Une stratégie de négociation risquée mais calculée
« Les rencontres avec l’Amérique doivent toujours se terminer par du concret », a déclaré Volodymyr Zelensky aux journalistes. Des mots choisis avec soin. Pas de rencontre pour le plaisir des caméras. Pas de sommet pour le spectacle. Le président ukrainien exige que les documents soient prêts avant toute poignée de main avec Trump. « Si j’y vais — et je suis confiant que nos équipes en discutent — alors la rencontre aura lieu, et nous aurons toujours des résultats. Et si les documents sont prêts, alors nous nous rencontrerons », a-t-il précisé. Un ultimatum feutré, mais un ultimatum quand même. Zelensky sait que sans garanties de sécurité américaines, tout accord de paix avec la Russie ne vaudra pas le papier sur lequel il sera écrit.
Les négociations ont fait des progrès « substantiels » selon le ministre ukrainien de la Défense Rustem Umerov, qui a passé plusieurs jours en Floride avec Witkoff et Kushner. Le document bilatéral sur les garanties de sécurité serait « essentiellement prêt » à être finalisé au plus haut niveau. Les États-Unis proposent une garantie de 15 ans. Zelensky en demande 50. « Je lui ai dit que nous aimerions beaucoup considérer la possibilité de 30, 40, 50 ans. Et ce serait alors une décision historique du président Trump », a confié le dirigeant ukrainien. Trump aurait indiqué qu’il y réfléchirait. Mais entre une promesse de réflexion et un engagement ferme, il y a un gouffre que des millions d’Ukrainiens connaissent trop bien.
Cinquante ans de garanties. Un demi-siècle. Zelensky demande à Trump de s’engager pour une période qui dépasse de loin sa propre existence politique. C’est audacieux. Peut-être fou. Mais c’est aussi terriblement lucide. Parce que Zelensky sait une chose que beaucoup semblent oublier : Poutine joue le temps long. La Russie peut attendre. Elle a attendu après la Crimée en 2014. Elle peut attendre encore. Quinze ans, c’est rien pour Moscou. C’est le temps d’une patience stratégique. Cinquante ans, c’est autre chose. C’est une génération. C’est un engagement qui lie l’Amérique au-delà de Trump, au-delà de ses successeurs. C’est la seule garantie qui ait du sens.
Le plan de paix en 20 points : ce qui bloque encore
Le fameux plan de paix en 20 points est convenu à 90%. C’est ce que répètent en boucle les négociateurs des deux camps. Mais les 10% qui restent sont les plus explosifs. Première pomme de discorde : le Donbas. Moscou exige que Kiev cède une portion significative de territoire dans l’est de l’Ukraine que l’armée russe n’a jamais réussi à conquérir en près de quatre ans de guerre. L’Ukraine pousse pour un gel de la ligne de contact ou pour transformer toute la région en zone démilitarisée. Deuxième point de friction : la centrale nucléaire de Zaporizhzhia, l’une des dix plus grandes au monde, actuellement sous occupation russe. Qui la contrôlera après un accord ? La question reste entière.
La Coalition of the Willing, regroupant plus de 30 pays occidentaux, s’est engagée à fournir des « garanties politiquement et légalement contraignantes » à l’Ukraine après un accord de paix. Le 6 janvier dernier à Paris, Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont signé avec Zelensky une déclaration d’intention pour déployer des troupes européennes en Ukraine après un cessez-le-feu. La réponse de Moscou n’a pas tardé. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova a qualifié ce plan de « dangereux » et « destructeur », avertissant que ces forces seraient considérées comme des « cibles militaires légitimes ». Le ton est donné.
