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Huit nations islamiques rejoignent le Conseil de la Paix de Trump : l’Europe humiliée reste sur le banc de touche
Crédit: Adobe Stock

Le Pakistan, l’Égypte, la Jordanie : le cœur du monde arabe s’aligne

Commençons par les trois premières nations qui ont officiellement confirmé leur participation. Le Pakistan, puissance nucléaire de 230 millions d’habitants, pivot stratégique entre le monde arabe et l’Asie du Sud. L’Égypte, gardienne du canal de Suez, nation la plus peuplée du monde arabe avec ses 105 millions d’habitants, acteur incontournable de tout processus de paix au Moyen-Orient. La Jordanie, petit royaume hachemite mais géant diplomatique, seul pays arabe avec l’Égypte à avoir signé un traité de paix durable avec Israël. Ces trois nations ont choisi Trump. Pas Macron. Pas l’ONU. Pas l’Union Européenne. Trump.

Leurs ministres des Affaires étrangères ont publié une déclaration commune qui mérite d’être lue attentivement. Ils parlent de « nouvelle ère de coopération », de « mécanisme efficace pour la reconstruction de Gaza », de « dépassement des blocages institutionnels traditionnels ». En d’autres termes, ils disent ce que tout le monde pense tout bas depuis des années : les instances internationales actuelles ne fonctionnent pas. Le système onusien est grippé. Il faut essayer autre chose. Et cet « autre chose », c’est Trump qui le propose. Lui, l’homme que l’élite mondiale adore détester. Lui, le prétendu isolationniste qui serait incapable de diplomatie. Lui, qui vient de réussir en quelques semaines ce que des décennies de diplomatie traditionnelle n’ont jamais accompli.

Les Émirats, l’Arabie Saoudite, le Qatar : les pétrodollars changent de camp

Mais le véritable coup de théâtre vient du Golfe. Les Émirats Arabes Unis, déjà signataires des Accords d’Abraham sous le premier mandat de Trump, étaient attendus. Ce qui l’était moins, c’est l’annonce simultanée de l’Arabie Saoudite et du Qatar. Ces deux monarchies du Golfe, qui se sont affrontées pendant des années dans une guerre froide régionale intense, qui ont rompu leurs relations diplomatiques, qui ont érigé des murs économiques l’une contre l’autre — les voilà aujourd’hui membres du même conseil, assis côte à côte sous la présidence de Trump. Si quelqu’un avait prédit cela il y a cinq ans, on l’aurait fait interner.

Mohammed ben Salmane — MBS — n’a pas pris cette décision à la légère. Le prince héritier saoudien est un calculateur froid, un pragmatiste absolu. S’il rejoint le Conseil de la Paix, c’est qu’il y voit un intérêt stratégique majeur pour son royaume. La normalisation avec Israël, suspendue depuis le 7 octobre 2023, pourrait reprendre sous ce nouveau format. Les investissements américains dans Vision 2030 pourraient s’accélérer. Et surtout, l’Arabie Saoudite se positionne comme un acteur central de la nouvelle architecture de sécurité régionale que Trump est en train de construire. Pendant que l’Europe boude dans son coin, Riyad prend des décisions stratégiques.

Il y a quelque chose de profondément satisfaisant à voir les experts se tromper aussi spectaculairement. Ces mêmes analystes qui nous expliquaient doctement que Trump était « toxique » pour le monde musulman, que sa politique était « islamophobe », que jamais aucun pays arabe ne travaillerait avec lui — où sont-ils maintenant? Huit nations islamiques majeures viennent de leur donner tort de la manière la plus éclatante possible. Pas avec des mots. Avec des actes. Avec des signatures officielles. Avec des engagements concrets. La réalité a cette fâcheuse tendance à ne pas se conformer aux prédictions des experts de plateau télé.

La Turquie et l’Indonésie : les géants démographiques s’engagent

Et puis il y a les deux mastodontes démographiques du monde musulman. La Turquie d’Erdogan, 85 millions d’habitants, membre de l’OTAN, pont entre l’Europe et l’Asie, acteur militaire majeur au Moyen-Orient et en Méditerranée orientale. L’Indonésie, 275 millions d’habitants, le plus grand pays musulman de la planète en termes de population, quatrième nation la plus peuplée au monde, puissance montante de l’Asie du Sud-Est. Ces deux pays ont souvent été en désaccord avec la politique américaine. Erdogan et Trump ont eu des relations tumultueuses. L’Indonésie a traditionnellement maintenu une distance prudente avec Washington sur les questions du Moyen-Orient.

Et pourtant, ils ont dit oui. Ils ont signé. Ils seront à la table. Pourquoi? Parce que Trump propose quelque chose de concret. Pas des conférences interminables qui ne mènent nulle part. Pas des résolutions non contraignantes que personne ne respecte. Un mécanisme de décision avec des membres identifiés, des responsabilités claires, des objectifs mesurables. La reconstruction de Gaza d’abord, puis potentiellement d’autres conflits. Un calendrier. Des financements. Des résultats attendus. C’est du Trump dans le texte : du business, de l’efficacité, des deals. Et manifestement, ça parle aux dirigeants du monde musulman bien plus que les grands discours humanitaires de l’Europe qui ne débouchent jamais sur rien de tangible.

Sources

Sources primaires

Al Jazeera – Qatar, Saudi Arabia among eight countries joining Trump’s ‘board of peace’ – 21 janvier 2026
Dawn – Pakistan, 7 Muslim countries announce decision to join Trump’s Board of Peace – 21 janvier 2026
CBS News – What to know about Trump’s « Board of Peace » as world leaders meet in Davos – 21 janvier 2026

Sources secondaires

NPR – Israel agrees to join Trump’s Board of Peace as some European nations say no – 21 janvier 2026
Straits Times – Pope Leo invited to join Trump’s ‘Board of Peace’, cardinal says – 21 janvier 2026
Bloomberg – Trump Wants Nations to Pay $1 Billion to Stay on His Peace Board – 17 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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