Zelensky choisit son peuple plutôt que les salons dorés
Pendant que Witkoff et Dmitriev échangeaient des amabilités dans les Alpes suisses, le président Volodymyr Zelensky était ailleurs. Pas à Davos. En Ukraine. Dans son pays bombardé. La nuit précédente, la Russie avait lancé une nouvelle attaque massive contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes. Des missiles balistiques avaient visé les sous-stations alimentant les centrales nucléaires. À Kyiv, près de 6 000 immeubles — la moitié du parc résidentiel de la capitale — s’étaient retrouvés sans chauffage. Par des températures glaciales.
« Je choisis l’Ukraine« , a déclaré Zelensky aux journalistes le 20 janvier. « Sans aucun doute, je choisis l’Ukraine plutôt que le forum économique. » Une phrase simple. Une phrase qui dit tout. Pendant que d’autres négocient son avenir dans des salons climatisés, lui reste avec son peuple dans le froid.
Une délégation ukrainienne était bien présente à Davos: Kyrylo Budanov, chef du bureau présidentiel, Rustem Umerov, secrétaire du Conseil de sécurité nationale, et David Arakhamia, leader de la faction parlementaire de Zelensky. Ils ont rencontré les conseillers à la sécurité nationale de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni. Mais pas les Américains qui parlaient aux Russes. Pas au même moment. Pas dans la même pièce.
Il y a quelque chose de profondément indécent dans cette configuration. On parle de l’Ukraine. On décide pour l’Ukraine. On négocie sur l’Ukraine. Mais l’Ukraine n’est pas là. C’est comme organiser un procès sans l’accusé. Ou plutôt, sans la victime. Car ne nous y trompons pas: dans cette guerre, il y a un agresseur et un agressé. Il y a celui qui a envahi et celui qui se défend. Et c’est celui qui se défend qu’on met à l’écart des discussions sur son propre sort.
Le silence assourdissant de Washington après Miami
Quelques jours plus tôt, le 18 janvier, une délégation ukrainienne s’était rendue à Miami pour signer deux documents cruciaux avec les États-Unis: des garanties de sécurité contraignantes pour Kyiv et un cadre de 800 milliards de dollars pour la reconstruction et la prospérité d’après-guerre. Zelensky avait exprimé son optimisme, espérant que ces documents seraient finalisés en marge du Forum de Davos.
Mais après Miami, le silence. Un silence « conspicuous« , comme l’a noté le Kyiv Post. Aucune annonce américaine. Aucune déclaration. Aucune reconnaissance publique des discussions. Pendant que la délégation ukrainienne parlait de « consultations substantielles » sur les réseaux sociaux, Washington restait muet. Comme si ces pourparlers n’avaient jamais eu lieu. Comme si l’Ukraine n’existait pas.
Et puis, quelques jours plus tard, les envoyés de Trump rencontraient ceux de Poutine. Et là, soudain, les mots revenaient. « Très positif. » « Constructif. » Pour Moscou, les portes s’ouvrent. Pour Kyiv, elles restent closes.
Un million de victimes, et on parle de "dialogue constructif"
Les chiffres qui hurlent dans le silence diplomatique
Pendant que les diplomates échangent des politesses à Davos, la guerre continue. Et elle tue. Selon les États-Unis, un total d’un million d’hommes — russes et ukrainiens confondus — ont été tués ou blessés depuis le début du conflit. Un million. C’est la population de Marseille. C’est plus que celle de San Francisco. C’est l’équivalent de la population entière du Luxembourg et du Monténégro réunis.
Ni Moscou ni Kyiv ne publient leurs pertes réelles. Mais les estimations font froid dans le dos. En 2025, la Russie aurait perdu plus de 400 000 hommes — tués ou blessés — pour conquérir 0,8% du territoire ukrainien supplémentaire. 400 000 vies pour quelques centaines de kilomètres carrés de terre brûlée. Le nouveau ministre ukrainien de la Défense, Mykhailo Fedorov, a déclaré viser « 50 000 Russes tués par mois« . Le mois dernier, ce chiffre était de 35 000, « vérifiés par vidéo« , selon lui.