L'Ukraine sous les bombes : le contexte que Davos préfère oublier
Un pays qui gèle pendant qu’on négocie
Pendant que les diplomates peaufinent leurs formules à Davos, l’Ukraine survit. Le mot n’est pas trop fort. -19 degrés Celsius à Kiev. Des centaines d’immeubles sans chauffage. Des millions de personnes sans électricité. Le nouveau ministre de l’Énergie Denys Shmyhal l’a dit crûment devant le Parlement : « Il ne reste pas une seule centrale électrique en Ukraine que l’ennemi n’a pas attaquée. » Pas une seule. 612 attaques sur les infrastructures énergétiques ukrainiennes en un an. Moscou ne fait pas la guerre seulement aux soldats. Moscou fait la guerre aux radiateurs, aux hôpitaux, aux écoles, aux grand-mères qui grelottent dans leurs appartements glacés.
Les chiffres donnent le vertige. En une seule semaine de janvier, la Russie a lancé plus de 1300 drones d’attaque, environ 1050 bombes guidées et 29 missiles de divers types. L’attaque massive des 8-9 janvier a mobilisé 242 drones et 36 missiles. À Kiev, au moins quatre personnes ont été tuées et 25 blessées, dont un paramédic qui a succombé en répondant à une frappe précédente, victime d’une attaque « double-tap » — cette technique ignoble qui consiste à frapper une seconde fois pour tuer les secouristes venus aider les premières victimes. Dans la région de Dnipropetrovsk, plus d’un million de personnes ont été touchées. Huit mines ont subi des coupures de courant, obligeant l’évacuation des travailleurs.
Je me suis arrêté longtemps sur cette image. Les tentes d’urgence installées dans les quartiers résidentiels de Kiev. Des tentes. En 2026. Au cœur d’une capitale européenne. Pour que les gens puissent simplement se réchauffer. Il y a quelque chose d’obscène dans ce contraste. D’un côté, les salons feutrés de Davos, le champagne, les poignées de main, les « esprit de dialogue ». De l’autre, des Ukrainiens qui font la queue devant une tente pour ne pas mourir de froid. Et on voudrait que Zelensky vienne sourire pour les caméras sans rien obtenir en retour ? Comment est-ce possible ?
L’état d’urgence énergétique : une nation au bord du gouffre
Volodymyr Zelensky a déclaré l’état d’urgence pour le secteur énergétique ukrainien. Ce n’est pas une formule administrative. C’est un cri d’alarme. Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a dû appeler les habitants à quitter la capitale après une attaque qui a privé de chauffage près de 6000 immeubles — la moitié des bâtiments de la ville. Les vacances scolaires ont été prolongées à Kiev parce qu’il n’y a tout simplement pas assez d’électricité pour chauffer les écoles. Les couvre-feux nocturnes ont été réduits pour permettre aux gens d’accéder aux centres de chauffage et aux points de distribution d’énergie. On en est là.
Et puis il y a cette révélation glaçante de Zelensky lui-même : « Jusqu’à ce matin, nous avions plusieurs systèmes sans missiles. Aujourd’hui je peux le dire ouvertement, parce qu’aujourd’hui j’ai ces missiles. » Plusieurs systèmes de défense anti-aérienne fournis par les alliés occidentaux étaient à court de munitions au moment où la Russie lançait ses vagues d’attaques. L’Ukraine se défendait avec des armes vides. Pendant ce temps, Rosemary DiCarlo, sous-secrétaire générale des Nations Unies pour les affaires politiques, avertissait le Conseil de sécurité : « L’impact de ces attaques est ressenti le plus durement par les plus vulnérables : les personnes âgées, les enfants, et les personnes à mobilité réduite. » L’ONU lance un appel humanitaire de 2,31 milliards de dollars pour 2026.
Trump à Davos : le mastodonte imprévisible
La plus grande délégation américaine de l’histoire du forum
Donald Trump ne fait jamais les choses à moitié. Sa participation au Forum économique mondial de Davos 2026 sera sa première apparition en personne depuis 2020. L’année dernière, fraîchement réinstallé à la Maison-Blanche, il s’était contenté d’une intervention virtuelle qui avait secoué l’événement. Cette fois, il débarque avec une armada. Le secrétaire d’État Marco Rubio. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent. L’envoyé spécial Steve Witkoff. Et Jared Kushner, son gendre et conseiller de l’ombre, considéré comme l’un des architectes clés de toute négociation avec Moscou et Kiev. Trump prononcera un discours mercredi et rencontrera des chefs d’entreprise après son allocution.
