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Huit nations islamiques rallient le Conseil de la Paix de Trump : le monde musulman choisit l’Amérique pour reconstruire Gaza
Crédit: Adobe Stock

Le Qatar : de médiateur à participant

Le Qatar occupe une place particulière dans cette coalition. Cet émirat du Golfe, qui a joué un rôle crucial de médiateur dans les négociations pour le cessez-le-feu à Gaza, passe désormais de l’autre côté de la table. En rejoignant le Conseil de la Paix, Doha s’engage activement dans la reconstruction du territoire palestinien — une tâche qui nécessitera des milliards de dollars d’investissement. Le Qatar, avec ses immenses réserves financières issues du gaz naturel, est bien placé pour jouer ce rôle.

Mais l’adhésion qatarie comporte aussi des risques. Le Qatar a longtemps été perçu comme un soutien du Hamas, hébergeant certains de ses dirigeants et finançant des projets dans la bande de Gaza. En rejoignant un Conseil qui inclut Israël et qui est présidé par Trump — pas exactement un ami du mouvement islamiste — Doha prend ses distances avec cette image. C’est peut-être le prix à payer pour avoir une place à la table des décisions. C’est certainement un calcul que l’émir a longuement pesé.

Le Qatar a bâti sa réputation sur la médiation. En rejoignant le Conseil de la Paix, il mise désormais sur l’action.

La Turquie : Erdogan choisit le pragmatisme

L’adhésion de la Turquie est peut-être la plus surprenante de toutes. Le président Recep Tayyip Erdogan a été l’un des critiques les plus virulents de la politique israélienne à Gaza. Il a comparé Netanyahu à Hitler. Il a rompu les relations commerciales avec Israël. Il a multiplié les déclarations incendiaires contre le soutien américain à l’État hébreu. Et pourtant, le voilà qui rejoint une initiative de Trump aux côtés de ce même Israël.

Ce retournement s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, la Turquie a des intérêts économiques majeurs dans la région. La reconstruction de Gaza représente des contrats de plusieurs milliards de dollars pour les entreprises turques du BTP. Ensuite, Ankara cherche à améliorer ses relations avec Washington, dégradées ces dernières années par les achats de missiles russes et le rapprochement avec Moscou. Enfin, Erdogan est un pragmatique. Il sait que protester depuis l’extérieur ne change rien. Être à l’intérieur du Conseil lui donne une voix pour défendre la cause palestinienne.

L’Égypte et la Jordanie : les voisins incontournables

L’adhésion de l’Égypte et de la Jordanie était presque inévitable. Ces deux pays partagent des frontières avec Israël et les territoires palestiniens. Ils ont été directement affectés par le conflit à Gaza — l’Égypte par les pressions pour ouvrir le passage de Rafah, la Jordanie par l’afflux de réfugiés potentiel. Ils ont tous deux signé des traités de paix avec Israël il y a des décennies. Pour eux, le Conseil de la Paix n’est pas une rupture mais une continuité.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi voit dans le Conseil une opportunité de renforcer le rôle de l’Égypte comme acteur central de la politique régionale. Le Caire a toujours ambitionné d’être le pont entre le monde arabe et l’Occident. Le Conseil de la Paix lui offre une plateforme pour jouer ce rôle. Quant à la Jordanie, pays fragile coincé entre des voisins puissants, elle n’a tout simplement pas le luxe de rester en dehors d’une initiative qui façonnera l’avenir de la région.

L’Égypte et la Jordanie n’avaient pas vraiment le choix. Quand on vit à côté du feu, on ne peut pas se permettre d’ignorer ceux qui tentent de l’éteindre.

L’Arabie saoudite et les Émirats : les puissances financières

L’adhésion de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis apporte au Conseil de la Paix ce dont il a le plus besoin : de l’argent. Beaucoup d’argent. Ces deux monarchies du Golfe disposent de fonds souverains colossaux, accumulés grâce aux décennies de revenus pétroliers. La reconstruction de Gaza — estimée à des dizaines de milliards de dollars — ne peut pas se faire sans leur participation financière. Trump le sait. C’est probablement pourquoi leur adhésion était une condition préalable au lancement du Conseil.

Pour l’Arabie saoudite, rejoindre le Conseil s’inscrit dans la stratégie de Vision 2030 du prince héritier Mohammed ben Salmane. Cette stratégie vise à diversifier l’économie saoudienne et à projeter une image moderne et réformiste du royaume. Participer à la reconstruction de Gaza sous leadership américain renforce cette image. Pour les Émirats, qui ont déjà normalisé leurs relations avec Israël via les accords d’Abraham, le Conseil est une extension logique de cette politique d’ouverture.

Le Pakistan et l’Indonésie : les géants démographiques

L’adhésion du Pakistan et de l’Indonésie donne au Conseil de la Paix une dimension véritablement mondiale. Ces deux pays, à eux seuls, représentent plus de 500 millions de musulmans. Leur participation signifie que l’initiative de Trump n’est pas seulement une affaire moyen-orientale. C’est une entreprise qui concerne l’ensemble du monde islamique, de Karachi à Jakarta.

Pour le Pakistan, l’adhésion est particulièrement significative. Ce pays, puissance nucléaire et rival historique de l’Inde, a toujours été un fervent défenseur de la cause palestinienne. Rejoindre un Conseil qui inclut Israël représente un virage important. Mais Islamabad a ses propres calculs. Le Pakistan cherche à se rapprocher des États-Unis après des années de tensions liées à l’Afghanistan. Le Conseil de la Paix offre une opportunité de réparation. Quant à l’Indonésie, sa participation renforce sa stature de puissance régionale responsable, capable de s’engager sur les grands dossiers internationaux au-delà de son voisinage immédiat.

Avec le Pakistan et l’Indonésie, le Conseil de la Paix devient véritablement global. Trump n’a pas seulement uni le Moyen-Orient. Il a uni le monde musulman.

Sources

Sources primaires

India Today – 8 Islamic nations agree to join Trump Board of Peace – 22 janvier 2026
Dawn – Pakistan, 7 Muslim countries announce decision to join Trump’s Board of Peace – 21 janvier 2026
Tribune India – 8 Islamic countries agree to join Trump’s Board of Peace – 22 janvier 2026

Sources secondaires

Al Jazeera – Trump’s board of peace: Who has joined, who hasn’t and why – 21 janvier 2026
CBS News – As many as 25 nations have signed onto Trump’s Board of Peace – 21 janvier 2026
NPR – Countries invited to join Trump’s Board of Peace react with apprehension – 21 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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