Ces chiffres sont vertigineux. Ils dépassent l’entendement. Et pourtant, ils ne sont que des statistiques. Derrière chaque unité, il y a un nom. Une famille. Des parents qui attendent un fils qui ne reviendra pas. Une femme qui regarde son téléphone en espérant un message qui n’arrivera jamais. Des enfants qui grandissent sans père.
Un million. Je répète ce chiffre et il ne veut rien dire. Il est trop grand. Trop abstrait. Alors je pense à un seul. Un soldat. Vingt-trois ans peut-être. Il avait une mère qui l’appelait tous les dimanches. Il avait une copine qui l’attendait. Il avait des rêves, des projets, une vie devant lui. Et maintenant il n’est plus qu’une ligne dans un tableau Excel. Une unité dans le million. Et quelque part, à Davos, des hommes en costume parlent de « dialogue constructif » en sirotant leur café.
2025: l’année la plus meurtrière pour les civils ukrainiens
Les chiffres de l’ONU sont sans appel. 2025 a été l’année la plus meurtrière pour les civils ukrainiens depuis 2022, l’année de l’invasion. 2 514 morts. 12 142 blessés. Une augmentation de 31% par rapport à l’année précédente. La grande majorité de ces victimes se trouvaient en territoire contrôlé par le gouvernement ukrainien, frappées par les forces armées russes.
« L’utilisation élargie des drones à courte portée a rendu de nombreuses zones proches de la ligne de front effectivement inhabitables« , a déclaré Danielle Bell, cheffe de la mission de surveillance de l’ONU. « En 2025, de nombreuses personnes qui avaient enduré des années d’hostilités ont finalement été contraintes de quitter leur foyer. »
Les personnes âgées sont particulièrement touchées. Celles qui refusaient de partir. Celles qui disaient « c’est ma maison, je reste« . Celles qui pensaient que le pire était passé. Elles se sont retrouvées prises au piège, dans des villages transformés en zones de guerre, sous le feu des drones qui ne font pas de distinction entre un soldat et une grand-mère qui nourrit ses poules.
La Russie contrôle 19% de l'Ukraine et en veut davantage
La réalité du terrain: une conquête sanglante
Aujourd’hui, la Russie contrôle environ 19% du territoire ukrainien. Cela inclut la péninsule de Crimée, annexée en 2014, la majeure partie de la région du Donbas à l’est, une grande partie des régions de Kherson et de Zaporizhzhia au sud, ainsi que des portions de quatre autres régions. Moscou affirme que la Crimée, le Donbas, Kherson et Zaporizhzhia font désormais partie de la Russie. L’Ukraine refuse catégoriquement cette annexion. La quasi-totalité de la communauté internationale également.
En 2025, les forces russes ont progressé de 12 à 17 kilomètres carrés par jour en moyenne. Une avancée lente, sanglante, mais constante. Chaque mètre gagné est payé en vies humaines. Chaque village conquis est un village détruit. La stratégie russe n’a pas changé: submerger l’ennemi par le nombre, accepter des pertes colossales, avancer coûte que coûte.
Et pendant ce temps, à Davos, on parle de « réalités du terrain« . C’est le terme qu’utilise Vladimir Poutine. Il veut une paix « basée sur les réalités du terrain« . Traduction: il veut garder ce qu’il a pris. Il veut que l’invasion soit récompensée. Il veut que le crime paie.
Les exigences russes: un cessez-le-feu qui n’en est pas un
Ces derniers mois, la Russie a rejeté à plusieurs reprises l’idée d’un cessez-le-feu le long des lignes de front actuelles. Elle a également refusé le plan européen de déploiement d’une force multinationale de maintien de la paix en Ukraine après la guerre. Moscou veut plus. Toujours plus.