Mais c’est la présence de Kirill Dmitriev qui cristallise toutes les attentions. L’envoyé de Poutine, sanctionné par le Trésor américain, se retrouvera dans les mêmes couloirs que l’équipe Trump. Selon des sources proches du dossier, Dmitriev doit rencontrer à la fois Witkoff et Kushner. Cette triangulation — Washington parlant à Kiev ET à Moscou en même temps — illustre le repositionnement stratégique de l’administration Trump. Les États-Unis ne sont plus simplement le soutien inconditionnel de l’Ukraine. Ils se veulent courtiers, négociateurs, arbitres. Un rôle qui inquiète profondément les alliés européens.
Trump qui reçoit l’envoyé de Poutine à Davos pendant qu’il négocie avec Zelensky. Il faut vraiment visualiser la scène. D’un côté du couloir, les Ukrainiens qui supplient pour des garanties de sécurité. De l’autre, les Russes qui continuent de bombarder leur pays. Et au milieu, Trump qui joue les entremetteurs. Est-ce du génie diplomatique ou de l’inconscience ? Honnêtement, je ne sais plus. Ce qui est sûr, c’est que Zelensky a raison de poser ses conditions. Dans ce jeu de dupes, celui qui arrive sans rien exiger repartira les mains vides.
Les tensions transatlantiques en toile de fond
Le contexte géopolitique de ce Davos 2026 dépasse largement le dossier ukrainien. Donald Trump a déclenché une crise majeure avec ses alliés européens en annonçant des tarifs douaniers de 10% sur les importations de huit pays qui résistent à sa tentative d’annexer le Groenland. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a dû intervenir pour tenter de calmer le jeu, évoquant des discussions sur la « situation sécuritaire » au Groenland. L’Union européenne prépare une vingtième série de sanctions contre la Russie, mais elle doit aussi gérer les menaces qui viennent de son propre allié américain.
Dans ce contexte explosif, l’absence de la délégation danoise est un symbole puissant. Copenhague a décliné l’invitation, préférant le boycott à l’humiliation. L’Europe se retrouve prise en étau entre une Russie agressive et une Amérique imprévisible. Le discours de Zelensky à Davos l’année dernière résonne encore : « L’Europe doit apprendre à prendre soin d’elle-même, pour que le monde ne puisse pas se permettre de l’ignorer. » Un avertissement prophétique. Alors que Trump s’apprête à négocier avec Poutine et la Chine, l’Europe risque de se retrouver spectatrice de son propre destin.
Les garanties de sécurité : le nerf de la guerre
Ce que l’Ukraine demande vraiment
Au cœur de toutes les négociations, une question centrale : comment empêcher la Russie d’envahir à nouveau l’Ukraine après un éventuel accord de paix ? Les garanties de sécurité sont la réponse que cherche Kiev. Les États-Unis proposent actuellement une garantie de 15 ans. Zelensky pousse pour 50 ans. L’écart est immense, mais il dit quelque chose de fondamental sur la vision des deux parties. Pour Washington, 15 ans suffisent peut-être à stabiliser la région. Pour Kiev, c’est à peine le temps d’une respiration. Poutine a 72 ans. Dans 15 ans, il sera probablement toujours au pouvoir — ou remplacé par quelqu’un de pire.
