a deal to buy Greenland – 17 janvier 2026

Al Jazeera – Trump announces new tariffs over Greenland: How have EU allies responded? – 18 janvier 2026

The Globe and Mail – EU chief warns of ‘unflinching’ response to Trump’s Greenland tariff threat – 20 janvier 2026

Liberty Times Net (Taiwan) – 歐盟主席矢言大舉投資格陵蘭 反制川普威脅 – 20 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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