Le Kremlin accuse les dirigeants européens de vouloir « saboter les pourparlers de paix » en introduisant des conditions qu’ils savent inacceptables pour la Russie. C’est le monde à l’envers. L’agresseur se pose en victime. L’envahisseur se plaint qu’on lui mette des bâtons dans les roues. Et certains, apparemment, trouvent cela « constructif« .
Poutine présente cette guerre comme un « moment charnière » dans les relations avec l’Occident. Selon lui, la Russie a été « humiliée » après la chute de l’Union soviétique en 1991, par l’élargissement de l’OTAN et l’empiètement sur ce qu’il considère comme la « sphère d’influence » de Moscou. L’Ukraine, dans cette vision, n’est pas un pays souverain. C’est un pion. Une zone tampon. Une propriété russe égarée qu’il faut récupérer.
La « sphère d’influence » de Moscou. J’entends cette expression et je pense aux Ukrainiens. À ces millions de personnes qui ont choisi, démocratiquement, de se tourner vers l’Europe. Qui ont manifesté sur le Maïdan en 2014. Qui ont payé ce choix de leur sang. Leur pays n’appartient pas à Poutine. Il ne lui a jamais appartenu. Et aucune négociation à Davos, aussi « constructive » soit-elle, ne changera cette réalité.
Trump, Poutine et le Groenland: quand l'Ukraine passe au second plan
La crise du Groenland éclipse la guerre en Ukraine
Ironie cruelle de l’histoire: pendant que les envoyés de Trump et Poutine discutaient de l’Ukraine à Davos, le sujet qui dominait les conversations au Forum économique mondial n’était pas la guerre. C’était le Groenland. Les menaces de Donald Trump d’annexer ce territoire autonome danois ont provoqué une crise majeure au sein de l’OTAN. Les dirigeants européens sont furieux. Les relations transatlantiques sont au plus bas.
Et la Russie? Elle jubile. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que Trump « entrerait dans l’histoire » en annexant le Groenland. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a célébré avec un sourire à peine dissimulé la réduction des « perspectives de préservation de l’OTAN en tant que bloc militaro-politique occidental unifié« .
Pendant que l’Occident se déchire sur une île arctique, l’Ukraine continue de brûler. Les missiles continuent de tomber. Les soldats continuent de mourir. Et l’attention du monde est ailleurs.
Trump accuse Zelensky de bloquer la paix
La semaine précédant la rencontre de Davos, Donald Trump avait désigné Volodymyr Zelensky comme l’obstacle principal à la paix. Selon le président américain, c’est Kyiv, et non Moscou, qui refuse de négocier. « Zelensky, pas Poutine, bloque un accord de paix en Ukraine« , avait-il déclaré à Reuters le 15 janvier.
Cette affirmation défie la logique. C’est la Russie qui a envahi. C’est la Russie qui refuse un cessez-le-feu sur les lignes actuelles. C’est la Russie qui exige de garder les territoires conquis. C’est la Russie qui bombarde les infrastructures civiles ukrainiennes chaque nuit. Mais pour Trump, le problème, c’est Zelensky.
L’Institute for the Study of War, un think tank basé à Washington, a une analyse différente: « Le Kremlin retarde le processus de paix depuis des mois afin de prolonger la guerre et d’atteindre les objectifs de guerre initiaux de la Russie par des moyens militaires. » En d’autres termes, Moscou ne veut pas la paix. Moscou veut la victoire. Et chaque jour de guerre supplémentaire est un jour de plus pour grignoter du terrain.
L'Europe sidérée, l'Ukraine abandonnée?
Les alliés européens relégués au rang de spectateurs
Les dirigeants européens observent la situation avec un mélange d’inquiétude et d’impuissance. Ils craignent que les États-Unis ne poussent l’Ukraine à accepter des concessions territoriales. Ils redoutent d’être mis à l’écart des négociations. Ils voient leur allié américain se rapprocher de leur ennemi russe. Et ils ne peuvent rien faire.