Ces garanties doivent être approuvées par le Congrès américain ainsi que par les parlements des autres pays impliqués. C’est une exigence ukrainienne non négociable. Pas question de se contenter d’une promesse présidentielle qui pourrait être révoquée par le successeur de Trump. Zelensky veut un engagement institutionnel, ancré dans la loi, qui survive aux alternances politiques. Il veut aussi que tout accord de paix soit soumis à un référendum national en Ukraine. Une exigence démocratique qui pose un problème pratique : un tel vote nécessite au minimum 60 jours de cessez-le-feu. Et Moscou n’a montré aucune disposition à accepter une trêve sans accord global préalable.
Cinquante ans. Un demi-siècle. Je reviens sans cesse à ce chiffre. Zelensky demande l’impossible, diront certains. Mais qu’est-ce qui est vraiment impossible ici ? Promettre de défendre un pays allié pendant cinquante ans ? Les États-Unis sont engagés envers l’OTAN depuis 1949. Ça fait 77 ans. Pourquoi serait-il impensable de garantir la même chose à l’Ukraine ? La vraie question, celle qu’on n’ose pas poser, c’est : est-ce que l’Amérique considère l’Ukraine comme un vrai allié ou comme un pion qu’on déplace sur l’échiquier selon les besoins du moment ?
La Coalition of the Willing : l’Europe prend ses responsabilités
Face à l’incertitude américaine, l’Europe tente de prendre les devants. La Coalition of the Willing, qui regroupe plus de 30 pays occidentaux, a accepté lors des réunions de Paris début janvier de fournir des « garanties politiquement et légalement contraignantes » à l’Ukraine. La capacité de Kiev à « se défendre et à dissuader de futures agressions » sera garantie par cette coalition. Concrètement, cela signifie le déploiement potentiel de troupes européennes en Ukraine après un cessez-le-feu — une première depuis le début du conflit.
La France et le Royaume-Uni sont en première ligne de cet effort. La déclaration signée le 6 janvier à Paris par Macron, Starmer et Zelensky établit le cadre pour ce déploiement. Mais la réaction russe a été immédiate et brutale. « Les nouvelles déclarations militaristes de la soi-disant Coalition of the Willing et du régime de Kiev forment ensemble un véritable axe de guerre », a déclaré Maria Zakharova. Toute force européenne serait considérée comme une « cible militaire légitime ». Moscou n’a pas l’intention de faciliter la tâche à qui que ce soit. Et pourtant, face à l’imprévisibilité américaine, l’Europe n’a peut-être pas d’autre choix que d’assumer sa propre défense.
Le jeu dangereux de Poutine
Bombarder et négocier en même temps
Pendant que ses émissaires se préparent à discuter à Davos, Vladimir Poutine continue de pilonner l’Ukraine. C’est la stratégie du fait accompli, de la pression maximale exercée jusqu’à la dernière seconde. Les frappes sur les infrastructures énergétiques ne sont pas des accidents. Ce sont des messages. « Il n’y a absolument aucune logique militaire dans ces frappes sur le secteur énergétique et les infrastructures qui laissent les gens sans électricité et chauffage en hiver », a souligné Zelensky. C’est précisément le but. Briser la volonté. Épuiser la résistance. Montrer que Moscou peut faire ce qu’elle veut, quand elle veut.
Les attaques récentes ont aussi visé les ports ukrainiens et le transport maritime. Le 8 janvier, deux navires battant pavillon étranger ont été frappés par des drones russes dans la région d’Odessa. Deux personnes tuées, huit blessées. Des installations portuaires et des conteneurs endommagés. Une « escalade préoccupante » selon l’ONU. Moscou cible désormais les navires commerciaux, élargissant le conflit bien au-delà des lignes de front. Et pendant ce temps, Poutine a prétendu que l’Ukraine avait lancé une attaque de 91 drones sur sa résidence dans la région de Novgorod — une affirmation qualifiée de « mensonge » par Zelensky, mais que Trump a commentée en disant : « Je n’aime pas ça. Ce n’est pas bien. »
Poutine bombarde. Trump dit qu’il n’aime pas que l’Ukraine se défende. Zelensky doit venir sourire à Davos. On marche sur la tête. Comment peut-on reprocher à un pays de riposter quand l’autre le martèle jour et nuit ? Comment peut-on mettre sur le même plan l’agresseur et l’agressé ? Je sais que la diplomatie a ses codes, ses nuances, ses silences calculés. Mais il y a des moments où la morale doit reprendre ses droits. Bombarder des civils en hiver, c’est un crime de guerre. Point. Pas de « d’un côté, de l’autre ». Un crime.
