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Jour 1 427 : Kyiv gèle dans le noir pendant que Davos parle de paix
Crédit: Adobe Stock

Quand les frappes touchent l’impensable

Et puis il y a eu cette information qui a fait frissonner bien au-delà des frontières ukrainiennes. La centrale de Tchernobyl a perdu toute alimentation électrique externe. Tchernobyl. Ce nom qui résonne comme un avertissement depuis 1986. Ce lieu où repose, sous un sarcophage de béton et d’acier, le souvenir de la pire catastrophe nucléaire civile de l’histoire. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a confirmé que les frappes russes avaient touché plusieurs sous-stations « vitales pour la sécurité nucléaire ».

Le directeur général Rafael Grossi a lancé l’alerte. Les lignes électriques alimentant d’autres centrales nucléaires ukrainiennes ont également été impactées. L’Ukraine exploite quatre centrales nucléaires avec quinze réacteurs qui produisent habituellement la moitié de l’électricité du pays. Chacune d’entre elles est désormais une cible potentielle, un risque calculé dans l’équation macabre de cette guerre. Kyiv a rapidement annoncé que Tchernobyl avait été reconnectée au réseau, que les niveaux de radiation restaient normaux, que les systèmes de secours avaient fonctionné. Mais la question demeure, lancinante : jusqu’à quand ?

Le nucléaire comme arme de coercition

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Sybiha n’a pas mâché ses mots. Il a accusé la Russie d’utiliser « le risque nucléaire comme outil de coercition ». Une attaque « irresponsable » qui met en péril la sécurité nucléaire mondiale. L’Ukraine demande la convocation urgente du Conseil des gouverneurs de l’AIEA et l’exclusion de la Russie de cette instance. « Un État terroriste qui crée délibérément des risques pour la sécurité nucléaire n’a pas sa place là », a martelé Sybiha.

Il y a quelque chose de vertigineux à écrire ces lignes. Nous parlons de Tchernobyl. Du lieu qui a traumatisé une génération entière, qui a rendu des territoires inhabitables pour des siècles, qui a tué des milliers de personnes dans l’indifférence des statistiques officielles. Et nous parlons de frappes délibérées sur des infrastructures qui maintiennent ce monstre endormi sous contrôle. La Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre deux hauts responsables militaires russes pour ces attaques sur le réseau énergétique ukrainien. Elle a qualifié ces actes de crimes de guerre. Mais les mandats d’arrêt, ça ne réchauffe personne à -14°C.

Sources

Al Jazeera — « Russia-Ukraine war: List of key events, day 1,427 » — 21 janvier 2026

Euronews — « Almost half of Kyiv without heat and power as Russia batters Ukraine’s energy grid » — 20 janvier 2026

Reuters — « Trump and Putin envoys say Davos meeting on Ukraine was ‘very positive’ and ‘constructive' » — 20 janvier 2026

Newsweek — « Russia-Ukraine War: Nuclear Warning as Chernobyl Loses Power After Strikes » — 20 janvier 2026

AIEA — Déclaration du Directeur général Rafael Grossi — 20 janvier 2026

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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