À Davos, les Européens ont tenté de faire bonne figure. Ils ont parlé de « fermeté« , de « soutien indéfectible » à l’Ukraine. Mais les mots sonnent creux quand les actes ne suivent pas. L’Ukraine a besoin de milliards de dollars d’armement américain. Elle a besoin de systèmes de défense aérienne. Elle a besoin de missiles Patriot PAC-3. Et pendant que l’Europe se dispute avec Washington sur le Groenland, ces livraisons sont en suspens.
Zelensky a réitéré son appel à la création d’une armée européenne commune d’au moins trois millions de soldats. « La Russie prévoit d’avoir une armée de 2 à 2,5 millions de personnes d’ici 2030« , a-t-il averti. « Une armée européenne doit pouvoir répondre. Elle ne doit pas être inférieure à 3 millions. » Un appel qui, pour l’instant, reste sans réponse concrète.
Je regarde l’Europe et je vois un continent paralysé. Paralysé par ses divisions. Paralysé par sa dépendance aux États-Unis. Paralysé par sa peur de l’escalade. Pendant ce temps, l’Ukraine se bat seule. Pas totalement seule, certes. Mais de plus en plus seule. Et je me demande: quand l’Europe comprendra-t-elle que cette guerre n’est pas seulement celle de l’Ukraine? Que si Kyiv tombe, c’est toute l’architecture de sécurité européenne qui s’effondre?
La menace nucléaire plane toujours
Dans ce contexte déjà sombre, une nouvelle menace émerge. Selon les services de renseignement ukrainiens (HUR), la Russie chercherait à déconnecter les centrales nucléaires ukrainiennes du réseau électrique national. Une manœuvre qui pourrait provoquer une fusion du cœur des réacteurs. Un nouveau Tchernobyl. Volontaire cette fois.
L’attaque du 20 janvier visait précisément les sous-stations alimentant ces centrales. La centrale de Tchernobyl a temporairement perdu son alimentation externe avant d’être reconnectée au réseau. À la centrale de Zaporizhzhia, occupée par les forces russes depuis 2022, des équipes ukrainiennes ont commencé des réparations « cruciales » sur une ligne de secours, sous la supervision de l’AIEA et dans le cadre d’un cessez-le-feu local.
Le spectre nucléaire plane sur cette guerre depuis le premier jour. Mais il n’a jamais été aussi présent. Aussi concret. Aussi terrifiiant.
Et maintenant? Les questions qui hantent
Un plan de paix à 90% prêt, mais pour quelle paix?
Kyiv affirme que le plan de paix américain est « prêt à 90%« . Mais que contiennent ces 90%? Et surtout, que contiennent les 10% restants? Les points de friction sont connus: le sort des régions partiellement occupées de Donetsk et Zaporizhzhia, les garanties de sécurité pour l’Ukraine, le statut de la Crimée, l’adhésion à l’OTAN.
Zelensky a déclaré que les négociations n’étaient pas dans une « impasse« . « Le travail sur les documents se poursuit. Les discussions sont constantes. » Mais il a aussi posé une condition: « Les rencontres avec l’Amérique doivent toujours se terminer par des résultats concrets pour renforcer l’Ukraine ou pour se rapprocher de la fin de la guerre. »
Des résultats concrets. C’est tout ce que demande l’Ukraine. Pas des mots. Pas des promesses. Des actes. Des armes. Des garanties. Une place à la table des négociations. Est-ce trop demander?
Les questions sans réponse
Combien de temps encore? Combien de morts supplémentaires avant qu’on trouve une solution? Combien d’hivers sans chauffage? Combien d’enfants traumatisés? Combien de villes rasées?
Et surtout: qui décide? Qui a le droit de décider du sort de 45 millions d’Ukrainiens? Donald Trump depuis Mar-a-Lago? Vladimir Poutine depuis le Kremlin? Ou les Ukrainiens eux-mêmes, qui se battent depuis bientôt quatre ans pour leur liberté?