L’utilisation du missile Oreshnik : l’escalade nucléaire en toile de fond
Le 9 janvier, la Russie a utilisé pour la deuxième fois depuis 2024 son missile balistique à portée intermédiaire Oreshnik lors d’une frappe sur la région de Lviv, près de la frontière polonaise. Ce missile est considéré comme capable de transporter des charges nucléaires. Son utilisation dans un conflit conventionnel fait monter d’un cran la tension internationale. La cible était une installation de réparation d’aéronefs, selon les sources de renseignement en sources ouvertes. Les autorités ukrainiennes n’ont que prudemment confirmé qu’un « hall d’entreprise d’État » avait été touché.
Moscou envoie des signaux clairs. L’Oreshnik n’est pas une arme comme les autres. C’est un rappel constant que la Russie dispose d’un arsenal nucléaire et qu’elle n’hésitera pas à brandir cette menace si elle se sent acculée. Dans ce contexte, les négociations de Davos prennent une dimension existentielle. Il ne s’agit pas seulement de tracer des frontières sur une carte ou de décider qui contrôle quelle centrale. Il s’agit de définir les règles du jeu pour les décennies à venir. Et de s’assurer que ces règles ne mènent pas à l’impensable.
Conclusion : L'heure des choix décisifs
Ce que Davos 2026 peut — ou ne peut pas — changer
Le Forum économique mondial de Davos 2026 ne réglera pas la guerre en Ukraine. Personne n’est assez naïf pour le croire. Mais il peut marquer un tournant. Si Trump et Zelensky parviennent à signer les documents sur les garanties de sécurité, ce serait un signal fort envoyé à Moscou : l’Ukraine ne sera pas abandonnée. Si les négociations échouent, ou si Zelensky repart les mains vides, le message sera tout autre. Et Poutine continuera de bombarder, convaincu que le temps joue en sa faveur.
La condition posée par Zelensky — pas de rencontre sans résultats concrets — est un pari risqué. Trump n’aime pas qu’on lui dicte les termes d’une négociation. Mais le président ukrainien n’a plus le luxe de la complaisance. Son pays gèle. Son peuple souffre. Ses alliés tergiversent. Il a besoin de victoires diplomatiques tangibles pour continuer à résister. Et si cela signifie poser des conditions à l’homme le plus puissant du monde, alors soit. La dignité a un prix. Zelensky semble prêt à le payer.
Quelque part en Ukraine, à cet instant précis, une mère serre ses enfants contre elle dans un appartement sans chauffage. Elle ne sait pas ce qui se passe à Davos. Elle ne connaît pas les subtilités des plans de paix en 20 points. Elle sait juste qu’il fait froid, que le courant peut couper à tout moment, et que le bruit des drones la réveille chaque nuit. C’est pour elle que Zelensky pose ses conditions. C’est pour elle que ces négociations doivent aboutir. Pas pour les caméras. Pas pour les communiqués de presse. Pour les millions de gens ordinaires qui attendent que quelqu’un, quelque part, décide enfin de mettre fin à leur calvaire.
L’avenir se joue maintenant
Les prochains jours seront décisifs. Les équipes de négociation continuent de travailler à Davos. Trump doit rencontrer des leaders mondiaux et des chefs d’entreprise. L’envoyé de Poutine rôde dans les couloirs. Et Zelensky attend, conditionnel mais déterminé. La question n’est plus de savoir si la guerre finira, mais comment. Avec quelles garanties. À quel prix. Et pour qui. L’Ukraine a montré qu’elle pouvait résister. Il reste à prouver que le monde est capable de lui offrir une paix durable. Pas une pause. Pas un répit. Une vraie paix. Celle qui permet de reconstruire, de guérir, de vivre.
Le thème officiel de Davos 2026 est « Un esprit de dialogue ». Belle formule. Reste à voir si les actes suivront les mots. Si les documents seront signés. Si les garanties seront données. Et si, quelque part dans un appartement glacé de Kiev, une mère pourra enfin dire à ses enfants que le pire est derrière eux. C’est ça, l’enjeu de Davos. Pas les cocktails. Pas les discours. Des vies. Des millions de vies. Suspendues aux décisions de quelques hommes dans une station de ski suisse.
Encadré de transparence du chroniqueur
Positionnement éditorial
Je ne suis pas journaliste, mais chroniqueur et analyste. Mon expertise réside dans l’observation et l’analyse des dynamiques géopolitiques, économiques et stratégiques qui façonnent notre monde. Mon travail consiste à décortiquer les stratégies politiques, à comprendre les mouvements économiques globaux, à contextualiser les décisions des acteurs internationaux et à proposer des perspectives analytiques sur les transformations qui redéfinissent nos sociétés.
Je ne prétends pas à l’objectivité froide du journalisme traditionnel, qui se limite au rapport factuel. Je prétends à la lucidité analytique, à l’interprétation rigoureuse, à la compréhension approfondie des enjeux complexes qui nous concernent tous. Mon rôle est de donner du sens aux faits, de les situer dans leur contexte historique et stratégique, et d’offrir une lecture critique des événements.
Méthodologie et sources
Ce texte respecte la distinction fondamentale entre faits vérifiés et analyses interprétatives. Les informations factuelles présentées proviennent exclusivement de sources primaires et secondaires vérifiables.
Sources primaires : communiqués officiels des gouvernements et institutions internationales, déclarations publiques des dirigeants politiques, rapports d’organisations intergouvernementales, dépêches d’agences de presse internationales reconnues (Reuters, Associated Press, Agence France-Presse).
Sources secondaires : publications spécialisées, médias d’information reconnus internationalement, analyses d’institutions de recherche établies (Al Jazeera, Euronews, NPR, Kyiv Post, NBC News, The Hill, Radio Free Europe).
Nature de l’analyse
Les analyses, interprétations et perspectives présentées dans les sections analytiques de cet article constituent une synthèse critique et contextuelle basée sur les informations disponibles, les tendances observées et les commentaires d’experts cités dans les sources consultées. Toute évolution ultérieure de la situation pourrait naturellement modifier les perspectives présentées ici.
Sources
Sources primaires
Ukrinform – Zelensky sets condition for meeting with Trump in Davos – 20 janvier 2026
World Economic Forum – Davos 2026 Annual Meeting Official Program – janvier 2026
Nations Unies – Briefing du Conseil de sécurité sur l’Ukraine – 13 janvier 2026
Ministère de l’Énergie de l’Ukraine – Communiqués sur les attaques énergétiques – janvier 2026
Sources secondaires
Al Jazeera – Ukraine scrambling for energy as Russian strikes hit infrastructure – 16 janvier 2026
Euronews – Putin’s envoy to crash Davos amid Trump-Zelenskyy deal talks – 19 janvier 2026
NPR – The U.S. offers Ukraine a 15-year security guarantee – 29 décembre 2025
NBC News – Zelenskyy says U.S. security guarantees document set to be finalized – 8 janvier 2026
Kyiv Post – Zelensky’s A-Team to Arrive in Miami – 17 janvier 2026
The Hill – Who is attending the World Economic Forum in Davos – 20 janvier 2026
Radio Free Europe – Ukraine’s Allies Pledge Robust Security Guarantees – 7 janvier 2026
CNBC – Trump is going to Davos — here are the big names who aren’t – 19 janvier 2026
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