À Davos, on a parlé de l’Ukraine pendant deux heures. Sans l’Ukraine. On a qualifié ces discussions de « constructives« . On a évoqué la « justesse de la position russe« . Et pendant ce temps, à Kyiv, une mère serrait son enfant contre elle dans un abri anti-aérien, en attendant que les sirènes se taisent.
Je termine cet article et je ne sais pas quoi penser. Je ne sais pas quoi espérer. Je vois un monde où l’agresseur est reçu avec les honneurs pendant que la victime gèle dans le noir. Un monde où « constructif » signifie « on s’arrange entre grandes puissances ». Un monde où la souveraineté d’un peuple se négocie dans des salons feutrés, loin des bombes et des larmes. Ce monde me révolte. Et je refuse de m’y habituer.
Ce que Davos révèle sur l'état du monde
La diplomatie des puissants, le silence des victimes
Cette rencontre de Davos n’est pas qu’un épisode diplomatique parmi d’autres. Elle est le symptôme d’un ordre mondial en mutation. Un ordre où les grandes puissances négocient entre elles, par-dessus la tête des peuples concernés. Un ordre où l’agresseur et le médiateur se retrouvent du même côté de la table. Un ordre où la victime attend dehors, dans le froid.
La Russie a envahi un pays souverain. Elle a violé le droit international. Elle a commis des crimes de guerre documentés. Et quatre ans plus tard, son émissaire est reçu à Davos, dans le pavillon américain, pour des discussions « très positives« . Quelque chose s’est brisé. Quelque chose qui ne se réparera pas facilement.
Les dirigeants européens le savent. Ils le sentent. Mais ils sont pris au piège de leur propre faiblesse. Dépendants des États-Unis pour leur sécurité, ils ne peuvent que regarder Washington se rapprocher de Moscou. Impuissants. Sidérés. Terrifiés, peut-être, par ce que cela signifie pour leur propre avenir.
L’Ukraine, test de notre humanité collective
Cette guerre est un test. Un test pour l’Europe. Un test pour l’Occident. Un test pour l’humanité tout entière. Allons-nous laisser un pays être dévoré parce que c’est plus « constructif » de s’entendre avec l’agresseur? Allons-nous sacrifier les principes sur l’autel du pragmatisme? Allons-nous regarder ailleurs pendant que des millions de personnes souffrent?
L’Ukraine ne demande pas qu’on se batte à sa place. Elle demande les moyens de se défendre. Elle demande d’être entendue. Elle demande une place à la table où se décide son avenir. Est-ce vraiment trop?
À Davos, le 20 janvier 2026, deux hommes ont parlé pendant deux heures. Ils ont qualifié leur échange de « constructif« . Et quelque part en Ukraine, une sirène a retenti. Une bombe est tombée. Une vie s’est éteinte. Le monde a continué de tourner.
Mais certains d’entre nous refusent d’oublier. Refusent de se taire. Refusent d’accepter que « constructif » devienne synonyme de capitulation. Car si l’Ukraine tombe, ce n’est pas seulement un pays qui disparaît. C’est l’idée même que le droit peut l’emporter sur la force. Et cette idée, elle vaut la peine d’être défendue. Jusqu’au bout.
Sources:
The Kyiv Independent, « Trump, Putin envoys call Davos talks on Ukraine ‘very positive,’ and ‘constructive' », 21 janvier 2026
Reuters, « Trump and Putin envoys say Davos meeting on Ukraine was ‘very positive’ and ‘constructive' », 20 janvier 2026
Kyiv Post, « Russian Envoy Claims ‘Constructive’ Peace Talks With US in Davos », 20 janvier 2026
The Kyiv Independent, « ‘I choose Ukraine’ — Zelensky cancels trip to Davos following another mass Russian attack », 20 janvier 2026
Reuters, « Civilian casualties in Ukraine up sharply in 2025, UN monitor says », 12 janvier 2026
UN Human Rights Monitoring Mission in Ukraine, rapport mensuel, janvier 2026
Al Jazeera, « Over 400,000 Russians killed, wounded for 0.8 percent of Ukraine in 2025 », 2 janvier 2026
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